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Shushogi - Les bonnes raisons de la pratique et de la réalisation

Par Maître Dogen

Traduction française de Rd. J.Y. Kakudō PIERRE GERARD

Introduction générale

[1] Démêler la question de la vie et de la mort est essentiel pour tous ceux qui suivent l’enseignement du Bouddha. Étant donné que l’Eveil du Bouddha s’appuie sur la naissance et la mort, l’illusion n’a plus raison d’être. Tout simplement intégrer la naissance et la mort comme le Nirvãna. Le Samsãra n’est pas à rejeter et le Nirvãna n’est pas à être recherché. Alors, pour la première fois, vous voilà libérés du monde de la souffrance. Considérez cela comme essentiel.

[2] Renaître sous la forme humaine comme entrer en contact avec l’enseignement du Bouddha n’est pas évident. Ce sont nos bonnes actions du passé qui nous ont permis cette naissance sous la forme humaine et cette rencontre avec l’enseignement du Bouddha. Alors, nous devrions apprécier notre existence, bien qu’elle puisse se dérouler dans le cadre du Samsãra. Ne gâchons pas notre vie en la laissant dériver au gré des aléas de l’impermanence.

[3] Nous ne savons pas où et quand notre vie prendra fin. Ce corps n’est déjà plus sous notre contrôle et notre vie est à la merci du temps. Rien n’est stable, tout est en incessante transformation. Aussitôt notre face de nourrisson disparue, vouloir la retrouver est impossible. En y réfléchissant bien, le temps perdu aussi ne se retrouve jamais. Face à la mort, nos relations sociales, nos serviteurs, notre femme, nos enfants et notre fortune ne seront d’aucune utilité. C’est seul que nous entrons dans la réalité de la mort, avec pour seul bagage notre bon ou mauvais Karma.

[4] Evitez de vous associer aux crédules qui ignorent la loi de la causalité et de la rétribution karmique. Ils ne sont pas au fait de l’existence des trois périodes du temps, et ils sont incapables de distinguer le bien du mal. La loi de la causalité est à la fois évidente et impartiale : ceux qui commettent le mal, automatiquement, tombent en [enfer] et ceux qui font le bien, naturellement, accèdent aux cieux. Si cela n’était pas ainsi, tous ces innombrables bouddhas ne seraient pas apparus en ce monde et Bodhidharma ne serait pas venu en Chine.

[5] Les rétributions karmiques, bonnes ou mauvaises, peuvent survenir dans les trois périodes de temps :

1- dans notre vie présente,
2- dans celle qui suivra celle-ci,
3- dans les vies suivantes.

C’est la première chose que l’on devrait étudier et comprendre lorsque nous nous engageons dans la pratique de la Voie. Il serait regrettable qu’en ignorant cela, un grand nombre d’entre vous perpétuent des actions erronées en pensant ne pas en commettre et de plus, vous tomberez en enfer et vous subirez une longue période de souffrances.

[6] N’oubliez jamais que dans cette existence, vous n’avez qu’une seule vie, pas deux ni trois. Comme il serait regrettable, en entretenant des vues erronées, que vous oeuvriez dans l’erreur tout en étant persuadé de bien faire. Aussi longtemps que vous ne serez pas conscients de la portée de vos agissements, il vous sera difficile de vous soustraire des conséquences de vos actes. Vous ne pouvez pas échapper à la rétribution karmique, car vous commettez l’erreur de croire qu’ils sont sans conséquences.

Réaliser par la repentance

[7] Les bouddhas et les Patriarches, par leur grande bonté, ont ouvert les vastes portes de la compassion, afin que tous les êtres – humains et célestes – puissent, par ce moyen, réaliser l’éveil. Bien que les rétributions karmiques des mauvaises actions puissent se manifester dans les trois périodes de temps, par la repentance, il est possible d’atténuer leurs effets ou de vous en libérer. Par conséquent, devant le Bouddha, repentonsnous avec sincérité.

[8] La puissance des mérites qui résulte de l’acte de repentance ne se résume pas aux seuls faits de nous sauver ou de nous purifier, mais nous encourage aussi à accroître notre foi et nous appelle à l’effort. Quand la foi véritable apparaît, elle transforme les autres autant qu’elle nous change, et ses mérites se transmettent aux êtres sensibles comme à tous les autres.

