BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter CD - Le chant des Dakinis

Même rubrique

N’oublie pas d’être heureuse - Sylvia Boorstein
Il n’y a rien à jeter - Soko Morinaga
L’esprit d’éveil et la vacuité - Yongey Mingyour Rinpoché
Le sublime échange du bonheur et de la souffrance - Dilgo Kyentsé Rinpoché
Prendre refuge - Ayya Khema
Le Hwadou - Maître Kusan Sunim
Le Chemin de la compassion - Sogyal Rinpoché
Autres textes
Bouddhisme et développement durable - Ludovic Aubin
Pour être sain ? Manger sain ! - Insite
Expérience et enseignement dans la tradition bouddhique - Denis Gira
Mode de vie : Pourquoi vivons-nous dans l’urgence ? - Zaki Laïdi
Aryaprajnaparamitahridaya Sutra – Le Soutra du Cœur de la Noble Perfection de la Sagesse -
Sutra du Kesa - Jean-Marc Tenryu Bazy
Des temples de bonté dans nos cœurs - Sa Sainteté le Dalaï Lama
Houei Neng

Mahâprajnâpâramitâ par Houei Neng

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Enseignements


Soutra de l’Estrade

Par Houei Neng

Soutra de l’Estrade, chapitre 14. Hui-neng

Le « Samâdhi de l’unique », c’est la constante pratique de la droiture. Dans le Soûtra de Vimalakirtî, il est dit que la « la droiture est le lieu de la pratique ; la droiture est une terre pure ».

Le samâdhi de l’unique en paroles seulement n’est guère la pratique de la droiture et ne convient pas aux disciples de l’Éveillé. C’est le seul exercice de la droiture à l’égard de tous les phénomènes, sans attachement ni croyance à leur existence réelle, qu’on appelle samâdhi de l’unique.

Les égarés s’attachent à l’apparence des choses et croient qu’il existe réellement quelque « samâdhi de l’unique ». Ils redressent leur esprit et restent assis sans bouger, chassent les illusions sans plus produire de pensées – telle est leur « absorption unifiante ». Mais alors, ils s’adonnent à une méthode qui les assimile à des objets inanimés et, par surcroît, dresse maints obstacles sur la Voie.

La Voie n’est que communication et fluidité : à quoi bon ces figements ? Quand la pensée s’arrête, fluidité et communication s’arrêtent aussi, et l’on se trouve enchaîné. S’il s’agissait uniquement de rester assis sans bouger, Vimalakîrti aurait eu tort de gourmander Shâriputra, lequel passait sont temps assis dans la forêt.

Ô mes amis, j’en ai même vu qui apprenaient aux autres à s’asseoir pour examiner leur esprit, en examiner la pureté sans bouger, sans penser, et ainsi produire des mérites. Privés d’illumination, les égarés s’attachent jusqu’à la perversité, dont il existe des centaines d’espèces. Ceux qui expliquent ainsi la pratique commettent la plus vieille des grandes erreurs.

Traduit du chinois par Patrick Carré.
Le Soûtra de l’Estrade du Sixième Patriarche Houei-neng (638-713).
Editions du Seuil, 1995

Kalyanamitra Fasheng
Une fenêtre sur le Dharma : textes fondamentaux du Ch’an et d’autres traditions de la Voie de Bouddha.


http://ibsworld.wordpress.com/





Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling