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> Bouddhisme > Découverte


La communauté monastique

Les origines de la communauté monastique et le code de discipline

Par Michel Henri Dufour

Les débuts de la Communauté

Kondañña (celui des cinq brahmanes ayant immédiatement compris le premier sermon du Bouddha) devint le premier arahaa (“celui qui est digne”) et le premier bhikkhu.

Au début les cinq premiers bhikkhu furent les cinq anciens brahmanes du Parc des Daims. Le suivant fut un riche jeune homme, Yasa ; il attira dans la Sa“ngha de nombreux amis.

À cette époque l’ordination était très simple, le Bouddha disant simplement « Viens, moine ! » (ehi bhikkhu). Arrivèrent ensuite ceux qui allaient constituer le noyau de ses principaux disciples : Kassapa, Moggallaana, Saariputta. Très rapidement le nombre de moines passa de quelques dizaines à plusieurs centaines. Tous étaient acceptés sans distinction de caste ou de rang social (marchands, brahmanes, etc. ).

Après de longs périples le Bouddha revint dans son village natal pour revoir son père mourant. C’est à cette époque que, en raison du désir de Mahaapajaapati (la tante du Bouddha) de devenir nonne, le Bouddha autorisa les femmes à entrer dans la Communauté monastique. Il ordonna également son fils Raahula (sept ans) qui devint le premier novice (saama.nera). De nombreux membres du clan du Bouddha (dont AAnanda) rejoignirent la Sa“ngha.

Les règles du Vinaya surgirent graduellement au cours des quarante-cinq années d’enseignement du Bouddha, en réponse à des circonstances déterminées.

À l’époque du Bouddha la plupart des moines étaient errants, voyageant seuls ou en groupe sous la conduite d’un moine-enseignant (aacariya). Ils s’arrêtaient dans des endroits propices à la pratique et parfois on les invitait à demeurer dans un village, les laïcs subvenant à leurs besoins matériels. Les laïcs construisaient alors des huttes d’habitation (ku.tii) et des salles de réunion (saala), ce qui devint bientôt les premières résidences monastiques (vihaara). Pendant la saison des pluies les moines ne voyageaient pas et pratiquaient de façon intensive. Les invitations, au tout début du bouddhisme, venaient fréquemment des marchands et des princes.

Les bhikkhu ne sont pas censés se comporter comme des missionnaires chargés d’un quelconque prosélytisme, ils ne doivent jamais s’imposer. Où qu’ils se rendent ils s’y rendent sur invitation. Une invitation signifiant que le bhikkhu est bienvenu, qu’un soutien matériel approprié est garanti et que le Dhamma sera écouté respectueusement.

Dans l’enseignement du Bouddha les moines n’enseignent que lorsque les circonstances s’y prêtent et non pour faire étalage de leur connaissance, briller en public, susciter des émotions ou jongler avec des théories ou des opinions. Dans la tradition des moines de la forêt la vie quotidienne fournit la base de leur enseignement ; c’est à partir d’elle qu’ils présentent les principes fondamentaux de la discipline dans le Dhamma.

Communauté monastique et société

La Communauté est structurée par un code de discipline nommé le Vinaya, qui fut instauré au fil des années par le Bouddha. Les nombreuses règles du Vinaya présentent avec détails la manière de mener une vie de célibat, de frugalité et de conduite harmonieuse. Plutôt que d’inciter à l’ascétisme, la pratique est un moyen de vivre dans la réflexion et la vigilance et un guide permettant de garder ses besoins au minimum : un lot de toges monastiques, un bol à aumônes, un repas par jour, des remèdes en cas de nécessité, et un abri pour la méditation et le repos.

Le Vinaya crée un lien très étroit et très solide entre la Communauté des moines et des nonnes et la société environnante. En effet, en l’absence de l’offrande quotidienne de nourriture et du soutien à long terme de la part de la communauté laïque, la Sa“ngha ne peut survivre. Bien entendu, un tel soutien ne peut être effectif que si la Sa“ngha fournit un exemple digne de respect, et que la relation ainsi créée offre un cadre dans lequel la générosité, la compassion et l’encouragement mutuel peuvent se développer.

La dépendance vis-à-vis des autres encourage les moines et les nonnes à vivre dans la confiance et à se satisfaire d’un niveau de vie modeste. Une relation équilibrée est ainsi maintenue, la Sa“ngha offrant l’aide spirituelle par l’enseignement et par sa présence, les laïcs utilisant l’opportunité d’exercer leur générosité et de participer directement et avec joie à la vie spirituelle.

source : Samsâra



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