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Dr. Lobsang Tsultrim

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Une courte introduction à la Médecine Tibétaine

Par Dr. Lobsang Tsultrim

Dr. Lobsang Tsultrim

Le Dr. Lobsang Tsultrim Tsona est né en 1962. Il est le fils du Dr. Jamyang Tashi Tsona, ancien médecin personnel de Sa Sainteté le 14ème Dalai Lama et fondateur du Centre Médical Tibétain en Inde, connu sous le nom de Men-Tsee-Khang (Institut d’Astrologie et de Médecine Tibétaine).

En 1981, Dr. Lobsang Tsultrim a terminé son AISSCE (Certificat d’Etudes Secondaires) à l’École de l’orphelinat Tibétain. Il a étudié pendant un an avec le Dr. Jamyang Tashi Tsona. C’est en suivant ses bienveillants conseils que Dr. Tsultrim a rejoint en 1982, le Collège d’Astrologie et de Médecine Tibétaine, afin d’y étudier la Médecine Tibétaine. Il obtint son diplôme en 1986. Au cours de ses études, il prit des cours particuliers en Médecine Tibétaine et de Pharmacologie auprès du Dr. Jamyang Tashi Tsona.

En 1988, Dr. Tsultrim a commencé à soigner des malades tout en suivant des cours de docteurs hauts placés partout en Inde et à l’étranger. Il a travaillé durant douze ans dans différents services du Men-Tsee-Khang, notamment, celui de la Recherche et du Développement. Le Dr. Tsultrim a aussi dirigé la Clinique principale de McLeod Ganj à Dharamsala, en Inde. La résidence même du Gouvernement Tibétain en exile et de Sa Sainteté Le Dalaï Lama. Afin de pouvoir se rendre à diverses conférences, séminaires et consultations, le Dr. Tsultrim a beaucoup voyagé en Grande-Bretagne, Hollande, Autriche, Suisse, Pologne, Norvège, Suède, Allemagne, France, Danemark, Canada et au Japon.

Dr. Tsultrim a aussi servi en tant qu’Assistant Spécial Technique du Directeur de Men-Tsee-Khang, et Membre Secrétaire du Comité Médical et d’Astrologie de Haut Niveau. Il exerce aujourd’hui au F.A.M.T (la Fondation Allemande pour la Médecine Tibétaine, aux Pays-Bas.

IL enseigne régulièrement au centre Kalachakra .

Une courte introduction à la Médecine Tibétaine.

Dr. Lobsang Tsultrim.

" Sowa rigpa " ou " l’art de la guérison " est l’une des cinq grandes sciences de la culture tibétaine. Il s’agit de l’une des plus anciennes traditions de médecine au monde. Nous pensons que l’origine de cette tradition tibétaine est aussi ancienne que l’humanité. C’est parce qu’il a toujours été dépendant de la nature pour sa subsistance et sa survie, que l’homme et son besoin instinctif d’être en bonne santé, ajouté au savoir qu’il a accumulé, l’ont conduit à découvrir des remèdes provenant de ressources naturelles pour soigner des affections bénignes. Par exemple : appliquer des résidus d’orge provenant du " chang " (bière tibétaine) sur des parties enflées, boire de l’eau chaude pour combattre l’indigestion, et utiliser du beurre fondu sur les plaies ouvertes, sont certaines des thérapies provenant d’expériences pratiques qui ont progressivement formé les bases du développement de l’art de la santé au Tibet. Aujourd’hui, cet art est largement pratiqué au Tibet, en Inde, au Ladakh, en Mongolie, au Bhutan mais aussi en Russie. Avec la popularité croissante de la Médecine Tibétaine, les docteurs et astrologues tibétains étaient régulièrement conviés en Europe, au Canada, aux U.S.A., au Japon et beaucoup d’autres lieux en Inde pour des conférences, des séminaires, des consultations et des expositions.

Le concept de la Médecine Tibétaine

Le système Médical Tibétain est un système holistique qui se concentre sur la stabilisation à la fois de l’esprit et du corps. Il est dit que la cause première de toutes nos souffrances provient de marig-pa (l’ignorance) qui obscurcit notre esprit de la compréhension de la Loi de Causalité et de la réalité du phénomène. L’ignorance est la cause première d’une perception erronée. Ce qui va provoquer le Dod-chag (l’attachement), Zhe-sdang (la haine), gTimug (l’obscurcissement), qui engendreront trois « humeurs », rLung (l’énergie du vent), mKhris-pa (l’énergie de la bile) et Bad-Kan (l’énergie de la flègme). Trois troubles respectifs.

