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Frédéric la Combe (L. Lhündroup)

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> Bouddhisme > Entretiens


Que pouvons-nous apprendre du Covid ?

Par Frédéric la Combe (L. Lhündroup)

RESUME

Le propos de cet article est de montrer que le Coronas virus révèle la relation personnelle et collective que nous avons avec la vie et la mort et donc les enjeux spirituels et éthiques de la crise globale.
Cette question est abordée par un exemple tiré du roman de l’écrivain français Albert Camus, « La Peste » suggérant que « compréhension et amour » forment un point de convergence essentiel, entre notre tradition humaniste occidentale et les enseignements du Bouddha.

Le lecteur pourra sentir la richesse de ce double héritage, d’Orient d’Occident, pour éclairer les racines cognitives de la crise multiple que nous vivons aujourd’hui.

Pour être explicite et intégrer cette discussion dans la réflexion actuelle, nous citons des extraits de trois brillantes paroles éclairant le problème : celle du grand intellectuel humaniste et résistant de la deuxième guerre mondiale Edgar Morin, (qui aura 100 ans dans 90 jours !), celles de l’astrophysicien et poète écologiste Aurélien Barrau, et celle de Denys rinpoché maître de méditation et fondateur de la Buddha University. Pour conclure, l’article ouvre sur les espoirs de métamorphose intérieure et extérieure notamment à travers les oasis de vie qui fleurissent dans le monde.


LE COVID NOUS APPREND-IL QUELQUE CHOSE ?

Si tu ne l’espères pas, tu ne trouveras pas l’inespéré.
Héraclite

Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve.
Hölderlin

Que sais–je ?

Nous ne croyons pas ce que nous savons. Autrement dit, le virus du Covid nous apprend beaucoup de choses que nous feignons d’ignorer.
S’il fallait énoncer toutes les leçons du Covid, cela reviendrait sans doute à revisiter la condition humaine dans son ensemble et en particulier les fondements de notre civilisation moderne. De grands esprits l’ont déjà fait. Pour ce qui est de l’humaine condition, les voies spirituelles authentiques proposent de différentes façons des moyens salutaires. Le Bouddha, en ce qui nous concerne, indique le chemin de la libération. Quant à notre contexte contemporain, nombre de poètes ou philosophes lucides ont su mettre en garde ou dénoncer le péril des idéologies totalitaires religieuses ou laïques et les dérives du matérialisme consumériste. Alors que dire ? Rien de plus mais simplement partager quelques impressions et contribuer modestement à nourrir notre lien de fraternité face aux menaces et incertitudes de notre temps.

Avons-nous la peste ?

Les épidémies ont souvent été comprises comme des alarmes, rappelant la fragilité de notre existence et de nos systèmes sociaux que cela soit face à l’absolu, à Dieu ou à la réalité de l’impermanence, selon les points de vue. En ce sens, elles sont un aiguillon nous incitant à comprendre la relation que nous avons avec la mort qui naturellement révèle notre relation à la vie. Proche de nous, je pense notamment à l’œuvre d’Albert Camus qui sut faire de son roman, « La peste » une poignante leçon d’humanisme. Son génie met en avant l’éthique inhérente au cœur humain qui le pousse, envers et contre tout, à être solidaire et actif pour soulager la souffrance. Il affirme la valeur des vertus, la légitime aspiration au bonheur et la beauté de la dignité humaine face à la mort. Cela, sans faire appel à un système métaphysique ou idéologique. Le docteur Rieux, héros de « La peste », soigne et fait de son métier de guérir, un devoir d’homme. « Si je croyais en Dieu tout puissant, je cesserais de guérir les hommes, lui laissant alors ce soin », dit-il. Lorsqu’il demande à son ami Tarrou, dont ce n’est pas la profession, pourquoi il s’occupe des malades ? Celui-ci répond : « je ne sais pas, ma morale peut être », « et laquelle ? », rétorque Rieux, « la compréhension », répond Tarrou. Il en mourra.

