BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter CD - Le chant des Dakinis

Théravada
S’ouvrir à ce qui est - Ajahn Sumedho
Following the Path -
Le moine Théravada : vers la perfection du don - Michel Henri Dufour
Aperçu sur le kamma suivant le bouddhisme - Vénérable Parawahera Chandaratana
Attention et libération - Ajahn Sumedho
Les quatre nobles vérités - Michel Henri Dufour
Meditation Teachings - Amaravati Publications
Même rubrique

Le maître est décédé, les grands frères sont là - Nyoen
Le bouddhisme, science de l’esprit - Luc Marianni
Les rendez-vous du Larzac... - Germaine Brocchiero
Une attente vigilante et détachée - Stephen Batchelor
Conte : L’arbre qui se comportait comme un chasseur - Centre Bouddhique International
Vesak - Michel Henri Dufour
La renaissance selon le bouddhisme ancien - Michel Henri Dufour
Autres textes
L’homéopathie uniciste - Alexandre Koehler
Principes opératoirs éternels - Khoa Nguyen
La dimension spirituelle dans le soin, besoins et chemins d’expression du patient, missions des accompagnants - Professeur Claude Rougeron
La transmission de l’éveil - Lama Denys
Le chemin de la Paix : Cultiver la compassion en réponse à la violence - Thich Nhat Hanh
Qu’est-ce que « le toucher structuré » ? - Tony Neuman
La méditation m’a sauvé - Phakyab Rinpoche et Sofia Stril-Rever
Jack Kornfield

Compassion et pardon par Jack Kornfield
Compassion et pardon par Jack Kornfield
Souvenirs d’Ajahn Chah par Jack Kornfield

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Essais


Une histoire de banque d’ovule

« des banques de sperme ! et pourquoi pas des banques d’ovules ! »

Par Jack Kornfield

Cette histoire est racontée par Jack Kornfield au cours d’un de ses « dharma talk ».

Il y a une lettre Georges Wald que j’aime beaucoup. Georges Wald est un biologiste de Harvard récompensé par le Prix Nobel biologie. Il écrivit cette lettre en réponse à une dispute qui surgit à propos du bien-fondé de la création d’une banque de sperme des Prix Nobel. Des féministes furieuses écrivirent pour dire : « des banques de sperme ! et pourquoi pas des banques d’ovules ! ». Ce à quoi il répondit :

Vous avez raison Pauline. Il faut un ovule et un spermatozoïde pour faire un Prix Nobel. Chacun d’eux a eu une mère et un père. Et quoiqu’on en dise la contribution du père est vraiment minimale.

Prix Nobel mis à part, il n’y a pas de problème technique majeur à créer une banque d’ovules. Il y a bien des problèmes mais ce n’est rien en regard de ceux rencontrés pour d’autres types de réacteurs nucléaires.

Mais pensez à un homme si orgueilleux qu’il insiste pour avoir un ovule supérieur provenant d’une banque d’ovules. L’ayant obtenu, il lui faut le fertiliser. Et quand il est fertilisé qu’en fait-il ? il s’approche de sa femme et lui dit : « chérie, j’ai là un ovule supérieur d’une banque d’ovules et je viens juste de le fertiliser. Pourrais-tu t’en occuper ? ».

« j’ai mes propres ovules à m’occuper » répondrait-elle. « tu sais ce que tu peux faire de tes ovules supérieurs ? Loue un utérus et, pendant que tu y es, loues-toi une chambre par la même occasion. »

Vous voyez, ça ne marcherait pas ! Car en vérité ce dont on a vraiment besoin, ce n’est pas d’un Prix Nobel, mais d’amour. Comment pensez-vous qu’on devient un Prix Nobel ? Par besoin d’amour. On en a tellement besoin qu’on travaille jour et nuit pour décrocher le Prix Nobel. Celui-ci n’est qu’un prix de consolation.

Ce qui importe est l’amour. Faites une croix sur les banques de sperme et les banques d’ovules. Banques et amour sont incompatibles. Si vous ignorez cela vous ne connaissez pas les banquiers. Alors pratiquez l’amour. Aimez un Russe. Vous serez surpris de découvrir que c’est plus facile que vous ne le croyez et vous verrez comment cela illuminera vos matinées. Aimez les requins, les Iraniens, les Vietnamiens, pas seulement ici mais partout. Quand vous serez devenu expert vous pourrez même vous essayer à aimer quelques uns de nos politiciens.

Commentaire de Jack :

« C’est l’autre voix. Il a dit cette chose incroyable que même un Prix Nobel est un prix de consolation parce que ce que les êtres humains désirent le plus est d’être honoré, d’être aimé, d’être reconnu. Et ce dont le monde a le plus urgent besoin est la compréhension qui fera que l’on ne se laissera pas prendre aux pièges des préjugés, de la peur et le la colère. »

Janvier 2001


http://www.vipassana.fr/





Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling