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Tourner son esprit : Renoncer aux causes de la souffrance

Par Nyoshul Khen Rinpotché

En quoi le Dharma est-il non seulement utile mais nécessaire ? Pour répondre à cette question, commençons par regarder autour de nous et réfléchissons à notre situation à tous, dans ce monde, sans nous voiler la face. Ne voyons-nous pas que le point commun à tous les êtres est la souffrance ?

Nous souffrons tous d’une manière ou d’une autre. Un patron a des souffrances de patron et un employé des souffrances d’employé. Quand vous voyez le premier passer dans la rue, vous pensez peut-être : « Il jouit d’une position sociale élevée, il vit dans une grande maison et conduit une belle voiture : il doit être heureux. » Mais cela correspond rarement à la réalité. Cet homme souffre, lui aussi. Il a peut-être peur de perdre sa place et de trop se surmener, il est peut-être rongé par l’ambition, il veut s’élever dans la hiérarchie sociale, devenir ministre. Il a peut-être aussi de graves soucis familiaux, et la liste de ses autres problèmes est probablement longue. Même le président d’un grand pays comme les États-Unis s’inquiète de ne pas être approuvé ou de ne pas réussir à influencer le reste du monde. Quand bien même il y réussirait, il serait encore hanté par l’urgence de garder le contrôle des évènements. L’employé ordinaire, quant à lui, est obligé de courir ici et là au gré des ordres de ses supérieurs, son travail est fastidieux et mal payé.

Est-il possible de trouver une solution à ces problèmes ? Dans le monde ordinaire, la réponse est probablement non. Vous pensez peut-être qu’en donnant mille euros à un mendiant, vous le rendrez heureux. Pendant quelques temps, sans doute. Mais bientôt, au lieu de se contenter de mille et d’apprécier le fait de pouvoir manger à sa faim et de se vêtir, il voudra deux milles. Courir après les possessions ne rend jamais heureux, car les efforts que l’on fait pour les acquérir, les protéger et les accroître sont déjà en soi une souffrance. Richesse et pouvoir ne satisfont jamais personne. Si c’était le cas, cela se saurait.

Pensez aussi au nombre de ceux qui souffrent parce qu’ils sont invalides, malades dans un hôpital, mourant de faim ou victimes des guerres. Pensez aux familles déchirées par les querelles ou privées d’un être cher qui vient de mourir. Ce n’est peut-être pas le cas pour vous en ce moment, mais qui sait quand votre tour viendra ?

Bien que le monde moderne ait atteint un degré inimaginable de développement dans les domaines scientifique et technologique, il n’existe aucune machine ni aucune astuce pour mettre fin au mal-être et produire le bonheur.

En finir avec la souffrance – pas seulement en soignant ses symptômes mais en éradiquant sa cause première -, c’est précisément ce à quoi vise l’enseignement du Bouddha.

Alors comment faut-il s’y prendre ? Il faut d’abord prendre conscience que la vraie cause de la souffrance ne se trouve pas à l’extérieur de soi, mais à l’intérieur. On souffre à cause de l’attachement, du désir, de la malveillance, de la haine, de l’orgueil, de la jalousie, et des autres émotions négatives. Ces émotions sont de véritables toxines mentales, car elles s’appuient sur une méprise et n’aboutissent qu’à de la souffrance, comme le montre clairement l’enseignement du Bouddha mais aussi une réflexion sincère et lucide. C’est pourquoi la véritable pratique spirituelle consiste à s’occuper de son propre esprit.

L’esprit est très puissant, il peut créer le bonheur comme le malheur, le paradis comme l’enfer. Si, à l’aide du Dharma, vous parvenez à éradiquer vos poisons intérieurs, rien d’extérieur ne pourra plus vous affectez négativement, mais tant que ces poisons resteront mêlés à votre esprit, vous ne trouverez nulle part au monde le bonheur que vous désirez.

L’entraînement de l’esprit constitue le but essentiel du Dharma. C’est une vaste tâche que l’on peut résumer ainsi : le puissant attachement au « moi » et au « mien », que nous entretenons par habitude et qui se fonde sur une perception erronée des choses, engendre une multitude de concepts, d’émotions et de tendances qui sont eux-mêmes cause de méprise et de souffrance. Cet attachement « me » fait souffrir parce que je n’obtiens jamais vraiment ce que « je » veux et que je suis sans cesse confronté à ce que « je » ne veux pas.

En découvrant la nature fondamentale de l’esprit et en méditant maintes et maintes fois sur elle, on dissout peu à peu l’attachement au « moi ». Parmi toutes les méthodes qui permettent d’y parvenir, la plus profonde est la pratique de l’esprit d’Éveil, ou bodhicitta, caractérisé par l’amour altruiste et la compassion. Ëtre empli d’amour pour tous les êtres et considérer autrui comme plus important que soi-même constitue le fondement même de la voie.

Source : Bouddha Bouddhisme Enseignements
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