Les noces d’un humanisme d’Orient et d’Occident

Comprendre et aimer, voilà toute l’histoire. La morale de Tarrou ne vient pas d’une autorité extérieure. Sa morale est celle de la « compréhension humaine ». C’est parce qu’il comprend la réalité humaine avec son cœur qu’il agit. Cette attitude agnostique, intelligente et en même temps altruiste jusqu’au sacrifice, nous montre qu’il y a dans l’humanisme Occidental une très riche source de connivence avec l’enseignement éthique du Bouddha dont la source est aussi la « compréhension ». Même si par ailleurs, la « Raison » opposée à la « Foi religieuse » pousse Camus jusqu’à faire de l’absurde la philosophie post moderne par excellence et « l’homme révolté » son héraut, le Dharma qui réconcilie la raison et son dépassement, sans recourir au joker monothéiste, ne serait-il pas la réponse à l’abime métaphysique ouvert par l’auteur de « L’étranger » ? Meursault, l’étranger suicidaire du roman éponyme, est étranger à lui-même car il ne se connait pas, il ne connait pas la nature de son esprit. Il meurt sot ! Cette méditation, que l’on ne développera pas ici, est un aspect intéressant de la rencontre du Dharma avec l’Occident.

Mais, ce qui nous importe présentement, est qu’au-delà des croyances ou de leur absence, bouddhistes et humanistes se retrouvent autour des valeurs humaines fondamentales. Pourquoi ? Parce qu’elles font partie de notre caractère d’homo sapiens et sont donc universelles. Matthieu Ricard, dans son ouvrage « Plaidoyer pour l’altruisme, la force de la bienveillance », l’a bien montré. Le grand médecin, comme on appelle parfois le Bouddha, ne nous dit pas autre chose, même s’il va plus loin. Le Bhagavan, le Bienheureux, ajoute à l’éthique humaniste une sagesse primordiale qui n’est pas fondée sur la croyance mais sur l’expérience et qui vient de la connaissance ou compréhension et de l’expérience de la nature de l’esprit même.

Le Bouddha, le Connaissant, ne nous dit pas que nous pouvons supprimer la souffrance, la maladie, la vieillesse et la mort mais que nous avons la capacité de nous libérer de son asservissement en réalisant, grâce à la contemplation, la vacuité du soi qui souffre. Cette expérience de l’éveil du Bouddha est aussi celle de la libération de l’ignorance fondamentale et de l’aveuglement de l‘intelligence sous toutes ses formes. Ce qui n’est pas sans lien avec la constatation d’Albert Camus : « Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l’ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté si elle n’est pas éclairée. Les hommes sont plutôt bons que mauvais et en vérité ce n’est pas la question. Mais ils ignorent plus ou moins, et c’est ce qu’on appelle vertu ou vice, le vice le plus désespérant étant celui de l’ignorance qui croit tout savoir et qui s’autorise alors à tuer. L’âme du meurtrier est aveugle et il n’y a pas de vraie bonté ni de bel amour sans toute la clairvoyance possible ».

Quatre réalités de type médical

Quel rapport avec ce que nous pouvons apprendre de la pandémie ? Un rapport axiologique, c’est-à-dire ayant trait aux valeurs qui structurent et animent notre perception de nous-même et notre mode de vie. Si nous sommes sincères, nous apprenons que face à la réalité de l’impermanence, de la souffrance et des gesticulations égotiques avides ou aveugles des pouvoirs personnels et institutionnels, nous avons la liberté de puiser dans les valeurs humaines qui sont présentes dans notre héritage et dans notre cœur. Nous avons aussi la bonne fortune de pouvoir transformer l’ignorance et ses passions destructrices en plongeant dans les sources primordiales des enseignements du Bouddha qui éclairent d’une clarté éblouissante, les racines intemporelles de l’expérience humaine et donne les moyens de réaliser son potentiel le meilleur, ici et maintenant.

A l’heure de la pandémie, nous pouvons nous rappeler l’actualité du paradigme médical des quatre nobles vérités du Bouddha, non pas pour se substituer à la science, mais pour renouveler notre expérience de la vie à la lumière de la connaissance de soi. Ces vérités sont surtout des réalités : la souffrance, la cause de la souffrance, la santé et la voie qui est le remède permettant de réaliser la santé. En les comprenant comme telles, les quatre nobles réalités peuvent nous aider à reconnaître la réalité de la souffrance, et nous convaincre d’en transformer les causes ; elles peuvent nous rappeler vivement la réalité de la santé fondamentale et le fait que nous sommes sains avant d’être malades ; enfin, la réalité de la voie peut nous donner la confiance nécessaire pour appliquer le remède et rétablir cette santé originelle qui est aussi harmonie, bonheur et liberté.

Un virus révélateur de maux plus profonds

D’une façon plus contextuelle, nous apprenons beaucoup de choses qui habituellement sont dissimulées par le voile pudique des empressements et futilités de la vie « normale ». Nous « apprenons » que notre société technoscientifique mondialisée est malade. Le virus met à jour les dessous de la multicrise qui ébranle notre civilisation moderne et participent de ses effondrements annoncés.

En effet, la crise provoquée par le virus touche toutes les strates de la vie et de l’organisation humaine. Il a jeté la panique dans nos foyers et jusque dans les nations. Avec le confinement, il a fait violemment surgir les aberrations de notre système politico-économique, dans nos vies personnelles, familiales et professionnelles. Alors que nous avions tendance à croire naïvement que la science détient la vérité absolue, nous avons soudain assisté à la cacophonie des points de vue scientifiques antagonistes et comment la science est instrumentalisée par la politique au nom d’intérêts financiers. Nous constatons à quelle point la théorie du marché, supposée réguler les affaires humaines pour le bien de tous, entraîne la perte quasi inconsciente des principes moraux de base. Nous « apprenons » que la puissance incontrôlé de l’argent, sans aucun garde-fou, corrompt la démocratie. Nous « apprenons » combien l’hégémonie de la gestion entrepreneuriale étendue aux biens communs et services publics comme la santé, aboutit à l’affaiblissement des moyens hospitaliers. Nous « apprenons » comment la délocalisation de l’économie et de l’agriculture pourrait rapidement entraîner des pénuries alimentaires. Nous « apprenons » que la faiblesse des mesures écologiques par rapport aux enjeux réels pourrait, du jour au lendemain, nous plonger dans une situation catastrophique, etc.

Pour être plus explicite, citons plus avant quelques extraits de paroles qui éclairent brillamment les profondeurs les plus cachées de la crise :

Une crise de l’intelligence

Nous « apprenons » que notre mode de connaissance lui-même est perverti. Comme le dit Denys Rinpoché, maître de méditation et supérieur de la Communauté bouddhiste Rimay (France) : « A l’origine de la crise écologique, économique, sociétale et humaine, se trouve une crise cognitive, une crise de la conscience qui a son origine dans la saisie cognitive qui la constitue. Le problème est que nous sommes exilés de la nature, de notre nature, dans un monde de représentation, rien que mental, dans une bulle de conscience mentale qui nous coupe de la nature, la nature que nous sommes. Notre hypertrophie mentale nous fait vivre dans un monde virtuel, clos ; cette hypertrophie du mental va largement de pair avec une hypertrophie de l’ego : plus il est de fixations cognitives plus il est d’ego, nous souffrons en quelque sorte d’une égoïte aigüe »

A ce propos, Edgar Morin, le grand humaniste et philosophe français, résistant de la première heure en 1940, qui fêtera son centenaire cette année, dénonce un aspect de cette crise cognitive dans ce qu’il appelle une « crise de la pensée » :
« La crise issue du coronavirus est un symptôme virulent d’une crise plus profonde et générale du paradigme d’Occident devenu mondial, celui de la modernité, né au XVIe siècle européen ...
Les carences de la pensée (…) nous révèlent l’énorme trou noir dans notre esprit qui nous rend invisible la complexité du réel. Ce trou noir nous révèle en même temps (et une fois de plus) les faiblesses du mode de connaissance qui nous a été inculqué. Celui-ci nous fait disjoindre ce qui est inséparable et réduire à un seul élément ce qui forme un tout à la fois un et multiple ; il sépare et compartimente les savoirs au lieu de les relier, ; il se borne à prévoir le probable alors que surgit sans cesse l’inattendu. Il est inadéquat pour appréhender les complexités.