On dit que le corps est en bonne santé si ces trois « humeurs » sont en équilibre. Si elles perdent leur équilibre, le corps est considéré comme malade. Ces « humeurs » sont présentes dans chaque être humain et sont responsables de toutes les activités fonctionnelles et biologiques du corps.

Qu’est-ce que le rLung ? (prononcer Loong)

Rlung ou l’énergie du vent est le principe vital de notre corps et possède un lien direct entre l’esprit et l’état physiologique. Tous les mouvements de notre corps et ses organes, la respiration, la mastication, la digestion des aliments, les sentiments et émotions comme la nervosité, la peur, l’anxiété et la souffrance sont tous contrôlés par l’énergie du rLung. Il est aussi responsable de la dispersion des substances du corps au travers de la circulation du sang, la rétention et l’expulsion des fèces et de l’urine.

Lorsque le médecin diagnostique un trouble du rLung, il l’attribue généralement à un trouble du système nerveux, au cœur, au grand intestin, à une faible circulation, ou à un trouble de nature physiologique, etc.

Qu’est-ce que le mkhris-pa ? (prononcer tri-pa)

Mkhris-pa ou l’énergie de la bile est l’énergie de la chaleur du corps et se rapporte à l’élément du feu. Elle augmente la chaleur de la digestion, l’ absorption de la nourriture, la température du corps et est responsable de l’intelligence et de la compréhension, provoquant la soif et la faim ainsi que la clarté du teint. Quand le médecin diagnostique un trouble du mkhris-pa, il l’attribue généralement à un trouble du foie ou de la vésicule bilière, d’une infection ou une inflammation dans le corps ou à des problèmes de peaux.

Qu’est-ce que le Bad-Kan ?

Bad-kan ou l’énergie du flegme constitue le principe biologique de l’eau formé en prédominance par la terre et les éléments de l’eau. Elle cause le développement de toutes les « humeurs » du corps, la salive, les sucs gastriques et autres sucs. Elle prépare les aliments à l’assimilation, cause la digestion augmente la santé physique et rend le corps lisse. Elle stabilise l’esprit et aide à bien dormir. Quand le médecin diagnostique un trouble du Bad-kan, il l’attribue la plupart du temps à un trouble du système digestif, de l’intestin, du colon ou des poumons. Mais aussi à des prises de poids, un manque de circulation de l’eau, une baisse de l’énergie du rein, un oedème, etc...

Les causes immédiates des 3 « humeurs » :

Afin de maintenir un corps et un esprit sains, il est important de se concentrer sur les facteurs qui perturbent l’état de l’équilibre général.

1) Un régime malsain

2) Un comportement inapproprié

3) Une variation saisonnière

4) Des influences nuisibles

Un régime malsain : Il constitue l’une des principales causes des troubles. Pour cette raison, être prudent et savoir choisir les aliments appropriés en fonction des prédispositions de chacun est très important pour rester en bonne santé.

Des excès en aliments âpres (orge), légers (porc), ou amers (citron) provoqueront un trouble du rLung. Des problèmes du Mkhris-pa peuvent être générés par la prise d’aliments gras (beurre de cacahuètes), piquants (poivre noir) ou encore chauds (boissons alcoolisées). Le bad-kan peut être perturbé par la prise excessive d’aliments sucrés (chocolat), lourds (blé), légers (riz) ou huileux (beurre).

Un comportement inapproprié : rLung : les comportements tels la faim, l’insomnie, le chagrin, la perte abondante de sang, le fait d’être atteint d’une diarrhée ou de vomir, mais encore les activités physiques et mentales à l’excès provoquent des troubles du rLung. Ceux du mkhris-pa quant à eux, peuvent être dus à de fortes émotions telles : la colère, des expositions prolongées au soleil, une opération chirurgicale comme un lifting complet ou le fait de creuser un terrain accidenté ou de tomber d’une falaise. Des actions comme : rester dans des endroits humides trop longtemps, manger de trop puis, se reposer, dormir la journée, prendre des fruits verts ou du blé pas mûr, nager dans une eau froide trop longtemps, prendre de la nourriture crûe en excès et s’alimenter en trop grande quantité seront les causes d’un trouble du Bad-kan.

