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Jacques Peret

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Stérilisation forcée des femmes tibétaines

La soirée organisée par l’association Briancon Urgence Tibet et Amnesty International ce samedi 19 mai a offert au public nombreux une prestation de grande qualité grâce, entre autre, à la participation de notre amie Passang, porte parole du groupe des Femmes Tibétaines en Suisse. Avec beaucoup de douceur et de compétence, elle a décrit le sort terrible qui est fait aux femmes tibétaines par l’occupant chinois. Le constat est accablant et ne peut laisser insensibles les femmes et les hommes libres de
notre pays.

Par Jacques Peret

Les Tibétaines privées du droit à la liberté de procréer

Le Tibet est si faiblement peuplé qu’il ne se pose aucun problème de surpopulation et il n’y a aucune nécessité d’une politique de planification familiale.

Le gouvernement chinois réglemente la planification familiale au Tibet et limite le nombre de naissances d’enfants tibétains. Selon la loi chinoise, la règle « une famille, un enfant », n’est applicable qu’aux minorités ethniques de plus de 1O millions d’âmes. Les Tibétaines devraient être exemptées. Cependant, même si les Tibétaines ne peuvent être soumises à la politique de planification, les restrictions locales sont tout aussi contraignantes. Les autorités locales sont, en effet, autorisées à décider de leurs propres mesures spécifiques en matière de population. Les femmes tibétaines sont privées de leur liberté de choix. Si une femme tibétaine veut se présenter à un poste de travail, elle doit d’abord subir un test de virginité pour déterminer si elle est apte au travail. Si elle réussit ce test, elle doit promettre de ne pas se marier ou avoir des relations sexuelles pendant 3 ans. Outre l’imposition du nombre d’enfants, d’espacement entre les naissances, les Tibétaines sont souvent harcelées chaque semaine ou mois par des examens vaginaux. Si une femme n’a plus ses règles, elle doit prendre une pilule bleue ou se faire avorter. Depuis 1992, les autorités encouragent le mariage tardif, les naissances différées et un seul enfant de préférence. Pour un enfant né « hors-quota », les familles doivent payer de lourdes amendes que l’on dit dépasser souvent leur revenu annuel. Les enfants nés « hors quota » sont punis, l’enfant ne sera pas enregistré, ce qui signifie que la famille ne recevra pas de carte de rationnement pour lui. Il n’a pas accès à l’éducation, aux soins médicaux et, plus tard, à aucun emploi. Ces sévères sanctions économiques et sociales pour avoir eu un enfant « hors quota » et pour éviter l’arrestation et l’emprisonnement de leur mari servent à contraindre les femmes à subir l’avortement, même à un stade avancé de la grossesse jusqu’au 9ème mois et la stérilisation forcée est appliquée sur des jeunes filles à partir de 14 ans.

Les nouvelles les plus alarmantes sont peut être celles qui décrivent les campagnes éclair des équipes mobiles de planification familiale qui vont dans des villages isolés du Tibet et avortent, stérilisent pratiquement toutes les femmes en âge de procréer, sans tenir compte du nombre d’enfants, de l’âge ou de l’état de santé. Ces opérations chirurgicales sont faites dans des conditions hygiéniques inexistantes. Un tibétain témoigna que, dans son village, à Nyemo, pendant l’été 1996, des centaines de jeunes femmes tibétaines furent convoquées de force pour être stérilisées. En un jour, l’équipe ambulante stérilisa 300 femmes. Ces femmes saignaient comme des animaux et beaucoup ne pouvaient presque plus marcher. De plus, ajouta t’il, ces femmes devaient payer le coût de l’opération. Les femmes nomades, comme les femmes sédentaires, sont victimes de ces méthodes traumatisantes.

Le pire, on rapporte que dans certains hôpitaux, on injecte dans la tête des bébés, au moment de la naissance de l’éthanol qui en fait des bébés mort-nés. Le planning familial ne tient aucun compte de la réalité d’une population déjà restreinte et établie sur un vaste territoire. Dans de pareilles circonstances, la poursuite de la politique de limitation de la population tibétaine et de celle des transferts massifs de colons chinois présente le risque de voir le peuple tibétain et sa culture détruits rapidement.

