nobody

Inscrit le: 05 Oct 2005 Messages: 319 Localisation: Sud-Aveyron
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Posté le: Juil 16 16:26 pm Sujet du message: ...grands maîtres réincarnés...interview de Ananda Massoubre |
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Le Bouddhisme tibétain et ses grands maîtres réincarnés - Entretiens avec les grands Lamas Tulkous réincarnés (suite)
René Morlet, interview de Ananda Massoubre (T. Trinlay)-(fin)
Pages 374 et 75, l’entretient se poursuit :
René Morlet ;
— En France l’église catholique a aussi instrumentalisé la religion, depuis le baptême de Clovis au Ve siècle ap. J.-C. Ce fut le cas dans toute l’Europe où le catholicisme romain a largement contribué à imposer une organisation politique et sociale. Puis, il y a eu conflit aux XVIIIe et XIXe siècle pour aboutir en France, aux lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 ! Aujourd’hui acceptées par tout le monde, y compris le clergé français. Ouf !
Trinlay Ananda Massoubre : Il faut rappeler que les Karmapas n’ont jamais dirigé le Tibet ; ce sont simplement leurs disciples qui ont été un temps les dirigeants du pays, aux XVIe et XVIIe siècles.
Etre moine et homme politique, c’est incompatible. Nous en voyons les résultats ; soulignons combien le Tibet, pays puissant au Moyen-Age, est resté archaïque, est devenu faible, sous le gouvernement religieux des Dalaï-Lama, pour devenir une sorte de vassal de la Chine !
R.M. : Et finir aujourd’hui en voie d’absorption avancée dans l’empire chinois... En résumé, le Karmapa et le Shamarpa sont des Tulkus qui ont renoncé à toute activité politique pour se consacrer à leur rôle spirituel, alors que des Tulkus comme le Dalaï-Lama, le Sitoupa et d’autres tulkus, demeurent partagés entre ces deux fonctions, avec parfois des prises de position pouvant déconcerter les pratiquants occidentaux habitués à la laïcité...
Autre difficultés, le peuple tibétain considérait les grands tulkus comme des “dieux” descendus sur Terre, des Bouddha vivants ! Les médias en occident reprennent ces vues erronées et les diffusent largement...
Trinlay Ananda Massoubre : Les occidentaux n’ont pas une perception juste du bouddhisme et il ne le voient pas tel qu’il est. Au sens strict du mot, selon la définition catholique, le bouddhisme n’est pas une église ; il n’a aucune structure centrale, aucun Vatican, aucun Pape, aucun enseignant parlant d’un Dieu créateur et l’imposant... Y a-t-il au moins une “église” tibétaine ? Non ! Pas d’avantage ! Le Dalaï-Lama n’est qu’un chef d’école parmis d’autres ; il ne représente que son école ! Qui a d’ailleurs un autre chef spirituel très important qui gère l’école Géludpa, le Ganden Tripa.
Restons bien fixés sur l’essentiel ; la cause du bouddhisme est différente de la cause du Tibet.
R.M. : Visiblement l’Occident a tenté de manipuler la “fonction Dalaï-Lama” et a imposé une “image utile”... Il y a au moins quatre cent cinquante millions de bouddhistes dans le monde et quatre millions et demi de bouddhistes au Tibet, soit 1% des fidèles du Dharma... Tout en admirant les grands tulkus impressionnants de spiritualité, bien des méditants occidentaux pensent comme vous qu’il est temps de tourner la page tibétaine trop politisée, pour recentrer la communauté bouddhiste occidentale sur la vie spirituelle. C’est la position confirmé du grand tulku Shamarpa et de Lama Jigmé Rinpoché.
Revenons au tulku occidental que vous êtes ; avez-vous pris les vœux du moins “bikshou*” (moine mendiant) ? Avec les deux cent cinquante-trois vœux à respecter impérativement sous peine de “rétribution karmique” négative...
Trinlay Anada Massoubre : J’ai choisi de ne pas être moine. La condition laïque convient à un tulku occidental vivant ici et maintenant et les très nombreuses règles monastiques bouddhistes très strictes seraient extrêmement difficiles à respecter dans ce type de société où par contre, l’on peut porter un authentique témoignage spirituel autrement, y compris en fondant une famille...
