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Tibet, reconstruire, préserver, partager...

De nombreux efforts sont déployés de par le monde pour sauver la tradition bouddhiste tibétaine avant que le génocide culturel dont elle fait l’objet ne l’ait à jamais anéantie. Le droit à la culture est l’un des aspects les plus fondamentaux

Par Matthieu Ricard

De nombreux efforts sont déployés de par le monde pour sauver la tradition bouddhiste tibétaine avant que le génocide culturel dont elle fait l’objet ne l’ait à jamais anéantie. Le droit à la culture est l’un des aspects les plus fondamentaux des droits de l’homme. Ceci est un point particulièrement vital pour le peuple tibétain dont l’identité repose presque entièrement sur sa culture. Les événements des trente dernières années ont détruit six mille centres d’études, monastères et bibliothèques qui étaient les foyers de la riche culture bouddhique qui s’est épanouie au Tibet depuis le VIIIe siècle.

L’avenir du Tibet dépend de la détermination des Tibétains oppressés dans leur pays et d’une minorité exilée, libre mais vulnérable, ainsi que de l’aide qui leur est apportée. Leur culture est encore vivante ; il est donc essentiel que nous considérions qu’elle n’est pas seulement l’héritage de six millions de Tibétains mais qu’elle fait partie intégrante du patrimoine mondial qu’il nous appartient de préserver.

Le monastère de Shéchèn, l’un des hauts lieux de la spiritualité bouddhiste, est le coeur d’un réseau qui comptait près de cent-soixante monastères. Tous, sans exception, ont été détruits. Shéchèn fut fondé en 1695 par Rabjam Tenpai Guialtsèn qui avait été envoyé à l’est du Tibet, dans la province du Kham, par le cinquième Dalaï-lama (1617-1682) avec pour mission d’y fonder un monastère de l’ordre Nyingma. Une fois arrivé au Kham, Rabjam Tenpai Guialtsèn eut une vision dans laquelle Padmasambhava le chargeait de construire un monastère près d’un rocher blanc dont la forme évoquait un lion bondissant. "D’immenses bienfaits en résulteront pour les enseignements du Bouddha," ajouta Padmasambhava. Shéchèn, qui devint rapidement l’un des six principaux monastères de l’ordre Nyingma. En 1985, lorsque Dilgo Khyentsé Rimpotché (1910-1991), l’un des plus remarquables maîtres spirituels de notre siècle, revint au Tibet après vingt-cinq ans passés en exil, il ne trouva que des ruines.Grâce à son inspiration et à l’inaltérable force d’âme des Tibétains, le monastère est à présent aux trois-quarts reconstruit.

A partir de 1980, Khyentsé Rimpotché fit construire, au Népal, un autre monastère de Shéchèn. Pendant près de dix ans, maîtres d’oeuvres, tailleurs de pierres, sculpteurs, peintres, orfèvres et costumiers oeuvrèrent afin de faire de ce monastère du Népal l’un des plus beaux exemples de l’art tibétain en exil. Sous l’inspiration de Khyentsé Rimpotché, de nombreux projets furent menés à bien :

Au Tibet :

* La restauration presque complète du monastère princi-pal de Shéchèn.

* La restauration, selon les voeux de Khyentsé Rimpotché, d’une grande statue du Bouddha, à Derguè, la capitale du Kham au Tibet oriental.

* La renaissance d’un centre de retraite et d’un collège monastique.

Au Népal :

* Le monastère de. Shéchèn où deux cents moines sont formés aux rituels, à la musique et à la danse.

* Une école élémentaire où étudient soixante d’enfants.

* Un collège philosophique dont les nouveaux bâtiments, une fois achevés, offriront à une centaine d’étudiants un cycle de neuf ans d’études. Un premier groupe d’étudiants de Shéchèn viennent de terminer ce cycle de neuf ans qu’ils ont effectué dans des locaux provisoires.

* Une école de peinture traditionnelle dans laquelle vingt- cinq apprentis, hommes et femmes, suivent une forma-tion de six ans.

* Des archives qui abritent l’une des collections iconographique les plus riche du monde (13.000 clichés sur l’art, la tradition, les maîtres spirituels et les paysages du Tibet). Un travail considérable est actuellement en cours pour graver cette collection sur une centaine de CD-rom. Au Bhoutan :

* Une nonnerie, située à Sisinang, dans laquelle vivent et étudient vingt-cinq nonnes.

* Un centre de retraite dans la vallée de Paro ou six pratiquants ont effectué une retraite de 3 ans.

In Inde :

* A Bodhgaya, un monastère qui abrite une bibliothèque, un Institut d’Etudes Tibétaines Nyingmapa qui organise un séminaire chaque hiver, et une auberge pour les pèlerins, nombreux en ce lieu où le Bouddha atteignit l’Eveil il y a deux-mille cinq cents ans.

