BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter CD - Le chant des Dakinis

Même rubrique

Le secret de tonglen - Sogyal Rinpoché
Promets moi - Thich Nhat Hanh
Les quatre étapes de la relation entre le mentor et l’apprenti -
L’illusion de l’ego - Matthieu Ricard
Soi-même et les autres - Dilgo Kyentsé Rinpoché
Les Trois Piliers du Dharma - Lama Shérab Namdreul
Ramener l’esprit en lui-même - Sogyal Rinpoché
Autres textes
La cuisine médiévale - Geneviève Maillant
L’Islam est-il rebelle à la libre critique ? - Saïd Branine - Michel Renard
Prêt pour la mort ? - Dzogchen Ponlop Rimpoche
Prendre Refuge - Bokar Rimpotché
Sur le dialogue inter-religieux - Asghar Ali Engineer
Appelez-moi par mes vrais noms - Thich Nhat Hanh
Le médecin, garant des droits humains fondamentaux - Professeur David Khayat
Houei Neng

Mahâprajnâpâramitâ par Houei Neng

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Enseignements


Soutra de l’Estrade

Par Houei Neng

Soutra de l’Estrade, chapitre 14. Hui-neng

Le « Samâdhi de l’unique », c’est la constante pratique de la droiture. Dans le Soûtra de Vimalakirtî, il est dit que la « la droiture est le lieu de la pratique ; la droiture est une terre pure ».

Le samâdhi de l’unique en paroles seulement n’est guère la pratique de la droiture et ne convient pas aux disciples de l’Éveillé. C’est le seul exercice de la droiture à l’égard de tous les phénomènes, sans attachement ni croyance à leur existence réelle, qu’on appelle samâdhi de l’unique.

Les égarés s’attachent à l’apparence des choses et croient qu’il existe réellement quelque « samâdhi de l’unique ». Ils redressent leur esprit et restent assis sans bouger, chassent les illusions sans plus produire de pensées – telle est leur « absorption unifiante ». Mais alors, ils s’adonnent à une méthode qui les assimile à des objets inanimés et, par surcroît, dresse maints obstacles sur la Voie.

La Voie n’est que communication et fluidité : à quoi bon ces figements ? Quand la pensée s’arrête, fluidité et communication s’arrêtent aussi, et l’on se trouve enchaîné. S’il s’agissait uniquement de rester assis sans bouger, Vimalakîrti aurait eu tort de gourmander Shâriputra, lequel passait sont temps assis dans la forêt.

Ô mes amis, j’en ai même vu qui apprenaient aux autres à s’asseoir pour examiner leur esprit, en examiner la pureté sans bouger, sans penser, et ainsi produire des mérites. Privés d’illumination, les égarés s’attachent jusqu’à la perversité, dont il existe des centaines d’espèces. Ceux qui expliquent ainsi la pratique commettent la plus vieille des grandes erreurs.

Traduit du chinois par Patrick Carré.
Le Soûtra de l’Estrade du Sixième Patriarche Houei-neng (638-713).
Editions du Seuil, 1995

Kalyanamitra Fasheng
Une fenêtre sur le Dharma : textes fondamentaux du Ch’an et d’autres traditions de la Voie de Bouddha.


http://ibsworld.wordpress.com/





Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling