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Edith Sizoo

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> Bouddhisme > Intégration > Société > Solidarité internationale


Treize pièges à éviter quand on invite des artistes étrangers

Les pièges à éviter lorsque vous invitez des artistes d’autres continents

Par Edith Sizoo

Vous invitez des artistes d’autres continents…

… pour qu’ils se manifestent en Europe

… pour sensibiliser les gens de chez nous à la richesse de leurs cultures

… pour créer des espaces de découverte des autres et de soi

… pour déclencher une interaction interculturelle

… pour animer un projet de société

… ou simplement parce que c’est gai

1. L’art c’est comme l’eau de javel

Ou : éviter de croire que les manifestations culturelles vont faire disparaître miraculeusement les sombres images de l’autre qui sommeillent en nous, pour les remplacer par des images belles et limpides ( " l’autre est bien " ).

2. Black is beautiful

Ou : les arts n’évoquent pas d’office une image rassurante de l’autre, une image qui nous rapproche de lui ( masques africains, danses, photos, peintures... ). Ils peuvent, au contraire, avoir un effet de mise à distance à cause d’un sentiment de peur ou de déplaisir.

3. Les danses africaines et la peinture chinoise dans le meme panier

Ou : les différentes formes d’art peuvent avoir des effets différents sur l’imagination des gens. Comment accompagner leur présentation ?

4. Le tam tam c’est l’Afrique

Ou : la culture africaine n’existe pas. L’Afrique n’est pas un gigantesque tam-tam. La présentation répétée d’une même forme d’art réduit une culture à une dimension. Les cultures africaines sont complexes et pas univoques. Il y a toujours interaction entre l’ancien et le nouveau. Elles bougent.

5. Le public aime ça

Ou : le public n’existe pas. Quel public viser pour quelle forme d’art ?

6. Les femmes portent la culture, les hommes font l’art

Ou : faire émerger les femmes comme créatrices artistiques.

7. L’art pour l’art n’y connait rien

Ou : les ONG ne sont pas les seules détentrices de la vérité du Sud ni des bonnes méthodes pédagogiques. En plus, elles ne sont pas des connaisseurs de l’art. Chercher à compléter plutôt qu’à remplacer le monde professionnel des institutions qui ont comme vocation primaire les arts et le culturel.

8. Le public ... cible ... de notre sens

Ou : éviter le piège de la séduction à tout prix. Si les gens n’ont pas envie d’être sensibilisés à vos idées, c’est leur droit.

9. Ils ont beau danser, ils ne savent pas se developper

Ou : éviter de présenter les arts comme déconnectés de la dynamique culturelle qui soutient tout processus d’un peuple en marche. Choisir des arts en fonction de leur insertion dans la société dont ils proviennent : animés par les gens sur place, reconnus, véhiculés ; l’artiste symbolise quelque chose qui se vit dans son espace local ou régional.

10. Eux, leur richesse, c’est leurs tripes

Ou : éviter de réduire l’apport des peuples d’autres continents à la seule richesse dite culturelle. Ne pas inviter à aller chercher chez l’autre un complément à nos états d’âme. Ne regardons pas la culture de l’autre sans regarder la nôtre. Autrement dit : éviter de suggérer de fausses complémentarités.

11. Eux ils s’exposent, nous on se repose

Ou : éviter le consumérisme passif. Si l’objectif est l’ouverture d’esprit, stimuler l’interaction entre artistes et public.

12. Attendez-vous à l’inattendu

Ou : éviter de croire qu’on peut gérer le public. Remarquez les effets non-voulus.

13. Et qui fait la vaisselle ?

Ou : dès le départ prévoir comment et avec qui faire l’évaluation et le suivi. Quelles possibilités offrir pour faciliter le passage de l’émotion spontanée à l’intérêt plus durable ?

1999

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