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Végétarisme, une histoire d’empathie

Les raisons de devenir végétarien sont nombreuses : diététiques, écologiques, affectives, philosophiques ou religieuses… Mais ce qui incite un végétarien à le rester est sans doute de l’ordre de l’empathie.

Par Alexandre Koehler

Un soir, durant sa jeunesse, le Mahatma Gandhi fut amené à manger de la chèvre. Le repas pris, il alla se coucher tranquillement... mais passa la plus horrible nuit de son existence, faisant d’abominables cauchemars dans lesquels il se voyait réincarné en chèvre et conduit à l’abattoir ; rêves de feu et de sang qui le rendirent malade, tant physiquement que psychologiquement, pendant presque une semaine.

Loin de là dans le temps et l’espace, le maître taoïste Tchouang Tseu affirmait, en substance, que se priver de viande pouvait aider à entrer en harmonie avec le Tao, mais qu’en manger permettait sans nul doute de prospérer.

Aujourd’hui encore, l’adoption d’un régime végétarien est pratiquement toujours en relation avec un état de conscience, même si l’on se donne de bonnes raisons, rationnelles ou sentimentales, comme la santé, l’amour des animaux ou l’écologie, pour cesser de consommer des nourritures carnées.

Des toxiques pour stimuler la résistance

Il suffit qu’une certaine part de la sensibilité de l’individu évolue, même inconsciemment, dans le sens d’une empathie vis à vis du règne animal, pour que l’organisme psychophysique tout entier réagisse d’une manière négative à l’ingestion de cadavres d’animaux. Dès lors, il devrait être impératif d’opter pour le végétarisme, car la viande devient réellement un véritable poison.

Inversement, si une telle évolution n’a pas eu lieu, les nourritures animales et les toxiques qu’elles contiennent ne pourront que stimuler l’organisme psychophysique... tout au moins tant qu’il n’est pas affaibli par une maladie !

N’oublions pas, en effet, que tous les aliments, même végétaux, contiennent des toxiques, que certains de ces toxiques nous stimulent dans la mesure où ils offrent l’opportunité à l’organisme de résister, et que certains autres peuvent déclencher des troubles ou des allergies... Bref, que notre organisme psychophysique, en tant qu’individualité, réagit toujours à ce qu’il absorbe, soit en s’affaiblissant, soit en se renforçant.

Témoins du « meurtre » : les neurotransmetteurs

Psychologiquement, voire ontologiquement, tout aliment peut d’ailleurs être considéré comme toxique dans la mesure où il n’est pas « moi ». Et c’est précisément de la lutte entre ce « moi » et le corps étranger ingéré que va dépendre la santé de l’individu. Une part du corps étranger doit devenir moi, être converti, et l’autre part expulsée ; mais il ne faut en aucun cas que ce corps étranger soit le cheval de Troie d’agents ennemis capables de prendre un quelconque pouvoir et de perturber l’économie de la citadelle du moi.

Dans le cas de la viande, il va sans dire que la présence de nombreuses substances, notamment des hormones et des neurotransmetteurs, indiquent à l’organisme psychophysique ayant évolué dans le sens d’une empathie avec l’animal, qu’il est en train de commettre une sorte de meurtre. Un meurtre, bien sûr, puisque cet animal assassiné crie la peur et la douleur à travers ces substances transmettrices d’informations que sont l’adrénaline et les catécholamines. Mais également un suicide puisque l’empathie identifie cet animal prétendument étranger à une part d’un soi-même plus vaste incluant le règne animal.

Dès lors, on comprend que la contradiction à laquelle est confronté ce type d’organismes psychophysiques puisse entraîner des perturbations d’importance, et que les toxiques contenus dans la viande deviennent alors beaucoup plus affaiblissants que stimulants.

Manger l’autre pour s’approprier sa puissance

Par contre, chez celui dont l’évolution ne passe pas, ou n’est pas encore passée, par cette empathie avec l’animal, l’absorption de viandes, de bonne qualité et dans des proportions raisonnables, ne pourra qu’apporter un surcroît de force animale. C’est là une mécanique psychobiochimique dont la prise de conscience fut sans doute à l’origine, chez certains animistes, de l’anthropophagie. On mange l’autre, en partie par amour, pour devenir lui, et par égocentrisme, pour s’approprier sa puissance. Dans ce cas, et dans le cas de tous les carnivorismes harmonieux, le moi florissant écrase sous le poids de son énorme résistance la « personnalité » des substances hormonales ou neurotransmettrices identifiant l’individu animal ingéré ; et l’exercice d’une telle résistance renforce ce moi chaque jour un peu plus.

D’une manière générale, c’est de l’harmonie entre le niveau de conscience d’un individu, et la nature de l’aliment qu’il ingère que dépend la santé. Mais il est évident que cette loi subtile devient infiniment plus évidente dès qu’il s’agit d’aliments aussi puissamment inducteurs d’états de conscience différents, que le sont les boissons alcoolisées, les excitants, les drogues... et la viande !

Octobre 2000






Buddhaline

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