R.M. : Vous tenez les deux extrémités de deux univers profondément opposés, le monde matérialiste occidental devenu étranger à la spiritualité, ignorant ses lois, attiré par des pacotilles, et les impératifs spirituels des tulkus en “mission ici-bas” ; comment réussissez-vous à vivre votre “réalité de tulku” incarné à Paris aujourd’hui ?
Trinlay Ananda Massoubre : Très tôt j’ai senti que ma responsabilité de “tulku” c’était d’agir pour rendre le monde meilleur là où j’étais, pour inspirer aux gens qui m’entouraient avec compassion et fermeté ces qualités essentielles dans le bouddhisme. Je suis encore jeune et avec persévérance, j’espère arriver à des résultats positifs pour tous.
Je veux être utile ! Enseigner le dharma. L’Occident matérialiste a besoin de la réponse apportée par le bouddha, et moi j’établis un pont entre l’Orient et l’Occident. Je fais partie de ceux qui transmettront le “Dharma” ici, c’est une grande responsabilité et aussi une tâche exaltante !
R.M. : Vous avez tout à fait l’étoffe d’un “tulku” grand enseignant ! Avec la maturité, votre compassion et votre présentation du dharma seront très auspicieuses à tous !
*(moine mendiant)
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Le raccourci de l’histoire de France et de l’Europe de René Morlet est dans un simplisme culturel tel qu’il lui enlève toute consistance.
Le fondement temporel historique de l’Eglise Catholique Romaine se situe en 325 a-p J.C., lorsque l’empereur romain Constantin 1er (dit le Grand) convoqua le concile œcuménique fondateur de Nicée. Dès lors l’Eglise Catholique Romaine devint un des principaux pilier et soutien de l’Empire-Romain.
Pour “les Gaules” la situation était très trouble, la situation était une des plus sombre de l’histoire connu de l’Europe. Dans cette période du Ve siècle le vieil ordre romain se désintégrait, le Pape résidait à Byzance (aujourd’hui Istanbul), l’Italie était sous l’invasion dite “des Barbares” (Alamans, Burgondes et autres Goths et Wisigoths), Rome avait été saccagée. Les Francs Saliens (dont Clovis, fils de Chidéric 1er [constitué des éléments franciques hild- « combat » et -rīk « puissant », est attesté sous la forme latinisée Childericus] devint le roi vers 482) venant de la Germanie, avaient envahi la Gaule Celtique. Ils vouaient une grande admiration pour la culture gréco-romaine, dont ils s’efforcèrent de promouvoir l’établissement. Mais en fin de compte ils ne finirent par leur rivalités internes sanglantes autour du pouvoir qu’à en précipiter la fin. C’est dans ce contexte que pris naissance la France et son royaume “chrétien”, le baptême de Clovis ayant eu lieu en 498, reçu le titre de “patrice” de l’Empeur d’Orient, et devint ainsi le premier roi “Barbare” Catholique réunissant un Concile en 511 à Orléans.
Voilà la genèse historique connue a ce jour, de la « France ».
Nous passerons sans plus nous y attarder sur les épisodes Cathares d’Occitan, Lutther et Calvin, l’Inquisition et les Camisards des Cévennes dans le bouillonnement de la Renaissance.
Quand au “concorda” et Loi de 1905, l’idée “d’une acceptation par tous le monde”(sic) nous a laissée les régions de l’est (Alsace-Moselle) sous une exception du régime. De fait prêtres et laïcs “en mission”, pasteurs et rabbins y sont rémunérés par l’État. Les évêques de Strasbourg et Metz sont nommés par le chef d’état. Et que dire des “lefébvristes” d’Ecône de la “fraternité saint Pie-X” ! Sans parler des écoles scolaires pudiquement appelées “privées”, où le moins que l’on puisse dire c’est que la notion de “laïcité” n’est pas vraiment leur “tasse de thé” !
La spiritualité authentique laïque reconnue est encore à “inventer”... !
Bon revenons à ce qui nous préoccupe ;
Trinlay Ananda Massoubre poursuit :
... “les Karmapas n’ont jamais dirigé le Tibet ; ce sont simplement leurs disciples qui ont été un temps les dirigeants du pays”...
