|
FORUM - (liste des messages)
27/12/2011
Superposition du politique et du religieux ?!
par Dead-Man
Superposition du politique et du religieux ?! Ou amalgame entre le culturel et le spirituel ?
Interpénétration de genres contre-nature.
« Le Pavillon Bhoutanais », ou
« Le bonheur en suspend »
Film documentaire de Jacques Alain RAYNAUD c. 2011
Les conseils : de la Région de Saône et Loire (71)
Municipal de Toulon s/Arroux-La Boulaye
KAGYU-LING/PALDEN-SHANGPA
Fin des années 80, début des années 90, la direction de l’organisation temporelle du Château de Plaige passe des mains de Lama Shérab (bhoutanais) à Lama Sonam (également bhoutanais) et dans le mouvement son beau-frère le Lama Sangyé qui se dit issue de la Lignée de “tertön” Péma-Lingpa, le rejoint à Kagyu-Ling.
Ultérieurement la conseillère municipale de La Boulaye/Toulon-sur-Arroux, Françoise Croisier, devient la traductrice du Lama Sonam, directeur de l’institution.
Durant cette période autour de 2000, le Pavillon Bhoutanais à l’Exposition Universelle de Hanovre, le gouvernement Français en fait l’acquisition. Le bâtiment sera vendu pour la somme de 228 000 euros au Conseil Général de Saône et Loire (71), et en 2009, Arnaud Montebourg l’offre en 16 containers à la commune de la Boulaye pour un euros symbolique, dans le cadre du “Patrimoine Culturel” vers la direction de monsieur Olivier Michel.
A Thimpu, capitale du Bhoutan, l’affaire est suivit de près par le Premier Ministre Jigmé Y. Thinley et le “Lyonpo” Mingjyür Dorjë à la fois ministre de l’intérieur et ministre de la culture !
Les débats du conseil municipal ont porté sur la question de savoir si ce pavillon était destiné à avoir une destination cultuelle ou culturelle. Il fut proposé que cela soit d’ordre culturel... nous l’avons échappé belle ! La “démocratie” de la République Française encore laïque (?... séparation des pouvoirs entre l’Etat et le religieux) puisant dans les deniers publics pour installer un lieu de culte d’un pays qui fait une affaire de sécurité intérieur de sa culture ! Cela nous aurait ramené dans des dynamiques de sombres périodes que nous aurions souhaité qu’elle reste dans un passé il y a soixante-dix ans de cela en nos contrées !
Imaginons, imaginons seulement un instant, monsieur Claude Guéant ministre à l’intérieur, ayant également la charge de la culture dans notre pays de France !
Vu par inadvertance* sur la CH. LCP “Public Sénat” en soirée du 25 décembre 2011 !
Que reste-t-il de l’héritage purement spirituel de Randjun Kunkhyab aujourd’hui ? Les derniers événements de cette années autour du jeune “yangsi” ont sans doute changé les donnes... “samsara” quand tu nous tiens !!!
Lama(s) khyen !
Dead-Man
* J’ai de ce fait manqué au “visionnage” le début de ce documentaire que j’ai tout de même enregistré.
Voir en ligne: http://camisard.hautetfort.com/arch...
27/12/2011
Superposition du politique et du religieux ?!
par Dead-Man
Bonsoir,
Une rediffusion de l’émission est programmée pour vendredi 30 décembre 2011 :
— à 18h30
Le nom du documentaire est « Le bonheur en suspend » de Jacques Alain RAYNAUD
Diffusé sur la chaîne de la TNT LCP “Public Sénat”.
Il y avait une diffusion ce soir de 22h30 à 23h30, mais l’ayant su trop tard je n’ai pas pu vous en informer à temps, désolé...
28/12/2011
Redifusion...
par Dead-Man
Bonsoir,
Il y aura une rediffusion de cette émission le vendredi 30 décembre :
Le nom du documentaire est « Le bonheur en suspend » de Jacques Alain RAYNAUD
Diffusé sur la chaîne de la TNT LCP “Public Sénat” le 30/12 à 18h30, pour résumer clairement.
Merci de votre attention.
Dead-Man
29/12/2011
Superposition du politique et du religieux ?!
par Ikkyu
Non point. Le politique c’est l’organisation de la vie en société. L’aventure humaine, l’aventure spirituelle, les rencontres, partages de cultures c’est bon et sain. Alors qu’un simple bourg achète un pavillon bhoutanais c’est formidable. Maintenant faudrait qu’ils trouvent un terrain communal pour l’installer plutôt que de s’emmêler les pinceaux dans le panier de crabes de "padme-christi, le retour".
30/12/2011
Superposition du politique et du religieux ?!
par Dead-Man
Bonsoir, "Ikkyu",
— L’échange culturel, et des peuples sont une chose, et j’y ai participé amplement à une époque de ma vie, et j’en ai été très heureux, ce fut intense :
http://www.versautrechose.fr/site/s...
http://www.versautrechose.fr/site/s...
http://www.versautrechose.fr/site/s...
— Là, les choses me semblent effectivement beaucoup "troubles"... non ?
« Maintenant faudrait qu’ils trouvent un terrain communal pour l’installer plutôt que de s’emmêler les pinceaux dans le panier de crabes de "padme-christi, le retour". »...
Milà et les centres de “religion”...
