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Toutes les vertus thérapeutiques du thé

Aujourd’hui, de nombreuses recherches montrent que le thé est une source d’antioxydants puissants qui renforcent les défenses naturelles et ralentissent le vieillissement en protégeant l’organisme des effets nocifs des radicaux libres.

Par Jeanne Dumont

[]Les différentes qualités de thé

Le théier, de la famille des camélias, fut classifié par le botaniste suédois Linné en 1753 sous le nom de Camelia sinensis. Contrairement à ce que l’on a longtemps cru, il en existe peu de plants différents, et leur très grande variété provient en fait du sol, du climat et surtout de la préparation à laquelle sont soumises les feuilles.

Ainsi les thés verts, fermentés ou semi-fermentés ne sont pas issus de plants différents, mais résultent de préparations spécifiques.

De même, la qualité d’un thé dépend de l’époque de la cueillette et des feuilles récoltées. La cueillette peut commencer à partir de la troisième année de plantation et s’échelonne, en Chine, d’avril à octobre. Cependant, les deux premières cueillettes de printemps sont considérées comme les meilleures, car la lumière du soleil, douce en cette saison, n’a pas encore nui à la qualité des feuilles.

La cueillette dite impériale, qui ne comprenait que le pekoe (bourgeon) et une feuille a pratiquement disparue. La cueillette fine, rare de nos jours, comprend le pekoe et deux feuilles. Au-delà de trois feuilles, la qualité du thé devient très moyenne ; hélas, pour augmenter les rendements il est aujourd’hui fréquent de récolter jusqu’à dix feuilles, ce qui ne permet d’obtenir que des thés de médiocre qualité.

[]Les composants du thé

La feuille de thé ne contient pas moins de 350 constituants, dont :

-  40% de glucides

-  20% de protides

-  2% de lipides

-  9% de minéraux (dont Manganèse, Potassium, Magnésium, Fluor…)

-  De nombreuses vitamines du groupe B (B1, B2, B3), de la vitamine C (dans le thé vert), et de la vitamine P favorisant l’élasticité des vaisseaux sanguins.

Enfin, bien sûr, le thé contient de la théine, dont les effets sont, fort heureusement, modérés par la présence de polyphénols.

[]Une action anti-radicaux libres

Les radicaux libres, capables d’altérer les protéines, les lipides et l’ADN, et ainsi de contribuer au vieillissement prématuré, aux cancers et aux maladies cardio-vasculaires, apparaissent en excès dans l’organisme sous l’effet de la pollution atmosphérique, du tabac, de l’exposition au soleil ou de la réaction du système immunitaire.

Pour s’en protéger, il importe de prévoir, dans son alimentation, suffisamment de substances antioxydantes, telles que les fruits et légumes, les vitamines E et C… et les flavonoïdes.

Or, des études expérimentales récentes ont établi que les flavonoïdes dérivés du thé jouent un rôle important dans la protection contre le dommage causés par les radicaux libres. Ces flavonoïdes pourraient ainsi aider à réduire la croissance de la plaque athéromatheuse qui constitue la première lésion de la maladie coronarienne.

Il est donc aujourd’hui prouvé que le thé vert et le thé noir ont des propriétés antioxydantes, et qu’ils comptent parmi les boissons les plus actives. En fait, le thé a même une activité anti-oxydante quatre fois supérieure à celle des vitamines E et C.

De plus, les antioxydants du thé sont maintenant connus pour avoir une activité biologique favorisant une meilleure résistance aux agressions telles que la pollution ou l’alimentation carencée.

En bloquant l’oxydation des acides gras et en limitant le développement des radicaux libres, ils ralentissent indéniablement le processus de vieillissement de l’organisme.

[]Une action anticancéreuse

D’après une étude publiée dans le revue Nature du 5 juin 1997, par une équipe du collège médical de l’Ohio, le thé vert aurait des vertus anticancéreuses et serait, plus précisément, capable de prévenir le cancer de la prostate et du sein.

Ces chercheurs ont notamment démontré que les polyphénols que contient le thé vert auraient une activité anti-urokinase. L’urokinase est une enzyme nécessaire à la production des métastases. Or, les inhibiteurs de l’urokinase connus à ce jour ont, soit une activité trop faible, soit un taux excessif de toxicité.

D’où l’intérêt de boire du thé vert !

[]Une action anti-cholestérol

Parmi les nombreuses études scientifiques de ces dernières années, deux d’entre elles méritent plus particulièrement d’être retenues pour leurs approches différentes de l’action du thé sur le cholestérol.

La première a eu lieu en 1986, où 86 patients ont été hospitalisés pour hypertension ou maladies coronariennes au département de médecine interne de l’université de Kumming (Yunnan). Pendant deux mois, 55 d’entre eux absorbent chaque jour quinze grammes de thé Pu-erh Cha en trois prises. Les 31 personnes restantes reçoivent un traitement médicamenteux classique aux Etats-Unis à l’époque : le PCIB. Les habitudes alimentaires des patients n’ont pas été modifiées, et aucun autre traitement n’a été suivi au cours de la période considérée. Les résultats font apparaître que le PCIB et le thé ont une action comparable, et particulièrement significative sur le cholestérol. Par contre, le PCIB agit de façon plus efficace sur le taux des triglycérides. Mais il n’en demeure pas moins que le thé, lui, ne produit aucun effet indésirable.

Enfin, dernièrement, le British Medical Journal a publié dans son numéro du 18 mars 1995 une étude épidémiologique de deux chercheurs japonais. Ceux-ci ont menés leur étude sur les habitants d’une petite ville du Japon, dont la population est régulièrement examinée depuis 1986, et dont les habitudes alimentaires étaient depuis toujours largement portées sur le thé vert.

Sur une population de plus de mille personnes âgées de plus de 40 ans, le taux de cholestérol total et de triglycérides serait significativement plus bas chez les grands buveurs de thé, avec une augmentation du bon cholestérol et une diminution du mauvais cholestérol, c’est à dire une réduction du risque d’athérome.

[]L’important, c’est la feuille !

Bien sûr, de tels résultats ne s’obtiennent pas en buvant occasionnellement une tasse d’un thé quelconque ! Il convient, pour obtenir des effets thérapeutiques, de boire des thés de qualités supérieures.

Il faut savoir, en effet, que plus de 80% des principes actifs du thé se trouvent dans les meilleures feuilles, c’est à dire les trois premières et les bourgeons, dans les proportions suivantes :

-  Bourgeon : 26,5%

-  1ère feuille : 25,9%

-  2ème feuille : 20,7%

-  3ème feuille : 17,1%

Les feuilles des tiges inférieures ne contenant plus que 5% de principes actifs.

D’autre part, lorsque l’on veut agir contre le cholestérol, le thé doit être préparé en décoction de cinq à sept minutes, et bu chaud après les repas.

Enfin, rappelons que le thé a aussi, tout simplement, des vertus digestives incomparables, qu’il améliore le transit intestinal… et réduit l’embonpoint.

Octobre 2000






Buddhaline

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