— Alors là il faudrait quand même être un peu cohérent, voir honnête. Ananda Massoubre nous fait part du fait que le Karmapa et le Shamarpa sont ; “...le Karmapa a toujours reconnu le Shamarpa comme son égal en réalisation. Tous deux sont considérés comme “réincarnation” du même principe spirituel. Rappelons-le à nouveau, le second Karmapa a affirmé qu’il reviendrait “en tant que deux personnes...”(sic)
Hors, ils est clairement établit dans l’histoire du Tibet que le quatrième Shamarpa, Tcheukyi Trakpa (1453-1524) devint à 46 ans le souverain suprême du Tibet. Soit à l’époque où se structurait les monastères de Drépung (1416) et Séra par les deux disciples majeurs de Djè Tsongkhapa (1357-1419) lui-même disciple du quatrième Karmapa Rolpaï Dorjè (1340-1383). Le pouvoir temporel monacal au Tibet était donc établi bien avant la constitution de l’ordre Géludpa, dites des “bonnets-jaunes”.
Ce qui est clair c’est que cette école n’a jamais pu souffrir la voie des mystiques, comme par chez nous en Occident le clergé séculier, il n’est que de s’en rapporter ce que nous dit Jacques Bacot, traducteur inégalé de la biographie de Milarépa (par ses proches disciples du XIIVe siècle), page 29-30 :
« Quelques-uns se croient pleins de mérites et sont fier d’être de bons religieux. Ce n’est que de l’orgueil mondain. Donner cent pour recevoir en mille, cacher aux yeux des hommes sa misère morale, c’est boire le poison... Ne poursuivez que la “sainteté”... La grandeur de l’un est l’humiliation des autres. Le silence sur soi évite les conflits... Rejetez ce que l’égoïsme fait paraître bien mais qui nuit aux créatures. Faites ce qui paraît péché mais profite aux créatures. En un mot agissez de manière à ne pas rougir de vous-même... A quoi bon méditer sur la patience si elle ne répond aux injures ?
La notion du néant engendre la pitié.
La pitié abolit la différence entre soi et les autres.
La confusion de soi et des autres réalise la cause d’autrui.»...
... Milà s’abîme dans la contemplation mystique. Trois siècles plus tard, Tsongkhapa, s’attaquera indirectement, au moyen d’une astreignante liturgie, au mysticisme même ; il fondera la théocratie et adaptera le bouddhisme au gouvernement temporel. »...
Ed. Fayard 1976
Quand au politique et au monastique et sa soi-disante incompatibilité, clergé dit “régulier” et clergé dit “séculier” ont toujours tourné autour des puissants du monde, du pouvoir et de la finance. Nous n’avons pas à juger l’histoire qui est ce qu’elle est, celle des humains, quel que soit leur rôle sociétal. C’est justement de cela dont Marpa, Milarépa parlaient de se déconditionner !
Et de là accuser l’institution des Dalaï-Lama d’être responsable du désastre actuel du Tibet, c’est non seulement développer et afficher là aussi une profonde ignorance de la réalité historique du Tibet, mais qui plus est, d’éluder totalement que le XIIIe détenteur du titre vers les années 1920 et ultérieures essaya vainement de lever des fonds sur les richesses des monastères tibétains (propriétaires de plus de 70% du foncier !) toutes écoles confondues, qui dans un acte de subversion et de félonie refusa de se soumettre à cette nécessité d’Etat, structurer une armée moderne pour garantir l’indépendance territoriale des peuples tibétains*.
L’institution des Dalaï-Lama est de fait dans l’histoire du Tibet éminemment politique, et juger cela en reviendrait chez nous à juger nos monarchies. Ce sont des faits de l’histoire des peuples, avec de plus ou moins bonnes et moins bonnes choses comme en tout, c’est la nature même de l’existence !
* - Charles Bell, agent politique du gouvernement Anglais des Indes, apporta sont soutient personnel entier au XIIIe Dalaï-Lama à ce sujet, dans un projet de formation militaire sur une vingtaine d’années. Si trahison il y a eu à la patrie du Tibet, c’est bien dans les hiérarques [système des “tulkü” en particulier] du Tibet féodal et crasseux qu’il faut chercher ! Consulter impérativement à sujet l’article de Georges Bataille, page 33 et suite, de la revue LungTa n° 6 © C. Besuchet février 1992, Suisse et le chapitre premier “Contexte de l’action politique du XIIIe D.-L.” de l’ouvrage remarquable de Heater Stoddard Karmay, publié par la société d’Ethnographie © 1985 Paris - “Recherches sur la Haute-Asie, 9” - « Le Mendiant de l'Amdo »
Poursuivant, René Morlet nous informe qu’il y aurait des Tulküs de haut lignages qui auraient “abandonné” toute implications dans les affaires du gouvernement en exil à Dharamsala, et d’autres qui s’y sentiraient encore fortement engagés. Officiellement depuis l’été 2011, le gouvernement est issue de la société civile tibétaine. Pour le reste, c’est comme par chez nous personnes n’est dupe, aucuns prélats ne songe à délaisser son statu, ses prérogatives, et aller habillé de leur seule robe monastique (ou autre vêtements) mendier le long des chemins comme le vivait celui dont ils se réclament... et d’autres au Tibet, plus récemment, comme Dza-Patrül fin du XIXe, par exemple. Déjà si certains faisait ne serai-ce que l’expérience de ce que c’est que de fournir un travail rémunéré dans un sociétal donné, nous nous en satisferions à titre de “fraternité”, mais il est vrai que le travail est “impur”, et le fruit de ce travail ils l’acceptent avec bienveillance, cela permet au travailleur, de “purifier” ses justes (ou pas) salaires.
Bon, laissons là ces allégations fumeuses...
Ananda Massoubre nous confond dans une perplexité insondable quand il nous expose qu’il n’y a pas “d’église tibétaine” ; une multitude de prélats et de structures institutionnelles monastiques sans “Eglise”, au prétexte fallacieux d’un comparatif déplacé sur le contenu doctrinal qu’il n’y a pas de “Dieu créateur imposé” dans le Lamaïsme par ailleurs extrêmement hiérarchisé, et il sait de quoi il parle puisqu’il en fait parti !
Et alors quand il nous dit que le Dalaï-Lama “n’est qu’un chef d’école parmi d’autres ; il ne représente pas son école ! Qui a d’ailleurs un autre chef spirituel très important qui gère l’école Géludpa, le Ganden Tripa”(sic) on croit “rêver” !
Si le Dalaï-Lama, effectivement bien qu’issu de l’ordre monastique des Géludpa (une branche des Kadampa anciens, réformé sous Djè Tsongkhapa) n’a pas la possibilité de changer quoi que ce soit dans cet ordre directement, sauf à influer sur la nomination du Ganden-Tripa*, en revanche il a dans sa manifestation présente reçu fin des années 80, la quasi totalité (exception faite de ce qui pouvait contrarier ses vœux monastique directement) du grand yogi Khyabjé Dilgo Khyentsé détenteur des quatre lignées majeures du Vajrayana toutes les transmissions de celui-ci. Donc c’est une contre vérité que d’affirmer péremptoirement que le Dalaï-Lama actuel n’est porteur que de la tradition Géludpa, c’est tout simplement faux. Et nous trouvons ces propos quand nous, hostile et indigne d’une personne qui par ailleurs se réclame et était de fait, de la directe influence spirituelle du premier Khyabjé Kalou rinpoché. Nous n’avons pas peur de l’exprimer ici, et fermement, cette attitude et disposition d’esprit nous indispose profondément !
D.-L. K.Dilgo K.jpg
* voir à ce sujet sur ce blog “L’institution des Dalaï-Lama" page 2
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Ananda Massoubre :
“ ...l’essentiel ; la cause du bouddhisme est différente de la cause du Tibet...”
— Le bouddhisme est-il “une cause” à défendre ?
“Pratiquer” le bouddhisme n’implique pas de le “défendre”, nous tentons de le vivre au-delà de la définition elle-même, c’est un état auquel nous aspirons. “Défendre” n’est pas transmettre, ce n’est plus se mettre au service de... et présenter, mais prendre un parti. Cela n’est plus proposition et inspiration pour l’existence !