C’est ainsi qu’ont été compartimentés le sanitaire, l’économique, l’écologique, la national, le mondial. C’est ainsi que l’inattendu a pris de cours Etats et gouvernements.
Ajoutons que la conception techno-économique prédominante privilégie le calcul comme mode de connaissance des réalités humaines (taux de croissance, PIB, sondages, etc.) alors que la souffrance et la joie, le malheur et le bonheur, l’amour et la haine sont incalculables. Ainsi ce n’est pas seulement notre ignorance mais notre connaissance qui nous aveuglent…

Les carences dans le mode de pensée jointes à la domination d’une soif effrénée de profit, sont responsables d’innombrables désastres humains, dont ceux survenus en 2020… La science ravagée par l’hyperspécialisation, entraîne la compartimentation des savoirs spécialisés au détriment d’une médecine systémique…

La crise a mis en question le néolibéralisme, substrat doctrinaire des politiques contemporaines… D’où les deux nécessités inséparables pour tout renouveau politique : sortir du néolibéralisme, réformer l’Etat…
La prise de conscience de la communauté de destin terrestre entre la Nature vivante et l’aventure humaine doit devenir un événement majeur de notre temps : nous devons nous sentir solidaires de cette planète où notre vie est liée à son existence ; nous devons non seulement l’aménager mais aussi la ménager : nous devons reconnaître notre filiation biologique et notre filiation ontologique ; c’est le cordon ombilical qu’il faut renouer ».

Une menace existentielle

Nous « apprenons » que la crise écologique fait partie des causes de la pandémie ou de celles à venir du fait de la réduction drastique des espaces naturels qui facilite la propagation des zoonoses. Nous « apprenons » à quel point l’ignorance et le mépris de notre dépendance à la nature est mortifère.
En suivant l’astrophysicien et poète Aurélien Barrau, nous « apprenons » que « La sixième extinction massive de l’histoire de la terre est en cours. Il n’y a plus de doute à ce propos (…). En quarante ans (…) à l’échelle de la terre, c’est environ la moitié des populations d’espèces sauvages qui a périclité (…). L’hécatombe est d’une ampleur terrifiante ». En ce qui concerne le climat, l’ONU affirme une menace existentielle directe. La pollution tue six millions de personnes par an. 25% de la population mondiale pourrait bientôt manquer d’eau. 74% des humains seront soumis à des canicules mortelles d’ici la fin du siècle. Les réfugiés climatiques seront 200 à 500 millions d’ici une trentaine d’années, etc. Nous « apprenons » que la croissance économique telle qu’envisagée aujourd’hui est un système de prédation destructeur de la vie sur terre.

Nous « apprenons » ainsi que changer de mentalité et changer de mode de vie, n’est plus un rêve utopique mais un impératif vital. Face aux catastrophes annoncées et à l’effondrement en cours, « les défis que nous avons à relever concernent une mutation de nos valeurs - pour vivre libre encore faut-il que la vie soit possible - Ce ne sont pas des idées qui vont tenter de survivre, ce sont des personnes », martèle Aurélien.

Corona, cheval de Troie ?

Nous « apprenons » que le système néolibéral mondialisé a érigé la loi du marché en une sorte d’idéologie molle qui parvient à faire passer, presque incognito, ses lois entrepreneuriales avant celle du bien commun, les brevets avant la santé publique. Nous « apprenons » que cette hydre intoxiquée aux biens de consommation et à la spéculation financière, fait preuve d’une grande résilience qui la rend quasi indestructible car nous en sommes tout à la fois la proie et les gardiens. Pourtant, les lois de la nature sont implacables. On peut changer les conventions économiques soi-disant incontournables du néolibéralisme, mais on ne peut pas changer la température du climat quand il fait trop chaud !