Une variation saisonnière : Afin de se maintenir en bonne santé, il est nécessaire de comprendre les changements du corps au fil des différentes saisons. Le comportement saisonnier varie en accord avec les six saisons de l’année. Ces saisons sont réparties selon le calendrier tibétain. Au cours d’un changement de saison, un changement se produit dans la transformation de l’énergie du corps. En outre, il est important de se vêtir et de se nourrir en fonction de ces saisons.

Des influences nuisibles : Les esprits malveillants ne peuvent être vus, mais ils peuvent néanmoins soudainement affecter les « humeurs ». Ces influences font particulièrement ressentir, lorsqu’un patient ne réagit à aucun traitement, et ce, en dépit de l’exactitude du diagnostic et de l’efficacité du traitement. Les troubles doivent alors être traités par le biais de médicaments et rituels spéciaux.

Les méthodes de diagnostic : Les signes visibles et les symptômes constituent le moyen le plus efficace de diagnostiquer un trouble. De plus, les Docteurs tibétains utilisent les techniques de diagnostics suivantes :

La méthode qui permet de diagnostiquer les troubles dans la Médecine tibétaine est constituée de trois principales techniques :

1) L’observation : Qui inclue la vérification de l’état de la langue et des urines du patient. L’analyse des urines est l’une des plus importantes techniques de diagnostic. On compte huit points essentiels dans cette analyse :

a) La préparation
b) Les conditions préalables à l’examen des urines
c) Le récipient pour l’urine
d) La transformation
e) L’urine d’un patient en bonne santé
f) L’urine d’un patient malade
g) L’urine d’un défunt
h) Les esprits malins de l’urine

Les Docteurs tibétains observent la couleur de la langue, ses aspérités, sa texture etc.. afin de déceler des troubles.

2) La palpation : Elle se réfère aux sensations que le Docteur ressentira avec ses mains à divers endroits du corps et points vitaux du patient. La prise du pouls fait partie de cette méthode. La prise du pouls se décompose en 13 points.

a) La préparation
b) Les conditions préalables à la prise de pouls
c) L’endroit de la prise de pouls
d) Variation de la force de la pression sur le poignet
e) Les techniques de lecture du pouls
f) Les pouls diathésiques
g) Les pouls saisonniers
h) Les septs spéciales prises de pouls
i) Les pouls des patients sains et ceux des patients malades
j) Les pouls des défunts
k) Les pouls classiques et les pouls spécifiques
l) Les pouls d’esprits malins
m) Le pouls de la force vitale (bla)

3) Histoire : Elle comprend un large éventail de questions concernant la manifestation des signes et des symptômes caractérisés par la nature des troubles spécifiques. Troubles censés correspondre avec les causes et l’environnement de la maladie et qui aident le médecin à prononcer le diagnostic.

Le traitement :

1. Traitement général : Après un examen attentif des manifestations des trois perturbations humorales (rLung, mKhris-pa et Bad-kan) et des symptômes, des traitements sont prescrits. Au départ, les patients sont traités par la phytothérapie. Habituellement, les médecins tibétains prescrivent des médicaments par voie orale à prendre trois fois par jour. Toutes les pilules doivent être réduites en poudre et prises avec de l’eau chaude. Nos médicaments sont fabriqués à base de mélanges d’herbes et la philosophie qui sous tend la médecine tibétaine insiste sur la douceur, le bien-être du patient et évite de l’accabler de médicaments trop puissants. Ce qui implique que l’efficacité du traitement n’est pas immédiate. Les malades doivent être patients et prendre leurs pilules régulièrement mais aussi, ils doivent suivre les instructions de leur médecin à la lettre. Le traitement comprend les médicaments, un régime, un changement d’attitude et quelques techniques thérapeutiques.

2. D’autres modes d’actions pour traiter les patients sont l’application de thérapies externes, classées en deux catégories : douces et plus radicales. Les thérapies douces sont : les massages, les applications externes chaudes ou froides, l’hydrothérapie, la vapeur, les bains chauds d’eau de source etc… On les appelle ainsi parce que les traitements sont si doux que les patients les accepteront sans crainte. Les thérapies comme les ventouses faites de cupules en cuivre, l’acupuncture avec des aiguilles d’or, la moxibustion et la saignée sont plus violentes et douloureuses et donc, plus difficiles à accepter par les patients. Habituellement, le type de traitement dépendra de la maladie même dont souffrira les patients et de sa gravité.

Fondation pour la Préservation de la Tradition Mahayana (FPMT)
Centre Kalachakra - Centre de bouddhisme tibétain
5, passage Delessert - 75010 Paris
Tél/Fax : 01 40 05 02 22


http://www.centre-kalachakra.net/





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