* "Shéchèn Publications" qui, sous l’égide de Khyentsé Rimpotché, a publié prés de trois cents volumes de textes dont certains étaient des exemplaires uniques. plus de 10,000 livres ont été imprimés et mis à la disposition des monastères, universités et centres d’études. Nous avons également fait parvenir de nombreux ouvrages au Tibet où ils constitueront l’un des éléments principaux d’une renais-sance vivement espérée.

PROJET EN COURS

Poursuivant la vaste activité déployée par Khyentsé Rimpotché, le présent abbé du monastère de Shéchèn, Rabjam Rimpotché, souhaite réaliser quelques projets dignes d’êtres soutenus :

Au Tibet oriental (province du Kham) :

1. Reconstruction de monastères qui sont les seuls lieux où les jeunes générations peuvent espérer recevoir une éducation tibétaine authentique. Non seulement les études philosophiques, mais la littérature et la langue tibétaine sont gravement en danger. Une trentaine de monastères sur les cent -soixante qui étaient affiliés à Shéchèn ont été reconstruits, mais il reste énormément à faire.

2. Les nonneries sont souvent encore plus démunies que les monastères abritant les moines. Récemment, grâce à une aide privée, nous avons pu aider une cinquantaine de nonnes à reconstruire leur monastère dans la région de Cham do. Bien d’autres ont besoin d’aide.

3. La construction d’habitations pour les étudiants du Collège philosophique de Shéchèn. De nombreux étudiants voudraient y étudier, mais les logements existants ne permettent de loger qu’une trentaine d’entre eux.

4. Nous souhaitons établir quelques postes médicaux dans la région de Shéchèn, peuplée principalement de nomades qui n’ont sur place aucun accès aux soins. De nombreuses femmes meurent en couches et la lèpre reste un problème tragique dans certaines vallées comme celle de Dénkhok.

Au Népal :

5. Etablissement d’un centre de retraite où les moines pourront se consacrer à la vie contemplative. Nous avons acquis un terrain idéalement situé face à l’Himalaya et espérons pouvoir construire un cloître pour la retraite traditionnelle de trois ans et des ermitages individuels.

6. Une clinique, qui nous souhaitons bâtir sur le terrain du monastère pour la popu-lation des environs et pour les nombreux pèlerins qui viennent du Tibet et des montagnes népalaises. Cette clinique offrirait des consultations de médecine générale, des soins dentaires, un centre de conseils aux malades (qui ont souvent tendance à interrompre leur traitement prématurément, celui de la tuberculose par exemple) . Elle comprendrait également une section de conseil réservée aux femmes. Un département de la clinique sera consacré à la médecine traditionnelle, ce qui permettrait au médecin tibétain d’adresser certains malades graves à la clinique allopathique. Des médecins et dentistes occidentaux ont déjà proposé de faire des séjours réguliers dans la clinique.

Au Bhoutan :

7. Du fait du nombre croissant de moniales qui souhaitent vivre dans la nonnerie Sisinang, il devient urgent de construire de nouvelles habitations et de restaurer les cellules vétustes qui existent.

En Inde :

8. Nous souhaiterions organiser une clinique mobile, dans un mini-bus aménagé, afin d’offrir une aide médicale aux populations vivant dans les campagnes aux environs de notre monastère de Bodhgaya, situé dans l’un des états les plus pauvres de l’Inde, le Bihar.

9. En conformité avec une prédiction de Jamyang Khyentsé Wangpo (1820-1892), Khyentsé Rimpotché avait formulé le voeu, de construire un stoûpa dans chacun des huit hauts lieux où vécut le Bouddha Shakyamouni en Inde et au Népal. La construc-tion de ces stoûpas est une oeuvre spirituelle dédiée à la paix dans le monde. Goutte ou vague, vos contributions rejoindront l’océan des efforts déployés pour permettre la sauvegarde et la renaissance de la tradition tibétaine.

Matthieu Ricard

( assistant de Shéchèn Rabjam Rimpotché)

Pour avoir plus de renseignements, vous pouvez nous écrire à : Shechen Monastery, P.O. Box 136, Kathmandou, Népal/fax 977 1 470 215 Email : shechen@wlink.com.np Si vous souhaitez apporter un soutien matériel à ces projets, vous pouvez le faire : par chèque en faveur de Shechen Mahabuddha Vihara, envoyé à Rabjam Rimpotché P.O. Box 136, Kathmandu, Népal Par virement bancaire en faveur de Shechen Mahabuddha Vihara, compte No. 60859-42, Nepal Indosuez Bank, Durbar Marg, Kathmandu, en mentionnant le projet auquel vous souhaitez contribuer.

Le site de Matthieu Ricard
Ses photos, publications, blog ...
http://www.matthieuricard.org

Dilgo Khyentsé Fellowship
La fondation Dilgo Khyentsé Fellowship est dédiée à la poursuite et au développement des activités de Dilgo Khyentsé Rinpoché.
http://www.shechen.org/

KARUNA
L’Association KARUNA a été créée, en France pour accompagner les programmes humanitaires de Matthieu Ricard
http://www.karuna-shechen.org






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