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> Bouddhisme > Intégration > Art de vivre > Accompagnement spirituel


Sogyal Rinpotché : apprivoiser la mort, c’est apprendre à vivre

Apprendre à mourir c’est, paradoxalement, apprendre à vivre. Sogyal Rinpotché aborde les changements de conscience de ceux qui s’apprètent à quitter le plan matériel.

Par Jean-Pierre Chambraud

La condition idéale est d’entrer dans la mort en pleine conscience, mais on peut constater que la douleur physique précède et accompagne le mourant. De fait, il semble difficile de maintenir une conscience vigilante jusqu’au dernier soupir.

La chose la plus importante est l’atmosphère autour du mourant. On doit s’efforcer de créer une atmosphère aimante, qui vous soutient, et souvent minimise la douleur. Un tel environnement favorise un type de conscience où le lâcher prise est nécessaire pour quitter, dans de bonnes conditions, son enveloppe physique. Il est évident que, pour un bouddhiste, le fait d’écouter parfois une cassette de messages spirituels contribue à créer un environnement mieux adapté. Je connais beaucoup de cas de personnes qui ont été aidées ainsi. Quant aux personnes sur le point de mourir, elles aussi, se sentaient très heureuses car, en dehors des souffrances physiques, il y a aussi beaucoup de souffrances émotionnelles. L’essentiel est de ne pas laisser distraire, de garder un esprit pur. Même si vous n’êtes pas capable de demeurer complètement centré (quelquefois les gens ne peuvent pas pratiquer) par l’amour et la présence on peut soutenir la personne. La chose la plus importante, ce sont les dernières pensées. Au moment de la mort, il est bon de demander le pardon, de demander la purification et d’unir son esprit avec l’esprit de sagesse du Bouddha, (du Christ ou de la Vierge Marie s’il s’agit d’un chrétien) et de demeurer dans sa présence. C’est le mieux que nous pouvons faire, je pense.

Le gouvernement du Danemark vient de légaliser, sous certaines conditions, l’euthanasie. Est-ce un progrès social ?

Beaucoup de choses sont décrétées bonnes ou mauvaises au nom d’une morale, d’une tradition et les opinions dans un sens ou dans l’autre, sont très fortes. Il nous faut regarder la situation véritable de la personne mourante. Bien sûr, il y a des considérations qui sont liées à des croyances religieuses, mais le fait qu’il y ait une telle législation, signifie qu’ on commence à prêter une véritable attention à la personne en train de mourir. Et çà, c’est une bonne chose.

On parle beaucoup du transfert de conscience de certains maîtres spirituels d’un corps physique à un autre. Connaît-on le cas de maîtres qui ne se sont jamais réincarnés ?

Il y a des récits de lamas qui disent qu’ils ne se réincarneront pas. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne se réincarnent pas. Simplement, ils ne veulent pas être reconnus comme tulkous. C’est un point subtil sur les réincarnations au Tibet dont j’ai parlé dans mon livre.

Propos recueillis par Jean-Pierre Chambraud



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