René Morlet parle de “communauté bouddhiste occidentale”... là nous avons une profonde interrogation quand à ce quoi dont il parle, et si cela recouvre seulement une réalité objective ? Par exemple : le Zen Nippon est-il à inclure et où ? Occident ? Extrême-Orient ? Le Japon d’aujourd’hui étant tellement au carrefour de ses traditions ancestrales et de la “modernité” qu’il serait bien difficile d’en dire quoi que ce soit ! Rien qu’en France, nous avons rencontré des enfants de l’Indochine, des expatriés de familles princières du Laos... Nous avouons là ne pas du tout appréhender de quelle “communauté” il s’agirait ? Faire une équation quantitative et comparative avec les ressortissants du Tibet nous semble complètement incongrue, d’autant que si l’on parle de “Dharma” nous devons y inclure toute ce qui s’y rapporte de l’Inde, et alors là nous “explosons” les chiffres ! Que nous sachions, aucune “communauté” de cette catégorie générique n’était représenté à Assise le 27 octobre 1986, il y avait de nombreux représentant des traditions près-citées s’y rapportant dont le Dalaï-Lama actuel, mais rien de semblable !
Que signifie exactement “tourner la page tibétaine trop politisée” ? Se diriger vers un bouddhisme Vajrayana des pays Occidentalisés, autonome dans leurs structures temporelles ? Qui va fédérer cela, sous quelle forme, dans quel cadre des législations diverses des pays concernés ? Pour ce qui nous concerne l’U.B.F. de France ? Tout ceci reste obscur, confus, dans des arcanes tortueuses, voire très douteuses.
Ananda Massoubre nous assure que nos types de sociétés à l’occidentale son “porteuses” d’authentiques témoignages dans la vie laïque, et particulièrement au sein d’une famille.
Nous en sommes bien convaincu, mais hélas la réalité de l’expérience est tout autre, et ce à commencer par l’entité du lignage auquel il se déclare être rattaché actuellement, soit Dhagpo Kagyu Ling, où nous avons pu y vivre l’expérience très exactement opposé à l’extrême ! Mais qu’il se rassure Kagyu-Ling n’était pas mieux, et franchement mis à part Khyabjé Dilgo Khyentsé et Jamyang Dorjë (Nyoshül Khen R.), nous n’avons jamais eu droit à un quelconque respect de pratiquant du Vajrayana. Mais ces deux maîtres incomparables ont largement suffit à compenser pour ce qui nous concerne le déficit patent par ailleurs. Ce fut beaucoup plus compliqués et douloureux pour nos quatre enfants et notre ex-épouse.
René Morlet semble s’engloutir dans des clichés de mauvais alois quand il nous fait part de ses états d’âmes ; “... deux univers profondément opposés, le monde matérialiste occidental devenu étranger à la spiritualité...”(sic), nous finissons par nous demander dans quel monde il vit exactement lui aussi ! Il n’y a pas de “mondes opposés”, il y a des manifestations diversement obscures partout sur cette Terre. Quand aux “missionnés d’ici-bas”, nous avons eu tout loisir au cours de notre existence atypique d’en éprouver la teneur, mieux vaut ne pas trop s’attarder en leur compagnie ! Nous nous satisferions amplement que ceux et celles qui sont “au service” de ce dont ils se réclament, fassent leur travail avec sérieux, compétence, attention, écoute et respect, plutôt que d’avoir des préoccupations d’un tout autre ordre dans le règne du “paraître” !
Ananda Massoubre nous affirme être un pont entre l’Occident et l’Orient, nous lui serions reconnaissant d’essayer d’être un lien authentique entre les “kayas” vers cette dimension... :
« La méditation, c’est la somme de toute énergie. Ce n’est pas l’énergie créée par la pensée à l’occasion des frictions qu’elle suscite, mais l’énergie qui se manifeste dès qu’il n’y a plus trace de conflit au sein de l’esprit. Le mot religieux est sans doute celui qui décrit le mieux l’acte de rassembler toute son énergie afin d’agir avec attention. Un esprit religieux sait être attentionné, c’est à dire qu’il fait preuve d’égards, d’attention, il sait regarder, observer. Et cette observation est pleine d’affection, de compassion. »
Jiddhu Krishnamurti, « Cette lumière en nous, la vrai méditation », page 50 - Ed. Stok © 2000
article du 09 juillet 2012
http://camisard.hautetfort.com/archive/2007/12/21/tchadja-tchenpo-dhagpo-k-l.html _________________ Le souffle vivifié purifie tous les brouillards du corps. |
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