Le coronavirus pourrait être le cheval de Troie de la nature qui entre dans la bulle mentale presque hermétique en laquelle l’humanité semble s’être enfermée. La petite brèche sera-t-elle salutaire ?
C’est incertain car les murailles de notre mentalité postmoderne, rehaussés par l’hypertechnicité, le virtuel, la bureaucratie et son hygiénisme, forment de hauts remparts solidement construits. Pourtant, d’autres murs apparemment indestructibles sont déjà tombés. L’improbable est toujours possible et l’avenir dépend de chacun d’entre nous. Fort de son expérience, Edgar Morin nous avertit des difficultés sans pourtant baisser les bras : « un changement de paradigme, est un processus long, difficile, chaotique se heurtant aux énormes résistances des structures établies et des mentalités… La conscience peut contribuer à l’avancée du travail subconscient et inconscient. C’est ce que nous croyons et ce à quoi nous voulons prendre part ».

« Le monde », nous dit Denys Rinpoché « a besoin de mutations profondes qui demandent des changements collectifs, c’est-à-dire d’un ensemble de changement individuels. [...] C’est par la confiance en soi, en notre personne authentique, et dans une vision altruiste du monde que nous pourrons résoudre les problèmes que nous avons créés. Nous ne pouvons pas changer le passé, mais l’avenir peut être changé, c’est notre responsabilité présente, dans la pleine présence ».

En bref, nous « apprenons » du virus que le temps de la révolution est venu, une révolution intérieure fondée sur une métamorphose axiologique des valeurs. C’est le seul avenir possible, nous susurre le virus à l’oreille. Il s’agit de puiser à nouveau dans les origines de la Connaissance et de l’Éthique, pour la Renaissance d’un humanisme spirituel et écologique, régénéré dans la nature et dans notre nature.

Que fleurissent les oasis de vie

Nous « apprenons » que nous sommes encore libres de choisir ce que nous souhaitons vivre. Nous pouvons faire confiance en les ressources de notre cœur et de notre esprit pour traverser les peurs et agir de façon altruiste et écologique, là où nous sommes. Il s’agit de commencer par soi, dans notre corps, notre cœur et notre esprit. Intérieurement, si confinement oblige, nous « apprenons » qu’il est possible de méditer un peu plus dans la pleine présence et courir un peu moins. Extérieurement, nous pouvons aussi mettre en œuvre cette révolution non violente localement dans les campagnes et les villages, en créant des oasis de vie favorisant l’harmonie, le développement de la sagesse, l’autonomie alimentaire et énergétique, dans un esprit coopératif et ouvert sur le monde.

Une diversité d’oasis de ce type s’est développée en France à partir du réseau des Oasis, initié par Pierre Rabhi. La coopérative Oasis, pleine de ressources et d’expertises, fédère les initiatives et accompagne les collectifs qui le souhaitent dans le montage des projets.

Pour donner deux exemples proches de nous, citons : L’Université à ciel ouvert avec son domaine de Chardenoux en Saône-et-Loire et la Buddha University avec son écosite d’Avallon dans les Alpes françaises en Savoie, fondée par Denys Rinpoché. Elle transmet le Dharma, la science contemplative millénaire du Bouddha et propose un programme laïc d’entraînement à la méditation de pleine présence. C’est une université en ligne avec un écosite montagnard, un lieu de retraite qui se développe comme un village de yogis et yoginis en Savoie. Elle forme une communauté d’étudiants-pratiquants laïcs dans un réseau international animé par les valeurs spirituelles, humanistes et écologiques de sagesse et de solidarité.
Enfin, nous « apprenons » que nous ne sommes pas seuls. Des dizaines de milliers d’initiatives complémentaires dans la diversité de leurs inspirations et modes d’action, œuvrent aujourd’hui en France à côté de chez nous et dans le monde entier.

Soyons solidaires et audacieux, apprenons à nous comprendre et nous aimer, et contaminons-nous d’une irrépressible pandémie d’intelligence et d’amour !
N’est-ce pas la seule victoire qui vaille ?

Frédéric la Combe (L. Lhündroup)
(lhundroup@rimay.net),




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