La RPC ne limite pas seulement le nombre de naissances mais elle contrôle ouvertement la « qualité » de la population par le moyen de lois eugéniques. Ces lois interdisent la procréation à toute personne ayant une « maladie mentale, un handicap mental ou une déformation physique héréditaire ». En 1990, la RPC annonça, sans preuve, qu’il y avait au Tibet, 10 000 handicapés mentaux. Les autorités chinoises déclarèrent que c’était le signe d’une qualité inférieure de population. Sous le couvert d’un contrôle de qualité génétique, des Tibétaines risquent d’être stérilisées de force.

A la lumière de ces faits, on peut conclure que les mesures de limitation des naissances appliquées sur les femmes tibétaines sont, dès lors, une forme de « purification ethnique », voire de génocide ethnique et culturel.

En conclusion, les avortements et les stérilisations par la force ou la contrainte dénient aux femmes le choix et la liberté de procréer et sont donc une violation du droit des femmes à la maternité, reconnus en droit international. Ces pratiques violent l’article 16 de la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de discrimination envers les femmes, violent également la Convention sur la Torture et autres traitements ou châtiments inhumains ou dégradants et violent la Convention sur la Prévention et la Punition du Crime de Génocide et, enfin, en particulier la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Les 3 conventions des Nations Unies ont été signées et ratifiées par la RPC.

Dans le Journal Officiel, le China Daily, le directeur du bureau tibétain de la planification familiale chinoise, ose même déclarer que l’avortement et la stérilisation forcées sont absolument inexistantes au Tibet.

Passang dit encore : « je vous remercie de votre attention et vous prie de nous soutenir dans notre lutte pacifique. Faites connaître l’urgence du problème tibétain autour de vous. Si vous pouvez écrire à vos gouvernements et au gouvernement chinois, ce serait très utile. Surtout, ne pensez pas que votre action individuelle soit inutile, au contraire, l’opinion publique a une force qui oblige les gouvernements à agir dans ce sens. »

Le Dalaï-Lama dit : « aujourd’hui, nous dépendons tellement les uns des autres que, sans un sens aigu de la responsabilité universelle et de la fraternité, sans la compréhension que nous nous devons mutuellement et la conviction que nous appartenons à une grande et même famille humaine, nous ne saurions espérer surmonter les dangers qui menacent notre existence ni, à plus forte raison, établir la paix et le bonheur . »

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Selon le Centre tibétain pour les Droits de l’Homme et la démocratie à Dharamsala :

.... Dekyi Yangzom est morte le 13 mai 1998 à l’âge de 21 ans sous la torture, comme Tashi Lhamo, Tsultrim Songmo, Lobsang Wangmo, Kundol Yonten......

En avril 1996, eût lieu une campagne très dure de « rééducation patriotique » dans les établissements religieux du Tibet pour supprimer « les activités inutiles ».

Les nonnes sont forcées de dénoncer le Dalaï Lama et le Panchen Lama reconnu et d’accepter la version dérisoire de l’histoire du Tibet. Celles qui ont refusé sont expulsées des nonneries et mises en prison.

.... les tortures cruelles et dégradantes sont courantes dans les prisons chinoises (coup de matraques électriques et décharges sur tout le corps, obligation de se tenir debout sur un sol gelé juqu’à ce que le peau reste collée au sol..... Les prisonnières souffrent des formes les plus dégradantes de torture : bastonnades impitoyables, viols et agressions sexuelles, matraques électriques enfoncées dans la bouche le vagin et l’anus, enveloppement du corps par des fils électriques sous tension.......

La mortalité dans la prison de Drapchi est de 1 sur 20.......

Contrôle forcé des naissances :

- Politique de discrimination envers les Tibétaines pour la natalité : « il est nécessaire de forcer à la stérilisation les couples non stérilisés ou utiliser des contraceptifs » Politics and Law Tribune Pékin avril 1993.

- Injections de « Levanor » (dont l’usage est interdit en occident) jusqu’au 9ème mois de grossesse.

- Infanticides dans les hôpitaux

- 2 enfants par couple pour les Tibétains. Les enfants suivants n’ont pas d’existence légale.

- Avortement forcé et stérilisation après la naissance dans des conditions désastreuses (nombreux décès après intervention).

- Contraception par implant « Norplant »

- 3 enfants pour les nomades, sinon : amende 3000 yuans et espacement obligatoire de 3 ans minimum entre les 2 enfants, sinon amende de 80 yuans........






Buddhaline

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