[9] L’acte du repentir peut être exprimé tout simplement comme suit : Bien qu’il ait pu y avoir – par le passé – accumulation de mauvais Karma produisant des obstacles à la pratique de la Voie, nous prions les bouddhas et les patriarches de nous libérer de ces rétributions karmiques, de faire en sorte que tous les obstacles à la pratique de la Voie soient enlevés, qu’ils partagent avec nous leur compassion, et que leurs mérites et leurs enseignements remplissent l’univers tout entier. “ Les bouddhas et les patriarches ont été comme nous dans le passé et dans le futur nous serons tous comme eux. “

[10] “ Toutes nos mauvaises actions du passé commises par notre corps, par la parole et par notre esprit ont pour origine l’avidité, la colère, l’illusion et l’ignorance. Nous en avons pris conscience et nous nous repentons. “ Si vous agissez de cette manière, vous êtes assurés de recevoir l’aide invisible de tous les bouddhas et de tous les patriarches. Ne l’oublions jamais, agissons de façon juste et repentons-nous. La puissance de notre confession coupera les racines de notre mauvais Karma.

Recevoir les préceptes et recevoir les habits

[11] Puis vous devriez exprimer un profond respect pour les trois Trésors. Ils le méritent et qu’importe le nombre de nos renaissances. Tant en Inde qu’en Chine, les Bouddhas et les Patriarches ont correctement transmis ce respect des trois Trésors.

[12] Les démunis et les gens de peu de foi ne sont pas à même d’entendre le nom des trois Trésors, comment pourraient-ils prendre refuge dans le Bouddha, le Dharma et le Sangha ? N’agissez pas comme ceux qui, frappés d’une terreur mystérieuse, se réfugient dans l’alcool, dans une foule de déités ou dans leurs temples. Ce genre de refuges ne libère pas de la souffrance. Il est préférable de prendre refuge dans le Bouddha, le Dharma et le Sangha, cela nous apportera non seulement la libération de la souffrance, mais nous mènera aussi à la réalisation de l’éveil.

[13] Prendre refuge dans les trois Trésors demande que vous y veniez avec sincérité et une foi pure. Du temps du Bouddha et encore aujourd’hui, nous mettons nos mains en Gasshō, la tête légèrement courbée et nous récitons :

“ Nous prenons refuge dans le Bouddha, nous prenons refuge dans le Dharma, nous prenons refuge dans le Sangha. “

Nous prenons refuge dans le Bouddha, parce qu’il est notre enseignant. Nous prenons refuge dans le Dharma, parce qu’il est le remède adéquat. Nous prenons refuge dans le Sangha, parce qu’il est constitué d’amis de bien. C’est après la prise de refuge dans les trois Trésors que nous devenons disciple du Bouddha et qu’il est possible de recevoir les préceptes.

[14] Les mérites de la prise de refuge dans les trois Trésors apparaissent quand il y a communion spirituelle entre le disciple et le Bouddha. Quand existe cette communion spirituelle, bien même que l’on puisse être des devas, des humains, des habitants des enfers, des fantômes affamés ou des animaux, nous venons naturellement à cette prise de refuge. Ceux qui ont pris refuge à maintes reprises, existence après existence, accumulent sûrement des mérites et finissent par atteindre l’éveil parfait. Sachez que les mérites de la prise de refuge sont d’une valeur inappréciable et d’une profondeur inconcevable. La vie de l’Honoré du monde témoigne de ces faits et les êtres vivants devraient prendre refuge.

[15] Puis vous devriez recevoir les trois préceptes purs : le premier est de ne pas créer le mal, le second est de pratiquer le bien, et le troisième est d’oeuvrer pour le bien de tous les êtres vivants. Puis vous devriez alors accepter les dix préceptes essentiels :

1- ne pas tuer,
2- ne pas voler,
3- ne pas avoir d’inconduites sexuelles,
4- ne pas mentir,
5- ne pas s’intoxiquer,
6- ne pas critiquer,
7- ne pas se valoriser en rabaissant les autres,
8- ne pas être avare du dharma,
9- ne pas se laisser aller à la colère,
10- ne pas déprécier les trois Trésors.

Tous les bouddhas ont reçu les trois refuges, observé les trois préceptes purs et les dix préceptes essentiels.

[16] Ceux qui reçoivent les préceptes pourront parvenir à la grande sagesse, l’adamantin, l’Eveil parfait réalisé par tous les bouddhas des trois périodes de temps. Existerait-il une personne sage qui ne chercherait pas heureusement ce but ?
L’Honoré du monde a clairement démontré à tous les êtres vivants que quand ils reçoivent les préceptes des bouddhas, ils entrent dans le monde des différents bouddhas – en devenant eux-mêmes bouddha et en réalisant le même éveil.

[17] Les bouddhas résidant dans ce royaume perçoivent la réalité telle qu’elle est, sans laisser aucune trace. Quand les êtres ordinaires font leur ce royaume, ils ne font plus de distinction entre sujet et objet. Actuellement, chaque composante de l’univers - la terre, les herbes et les arbres, les barrières et les murs, les tuiles et les cailloux – opère comme manifestation de l’éveil, et ceux qui reçoivent les mérites de ces manifestations réalisent l’éveil sans en être réellement conscients eux-mêmes. Ce sont les mérites du non_faire sans artifice.

Faire voeu de n’agir que pour le bien de tous les êtres

[18] Développer le désir de l’esprit d’Eveil, c’est faire le voeu de ne pas atteindre l’autre rive avant que tous les êtres sensibles ne l’aient atteinte. Moine ou laïc, humain ou deva, en souffrance ou non, vous devez vous empresser de formuler ce voeu à cet instant même.

[19] Une personne qui a su développer ce désir de l’esprit d’Eveil, bien qu’il puisse être d’humbles conditions, peut être un Maître pour l’humanité. Même une fillette de sept ans peut être un Maître, pour tous ceux qui suivent le Dharma du Bouddha, et une mère indulgente pour tous les êtres. Ne faites pas de discrimination, les femmes et les hommes sont égaux. C’est un des plus merveilleux principes de l’enseignement du Bouddha.

[20] Peu importe vos conditions d’existence et les mondes dans lesquels vous évoluez, toutes ces situations sont des opportunités vous permettant de concrétiser ce voeu. Par conséquent, bien que nous ayons pu perdre notre temps, nous devrions rapidement le faire quand il est encore temps. Même si vous avez acquis d’innombrables mérites, suffisamment pour devenir Bouddha, vous devriez les mettre à disposition de tous les être vivants pour qu’ils puissent, eux aussi, réaliser la Voie. Depuis des temps immémoriaux, il y a toujours eu des personnes qui ont fait fi des mérites de leur éveil et en cédant leur place pour que tous les êtres puissent atteindre l’autre rive.

[21] Il y a quatre sortes d’actions qui peuvent aider les autres : - Le partage, la gentillesse, la bienveillance et l’indifférenciation. Ces actions sont celles d’un Bodhisattva. Le don est à l’opposé de la convoitise. Bien que rien ne vous appartienne, cela ne devrait pas vous dispenser du partage. La valeur du don importe peu, c’est la sincérité du geste qui est essentielle. Par conséquent vous devriez partager, ne serait qu’une phrase ou un verset du dharma, ainsi vous sèmerez de bonnes graines pour cette vie et pour les vies avenirs. Il y va de même pour ce qui est des biens matériels, même un cents ou un brin d’herbe, au niveau du dharma, c’est un trésor et le trésor est le dharma. Sans espérer de récompenses ou de remerciements, de bon coeur offrez votre aide. Fournir un bateau ou construire un pont, c’est aussi partager.

[22] Le sens de la gentillesse, c’est approcher les autres avec compassion, et s’adresser à eux avec tous les égards. Ce qui voudrait dire que vous devriez être indulgents comme vous l’êtes avec vos enfants. Les personnes honnêtes sont à encourager et celles qui le sont moins sont à plaindre. Votre gentillesse calmera vos ennemis et vous permettra d’avoir des relations harmonieuses avec vos amis. Lorsqu’on s’adresse à nous avec gentillesse cela nous rend joyeux, nous réchauffe le coeur. Lorsqu’on entend une personne s’exprimer avec gentillesse, elle laisse une forte impression. Vous ne devriez jamais perdre de vue que la gentillesse a le pouvoir de déplacer le ciel.

[23] La bienveillance veut dire qu’il faille oeuvrer avec une certaine habileté pour le bien d’autrui sans faire de distinction [sociale ou autre]. Ceux qui sont venus en aide à la tortue pris au piège et à l’oiseau blessé l’ont fait sans espérer de récompense ou de remerciement, ils ont tout simplement agi avec leur coeur. Les imbéciles pensent cette pratique ne sert en aucun cas leurs affaires et préfèrent oeuvrer selon leurs propres intérêts. Ils sont dans l’erreur car oeuvrer avec bienveillance procure des bienfaits tant à soi qu’aux autres.

[24] L’indifférenciation c’est, ne pas faire de différence entre soi et les autres. Prenons l’exemple de l’homme nommé Tathagata, ce dernier a vécu comme tout être humain. Percevoir dans l’altérité l’autre en soi et soi en l’autre. Puis avec le temps, la frontière entre soi et autrui s’estompe et disparaît. L’indifférenciation est comparable à l’océan qui ne rejette aucune eau en fonction de sa source, toutes les eaux s’y retrouvent et indubitablement forment l’océan.

[25] En somme, vous devriez considérer, avec calme, que cet enseignement est la pratique de tout Bodhisattva. Vous ne devriez pas prendre cela à la légère mais plutôt considérer avec respect ces actions qui permettent à tous les êtres de passer sur l’autre rive.

Pratique équilibrée et reconnaissance

[26] Cette capacité de s’éveiller n’est généralement réservée qu’aux êtres humains de ce monde. Maintenant que nous avons eu cette chance, d’être nés dans ce monde et d’avoir pris connaissance de l’enseignement de Shākyamuni, comment pouvons-nous ne pas nous réjouir ?

[27] Avec circonspection, considérons le fait suivant : il nous aurait été impossible d’y avoir accès même en nous efforçant et en consacrant toute notre vie, si ce n’était pas le moment de la diffusion du vrai Dharma dans ce monde. Quelle chance avons-nous d’être nés dans ce monde, en cette époque et d’avoir accès à l’enseignement du Bouddha ! Souvenons-nous de ce que Bouddha a dit : « Lorsqu’il vous est permis de rencontrer un maître qui expose le Dharma, ne regardez ni sa condition sociale ni son apparence, ne porter aucun jugement sur sa conduite ou sur ce que vous pensez être des erreurs. Mais par respect pour sa sagesse prosternez-vous respectueusement devant lui trois fois par
jour [matin, midi et soir] et ne lui causez pas d’ennui. »

[28] Sachez que, s’il vous est permis d’être en contact avec Shākyamuni Bouddha et d’entendre son enseignement aujourd’hui, vous le devez à cette compassion qui résulte de la pratique ininterrompue de tous les bouddhas et de tous les patriarches. S’ils n’avaient pas transmis le dharma comment aurait-il pu vous être transmis ? Vous devrez être reconnaissant de pouvoir avoir accès à une simple phrase ou une portion du dharma, et encore plus pour tous les mérites que vous procure le Trésor de l’OEil de la Vraie Loi L’oiseau blessé n’a pas oublié la bienveillance que l’on a eue à son égard et à montrer sa reconnaissance en offrant trois anneaux d’argent. Si les animaux sont à même d’exprimer leur gratitude comment les êtres humains peuvent-ils penser en être dispensés ?

[29] La meilleure façon d’exprimer cette gratitude, ne peut se trouver que dans la
pratique quotidienne elle-même. Ce qui veut dire, que vous devriez pratique sans négliger votre vie quotidienne et sans vous perdre dans l’égocentrisme.

[30] Le temps s’écoule plus vite qu’une flèche ; la vie est aussi éphémère que la rosée. Bien que vous puissiez être érudits ou habiles il vous est impossible de recomposer une seule journée du passé. Vivre sans aucun but plus de cent ans c’est mâchouiller le fruit amer du temps et finir en sacs d’os pitoyable. Bien que vous auriez pu vivre comme esclaves de vos désirs durant une centaine d’année, si vous pratiquez la Voie ne serait ce qu’une simple journée vous sauverez ces cent années de vie et les cent ans avenirs.

Chaque jour d’existence doit être évalué ; le sac d’os doit être respecté. C’est à l’aide de ce corps et cet esprit qu’il vous est permis de pratiquer ; c’est pour cette raison qu’ils doivent être aimés et respectés. Par votre pratique celle de tous les Bouddhas s’actualise et leur Voie se joint à la vôtre. Par conséquent chaque jour de pratique est graine de Bouddha, la pratique de Bouddha.

[31] Tous les différents bouddhas sont Bouddha Shākyamuni. Bouddha Shākyamuni
n’est rien d’autre que “ l’esprit tel qu’il est “. Lorsque les bouddhas du passé, du présent et du futur réalisent l’éveil, ils deviennent le Bouddha Shakyamuni. Tel est la signification de “ l’esprit tel quel “ est Bouddha.

Etudiez cette question soigneusement, car c’est ainsi qu’il vous est donné d’exprimer votre gratitude envers tous les Bouddhas.

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