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Une brève histoire du Vinaya

Peu avant son Parinirvana le Bouddha Shakyamouni confia aux Arhats la responsabilité de préserver et de transmettre la Doctrine jusqu’à la venue du Bouddha Maitreya. Seize de ces grands Arhats firent voeu de rester dans le monde jusqu’à ce moment là.

Par FPMT

Peu avant son Parinirvana le Bouddha Shakyamouni confia aux Arhats la responsabilité de préserver et de transmettre la Doctrine jusqu’à la venue du Bouddha Maitreya. Seize de ces grands Arhats firent vœu de rester dans le monde jusqu’à ce moment là.

Peu après le Parinirvana eut lieu le Premier Concile durant lequel cinq cents Arhats à la mémoire infaillible proclamèrent les Enseignements tels que formulés par le Bouddha. Selon la tradition mahayaniste, prit place simultanément une grande assemblée de Bodhisattvas, présidée par Samantabhadra, Manjoushri, Vajrapani et Maitreya qui proclamèrent les Enseignements du Grand Véhicule. Après cela on pense que ces Enseignements furent pratiqués en secret et aussi transmis à d’autres mondes. Le mode de pratique se poursuivit jusqu’au Troisième Concile qui eut lieu aux environ du premier siècle de l’ère Chrétienne et durant lequel cinq cents Bodhisattvas consignèrent par écrit les Soutras du Mahayana à l’aide des visions de Manjoushri, Maitreya et d’autres.

On pense même que certains de ces Soutras furent écrits avant même ce Troisième Concile. Dès lors le Mahayana se développa en Inde jusqu’au douzième siècle. Deux des principaux centres d’étude et de pratique furent les universités monastiques de Nalanda et Vikramashila.

La tradition du Vinaya joua un rôle majeur dans la présentation et la préservation même du Dharma et possède sa propre histoire.

Au tout début les moines étaient ordonnés par un simple coup d’oeil, un geste ou un mot du Bouddha. Lui-même montrait l’aspect d’un moine ordonné comme une expression naturelle de son Illumination. Avec le temps une cérémonie d’ordination fut établie. Cette cérémonie requiert la présence de dix ou au moins cinq moines présents pour être valide.

A l’origine les moines n’avaient pas de domicile fixe sauf durant la saison des pluies ; plus tard ils commencèrent à s’installer dans des monastères de manière à mieux intégrer leurs pratiques.

Environ cent quarante ans après le Parinirvana, au Concile de Patalipoutra, le Sangha se divisa en deux écoles principales : les Sthaviravadines et les Mahasanguikas. Cette division avait pour base leurs interprétations différentes d’aspects secondaires de la doctrine et des règles monastiques.

A l’époque d’Ashoka, quelques deux cents ans après le Parinirvana, le nombre d’écoles avait crû jusqu’à dix-huit. Ces divisions n’entraînèrent pas d’hostilité, toutes les écoles acceptant les aspects fondamentaux des enseignements du Bouddha et partageant communication et hospitalité. Aujourd’hui seuls deux de ces dix-huit subsistent : les Moulasarvastivadines et les Théravadines. Toutes deux dérivent des Sthaviravadins.

Les Moulasarvastivadines se répandirent dans le nord et servirent de support monastique au Mahayana. Leur lignée remonte au fils du Bouddha, Rahoula. Les Théravadines eux, se répandirent principalement dans le sud-est asiatique. Quand aux Mahasanguikas, ils disparurent complètement. Au Tibet le Vinaya Moulasarvastivadine s’établit suivant trois lignées : Mad (dans l’est), Tod ( dans l’ouest), Ka.Che (en provenance du Cachemire). Au huitième siècle, durant le règne du deuxième roi religieux, Trison Detzen, qui avait invité Padmasambhava et Shantarakshita au Tibet, Samyé le premier Monastère du Tibet fut construit et les sept premiers moines et trois cents premiers novices furent ordonnés.

Avec l’aide des rois religieux, la Doctrine et le Vinaya prospèrent au Tibet. Puis vint le temps du roi Lang Darma qui réprima le Bouddhisme si violemment qu’il ne resta plus suffisamment de moines pour procéder la cérémonie d’ordination. Après sa mort, les trois moines tibétains restant rétablirent le Vinaya avec l’aide de deux moines chinois. Puis lentement, avec l’arrivée des grands maîtres indiens, les monastères et la pratique du Vinaya, furent complètement restaurés.

Durant plus de mille ans le Dharma, et donc la pratique du Vinaya, trouva au Tibet, un havre loin des musulmans fanatiques qui dévastèrent l’Inde. Avec l’invasion chinoise du Tibet et la destruction de la culture et du mode de vie tibétains qui s’ensuivirent, la pratique du Bouddha Dharma, avec le Vinaya comme fondation, retourna dans le sous continent indien, d’où il se propagea en Occident.

Afin que le Dharma prospère, nous prions pour que le Sangha occidental puisse continuer à croître en force et stabilité, prendre part à la propagation du Dharma et suivre l’exemple des maîtres du passé.

Mars 2001

Fondation pour la Préservation de la Tradition Mahayana (FPMT)
Centre Kalachakra - Centre de bouddhisme tibétain
5, passage Delessert - 75010 Paris
Tél/Fax : 01 40 05 02 22


http://www.centre-kalachakra.net/





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