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Notions essentielles

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Les quatre nobles vérités 

Il faut bien reconnaître et comprendre que les concepts qui sous-tendent les 4 nobles vérités ont pris corps dans le corpus spirituel de l'Inde du Vème siècle avant JC. :

  1. Tous les êtres vivants renaissent après la mort et traversent une série indéfinie d'existences parmi les hommes, les dieux, les animaux et les damnés.
  2. A chacune de ces renaissances, sa part de bonheur ou de malheur est déterminée par la valeur morale des actes accomplis dans les vies précédentes, selon une justice immanente, automatique et inéluctable.

Les 4 nobles vérités sont découvertes par Gautama lors de l'Éveil :

  1. Toute existence est souffrance, par nature pénible et décevante, même celle des dieux.
  2. L'origine de ce malheur est le désir, la soif d'exister, qui conduit à renaître.
  3. La cessation de ce désir entraîne celle de la renaissance et par là celle du malheur inhérent à l'existence.
  4. Cette cessation, donc la délivrance du cycle des renaissances et des souffrances, est obtenue en suivant la sainte voie (mârga), l'octuple sentier.

L'octuple sentier

L'octuple sentier ce sont des idées, intentions, paroles, actes, moyens d'existence, efforts, attention et concentration mentale justes. La grande particularité du bouddhisme et la vraie révolution qu'il entraîne en se propageant est que cette doctrine s'applique à tous et à toutes, sans considération de classes sociales, en contradiction avec le système de castes en vigueur en Inde, à l'époque et jusqu'au XXème siècle... L'aboutissement de cette voie, c'est le nirvâna (un état de sérénité imperturbable qui dure jusqu'à la mort, après laquelle il n'y plus jamais nulle part de renaissance).

Une notion essentielle : l'impermanence

La doctrine du Bouddha enseigne en outre que tout, êtres et choses, est impermanent, c'est à dire transitoire, changeant, composé d'éléments en perpétuelle transformation, soumis à un rigoureux enchaînement de causes et d'effets. Tout a un commencement, une durée variable et une fin, il n'y a que des séries de phénomènes évoluant plus ou moins rapidement et, par conséquent, il n'existe ni âme immortelle ni Dieu éternel, omnipotent et créateur.

Le Culte bouddhique

La vénération des premiers adeptes envers le Bouddha et ses enseignements par ses plus saints disciples s'est parfois transformée en culte, à cause des habitudes religieuses des laïcs, et parce que ses manifestations étaient regardées comme des bonnes actions permettant de renaître dans des conditions agréables, parmi les dieux ou les hommes riches et puissants. Ce culte s'adressait d'abord au Bouddha Gautama, à sa doctrine et à sa communauté monastique, puis il s'étendit aussi aux divers bouddhas qui l'avaient précédé et aux bodhisattvas et bouddhas qui devaient lui succéder. Les innombrables divinités indiennes, considérées comme des protectrices zélées du bouddhisme, parurent dignes de recevoir hommages et offrandes des fidèles laïcs. Ce culte fut parfois emprunté au culte indien prébouddhique, en retranchant ce qui était incompatible avec la doctrine bouddhique et notamment avec sa morale (comme les sacrifices sanglants). Cela consiste en divers gestes et attitudes de vénération, en offrandes de fleurs, parfums, lampes allumées, musique et chants de louanges, en audition et récitation de textes sacrés attribués au Bouddha (soutras) , et en éditations (dhyana). A cela s'ajoutèrent très ôt le culte des reliques et les pèlerinages aux lieux saints. Au cours des siècles, le culte s'est développé et compliqué, parfois jusqu'à l'exubérance, par l'adjonction de pratiques plus ou moins symboliques empruntées à l'hindouisme.

Jean-Laurent Turbet


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