Extraits de MILAREPA, Chants extraordinaires
(traduction - Lama Kunga et Brian Cutillo)
tome 1
... « Pénétré de la compassion et de la vacuité
Par la maîtrise des trois compilations
Et des préceptes des trois engagements
A la base de tous les enseignements de tous les bouddhas,
Motivé par l’amour et la compassion,
Deviens habile à enseigner et à guider autrui.
Garde la hauteur de vue gérant tes intérêts,
En comparant les tiens à ceux d’autrui.
Puis, faisant le bien de plus en plus,
Faisant le mal de moins en moins,
Observant avec soin la cause et l’effet,
Conservant fermement l’esprit d’Eveil,
Néglige ton propre bien-être
Et agis pour les autres dans tout ce que tu fais.
Une personne qui suit ainsi les enseignements du Bouddha
Donne la chair de poule à qui la voit ou l’entend.
Mais, motivé d’abord par les huit préoccupations mondaines,
Désirant de belles choses dans la vie présente,
On s’érige soi-même en position d’enseignant
Et l’on prend le nom de Lama Rinpoché.
On apprend à célébrer des rituels pour la boisson et la nourriture,
Travaillant dur pour amasser la richesse matérielle.
Tout le monde est ravi — “Quelle merveilleuse psalmodie !” —
On est alors nommé supérieur d’un centre religieux.
Tout le monde s’incline et rend hommage
Quand on reçoit souriant les célébrités et notables.
Mais on ne voudrait pas même voir un affamé !
Affable envers qui donne des mets et des biens,
Sans une offrande on n’est même pas visible.
On s’entoure d’une collection d’imitation de moines
Et, prétextant offrir des festins d’offrandes,
On se distrait des jours durant avec le boire et le manger,
S’ attirant des louanges pour “l’immensité du mérite”.
On gaspille sa vie entière sur ce chemin de traverse,
En affaires, usure, exploitation de terres, commerce,
Menés avec combines légales et de la tromperie.
C’est ce filou, cet escroc, totalement engagé
Dans toutes sortes d’actions mauvaises
Qu’on appelle le pilier du centre religieux !
Une fois qu’on est ordonné dans les enseignements du Bouddha,
On doit abandonner l’attachement aux choses matérielles,
Les prendre simplement comme elles viennent,
Et se maintenir fermement dans l’esprit d’Eveil
En s’efforçant de faire le bien des autres.
Mais, après avoir endossé la robe jaune,
Ils font plus de commerce que les laïcs !
De la chance d’avoir cette vie humaine
Que l’on obtient une fois seulement sur cent naissances
Ils font une ancre jetée dans l’océan du samsara !
Un balai pour balayer leur libération !
Un chemin pour les conduire dans les états inférieurs !
Ils le regrettent en mourant, mais qu’y faire !? »
...
p. 138-39-40
... « Jalousie envers les supérieurs, compétition avec les pairs,
Cercle d’offrandes offerts pour seul profit,
Charité pratiquée seulement pour la gloire,
Grand spectacle donnés dans la partialité,
Choses nécessaires fournies pour les profits en retour,
De telles choses ont lieu
Chez les pratiquant prétentieux, hypocrites du dharma.
D’autres qui portent la robe jaune
— petite foi et grande haine,
Avec peu de patience et beaucoup de désirs —
Sont distraits toute la journée par les affaires mondaines,
A en être obsédé de l’aube au crépuscule,
Et plongeant la nuit dans la stupeur du sommeil.
Dehors ils portent la robe jaune,
Mais leur maison sont pleines de biens mal acquis
Et leur “ego” résiste à la meule du dharma !
Ne réalisant pas la vraie nature de leur esprit,
De leur bouche se déversent des causeries sur la vacuité
Et en compagnie d’ivrognes ils proclament les secrets
Du dharma du profond véhicule des mantras.
Devant les rangs d’érudits
Ils sont assis comme des pigeons muets,
Mais quand ils enseignent le profond dharma,
Ils passent avec adresse à côté du sujet !
Leur vie entière est gaspillé en bavardages stupides.
Lorsqu’ils voient une jolie femme, ils ont un sourire engageant,
Et non satisfait de leur propres petits compagnons,
Il se précipitent vers les lieux fréquentés par les mondaines.
L’esprit aussi raide qu’un arbre desséché,
Le caractère plus rebelle qu’un champ embroussaillé,
Ils ont une foi plus petite qu’un grain de sésame
Et l’attention dispersée au-delà du Tsang !
S’il y a de quoi manger, ils s’agglutinent autour,
Mais trouvent des excuses pour abandonner leurs tâches religieuses.
Devant vous, ils vous encensent et chantent vos louanges,
Mais lancent des insultes sitôt que vous avez tourné le dos !
De tels compagnons du dharma ayant brisé leurs vœux
Sont cause de renaissance dans les enfers vajra.
C’est pour cela que je suis un yogi errant à l’aventure,
L’esprit s’ébattant dans un pays de béatitude. »
...
p. 141-42
— Mon propos était, ayant connu de très près entre 1982 et 1987, nombre des protagonistes de ce documentaire, et à commencer par Rangjun Kunkhyab, de bien marquer ce qui était de ses souhaits à lui, et ce que ceux qui se réclament de lui aujourd’hui en ont fait... voilà, c’est tout, je ne prétend à rien d’autre, que de la réflexion sur le sujet.
Bien à vous... bonne soirée.
Lama khyen !
Voir en ligne: http://www.versautrechose.fr/site/s...
Repondre à ce message
|