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> Bouddhisme > Enseignements


Comment Pratiquer : Trois manières de pratiquer.

Par Sa Sainteté le Dalaï Lama


LES FONDEMENTS

Le modèle de l’éveil de Bouddha

Selon certaines écoles bouddhistes, Shakyamuni, le premier Bouddha, a connu l’Éveil en Inde au VI siècle av. J.-C., grâce à la pratique de la Voie. D’autres écoles néanmoins croient que le Bouddha Shakyamuni avait atteint l’Éveil bien avant, et que, dans son incarnation du VI siècle, le Bouddha indiquait simplement la Voie. Au Tibet, cette hypothèse correspond à notre opinion. Les disciples s’inspirent de l’exemple de Bouddha pour pratiquer afin d’obtenir l’Éveil pour eux-mêmes.

Dans chaque cas, nous devons remarquer que :

Le Bouddha Shakyamuni, destiné à une vie de plaisirs, est né prince dans une famille royale de l’Inde. À vingt-neuf ans, en observant la souffrance du monde, il a renoncé à son rang royal, s’est coupé les cheveux, a quitté sa famille pour adopter l’éthique d’un moine avec le comportement monastique.

Pendant les six années suivantes, il s’est absorbé dans une méditation ascétique afin d’obtenir la méditation concentrée.

L’éveil du Bouddha.L’éveil du Bouddha.Ensuite, sous l’arbre Bodhi à Bodh Gaya, il a pratiqué des techniques spéciales afin de développer la sagesse et obtenir l’Éveil. Il se mit a enseigner pendant quarante-cinq ans, et mourut à quatre-vingt-un ans. Nous observons dans la vie du Bouddha les trois stades de pratique : l’éthique vient en premier, puis la méditation concentrée, et ensuite la sagesse. La Voie prend du temps.

Le changement graduel

Développer l’esprit relève de nombreuses causes et conditions intérieures, de même qu’une station spatiale dépend du travail de générations de savants qui ont analysé et testé même ses plus infimes composants. Ni une station spatiale ni un esprit éveillé ne peuvent se réaliser en un jour. Similairement, les qualités spirituelles se construisent grâce à une variété de moyens. Cependant, au contraire de la station spatiale, construite par une équipe qui travaille ensemble, l’esprit doit être développé par vous seul. Il n’y a pas moyen que d’autres effectuent le travail pour vous et que vous en moissonniez les résultats. Déchiffrez le modèle du progrès mental de quelqu’un d’autre ne transférera pas sa réalisation sur vous. Vous devez la développer vous-même.

Cultiver une attitude de compassion et développer la sagesse sont des processus lents. Tandis que vous intériorisez graduellement les techniques pour développer la moralité, la concentration de l’esprit et la sagesse, les états d’esprit indomptés deviennent de moins en moins fréquents. Il vous faudra pratiquer la concentration de l’esprit et la sagesse ; les pulsions sauvages deviendront alors de moins en moins fréquentes. Il vous faudra pratiquer ces techniques, jour après jour, année après année. Pendant que vous transformez votre esprit, vous allez modifier votre entourage. Les autres constateront les bienfaits de votre pratique de tolérance et d’amour, et essaieront d’appliquer ces pratiques dans leur propre vie.

Les trois pratiques

L’enseignement du Bouddha est divisé en trois catégories :

- La discipline morale ;

- Les discours sur la méditation concentrée ;

- La connaissance qui explique l’entraînement à la sagesse.

Dans chacun des textes sacrés, la principale pratique est décrite comme un état extraordinaire créé par l’union de 1. L’ « apaisement de l’esprit » (la méditation concentrée) et 2. La « pénétration spéciale » (la sagesse). Afin de réussir une telle union, nous devons d’abord établir son fondement : la morale.

L’ordre de la pratique

Moralité, méditation concentrée et sagesse sont l’ordre essentiel de la pratique. Les raisons en sont les suivantes :

Pour que la sagesse de la pénétration spéciale élimine les obstacles de manière à obtenir une compréhension véritable et pour se débarrasser des états mentaux faussés dès la racine, nous avons besoin d’une méditation concentrée, c’est-à-dire d’un état de détermination absolue dont toutes les distractions intérieures ont été éliminées. Sinon l’esprit serait trop fragmenté. Sans une méditation concentrée très focalisée, la sagesse n’a pas de puissance. De même, la flamme d’une bougie dans un courant d’air donne peu de lumière. Ainsi la méditation concentrée doit-elle précéder la sagesse. Elle consiste à écarter les distractions intérieures subtiles, de même qu’un esprit trop détendu ou trop crispé.

Pour y arriver, nous devons éliminer les distractions extérieures en nous entraînant à maintenir la pleine conscience des activités physiques et verbales. Il s’agit d’être constamment conscient de notre activité, de notre corps et de nos paroles. Si nous ne surmontons pas ces distractions, il sera impossible de vaincre les distractions intérieures plus subtiles. C’est en maintenant une pleine conscience que l’on obtient l’apaisement de l’esprit. La pratique de l’éthique doit précéder la pratique de la méditation concentrée.

Au cours de ma propre expérience, les vœux monastiques nécessitaient moins de directives et d’activités extérieures, ce qui signifiait que je pouvais me concentrer d’avantage sur mes études spirituelles. Les vœux destinés à modérer les activités physiques et verbales contre-productives me faisaient prendre conscience de ma conduite et m’incitaient à examiner ce qui arrivait à mon esprit. Même si je ne pratiquais pas délibérément la méditation concentrée, je devais contrôler mon esprit afin qu’il ne soit pas dispersé. Ainsi étais-je constamment attiré vers une méditation intérieure focalisée sur un point. Le vœu d’éthique m’a servi de base. En considérant les trois pratiques – morale, méditation concentrée et sagesse – nous voyons que chacune sert de base à la suivante. (Cet ordre est démontré par la vie même du Bouddha). C’est pourquoi tout progrès spirituel dépend de l’établissement d’une morale précise.

Source : Bouddha Bouddhisme Enseignements
https://www.facebook.com/Bouddha.Bouddhisme.Enseignements








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