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Une instruction majeure sur la méditation

Par Dilgo Kyentsé Rinpoché

Hommage aux maîtres spirituels

Dans le cercle et son dépassement (Samsara et Nirvana) la racine de toute erreur et de toute liberté est l’esprit. En intériorisant le regard, l’examen des caractéristiques de l’esprit nous oblige à le reconnaître comme étant uniquement « calme, mouvement et conscience pure ». Comment s’y prend-on ?

Quand on reste ainsi dans un état naturel ou il ne s’élève aucune pensée dans l’esprit, c’est le calme ; l’observation de ce calme le révèle comme étant un vide dont rien ne peut indiquer l’essence. Laissez-vous aller uniment, sans distraction, dans cet état que vous maintenez, alors des pensées indéterminées, positives et négatives, se présentent d’elles-mêmes, suscitées par des objets extérieurs tels que des formes, des sons ; c’est ce qu’on appelle le mouvement. Si vous ne reconnaissez pas le mouvement pour ce qu’il est et vous laissez aller dans la dispersion, vos pensées, l’une en attirant maintes autres, bientôt s’enchaîneront et vous errerez. Regardez droit dans les yeux la première pensée qui survient, restez ferme et, comme un arc-en-ciel qui se dissout dans l’atmosphère, cette pensée se dissipera dans le vide et vous retournerez à la précédente expérience de calme.

Avec l’habitude, vos pensées se calmeront et le flot de l’erreur s’interrompra. Quand vous saurez rester dans cet état, considérez le mouvement comme une imperfection et, que vous l’empêchiez ou pas, vous n’aurez plus d’autre antidote que le mouvement des pensées lui-même. Vous en connaîtrez la nature propre et, en maintenant cet état, vous saurez le secret des diverses perceptions, agréables et pénibles, qui jaillies de l’esprit, replongent dans l’esprit. Vous connaîtrez le secret de l’esprit en tant qu’auteur de toutes choses dans le cercle et son dépassement, et l’esprit n’ira plus se souiller au contact des pensées passées, présentes et a-venir. Vous reposant dans son état naturel, vous ferez l’expérience de son entre même, inaltéré qui est un rayonnement sans essence. En vous habituant à regarder fixement cette expérience, vous atteindrez le calme et ne choirez plus dans la torpeur et les ténèbres ordinaires Vous ne serez plus emportes par les pensées erronées distrayantes qui accompagnent le mouvement. Ces points essentiels vous permettront de voir le sens de la vacuité, laquelle est libre des distinctions précises entre « bien et mal », « affirmation et négation », « calme et mouvement » ; telle est la « conscience pure ».

Pendant et entre les séances de méditation, gardez toujours cette conscience ordinaire, état naturel de toutes choses, et quand vous en aurez conquis le lieu propre, vous ferez expérience de la méditation concentrée en un seul point.

C’était pour faciliter sa reconnaissance de son état naturel que j’ai commence par donner à l’esprit les noms de « calme, mouvement et conscience pure », en fait, c’est l ‘esprit uniquement qu’il faut réaliser. Restez fermement dans l’état de choses réels ou calme et mouvement ne sont plus en opposition duelle, restez dans la nudité de ce rayonnement sans essence. Alors, dans cet état, récitez le mantra a six syllabes, le verbe suprême du très sublime seigneur de compassion et, dit Patrul rinpoché, vous verrez l’absolu Avalokita (Chenrezigs). Pour appuyer cette pratique, il est important de renoncer au samsara, d’agir selon la causalité karmique et de s’encourager et de s’encourager par la réflexion sur l’impermanence ;Il est bon aussi de prendre refuge, d’engendrer l’esprit d’éveil de pratiquer le mantra a cent syllabes (De Vajrasattva), d’offrir le mandala et de se prosterner, en tout cent mille fois. Mais ce qui compte le plus, ce sont la compassion et la dévotion issues du yoga du maître spirituel.

Traduit par Kunga.

Source : Rigpa Nice


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