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Shobogenzo Zuimonki - Ne pas remettre au lendemain

Par Maître Dogen

Shobogenzo Zuimonki

6.8

Dōgen donna cet enseignement :

Etudiants de la Voie, vous ne devez jamais en
différer la pratique, être vigilant chaque jour à chaque
instant, pratiquer assidûment jour après jour,
moment après moment.

Un laïc, malade depuis fort longtemps, avait le
printemps dernier fait cette promesse : dès que j’aurai
recouvré la santé, je quitterai femme et enfants et me construirai
un ermitage près du temple. Je participerai aux journées de
repentance (4) qui se tiennent deux fois par mois. Je pratiquerai
chaque jour et écouterai les enseignements du Dharma. Ainsi,
je souhaite passer le reste de ma vie en accord avec les préceptes.

Plus tard, grâce aux divers soins qui lui furent
prodigués, sa santé s’améliora. Mais il fit
malheureusement une rechute et passa ses journées
au fond du lit. En janvier de cette année, sa santé
s’aggrava encore et sa maladie le fit encore plus
souffrir. Comme il n’avait en fait pas eu l’occasion de
réunir le matériel pour construire son ermitage, il en
loua un et s’y installe. Après un ou deux mois, il
décéda.

La nuit précédente, il avait pris refuge dans les Trois
Trésors et avait reçu les préceptes de Bodhisattva,
ainsi il disparu en paix et il en bien mieux ainsi que
d’être décédé dans la confusion dû à trop
d’attachement à l’affection de sa femme et de ses
enfants. il n’empêche, je pense qu’il aurait tout de
même mieux valu qu’il quitte sa maison une année
auparavant, comme il avait prévu de le faire. Ainsi, il
aurait pu vivre à proximité du temple, se familiariser
avec le Sangha et finir sa vie en pratiquant la Voie.

Au vu de tout cela, je conclus qu’il ne faut en aucun
cas remettre au lendemain la pratique de la Voie du
Bouddha. Si vous êtes malades et que vous pensez
commencer la pratique une fois guéris, c’est par
manque d’esprit de l’Eveil. Etant composé des quatre
éléments, quel est le corps qui ne tombe jamais
malade ? Certes, les Anciens Maîtres n’étaient pas
faits d’or ou d’acier, mais mus par le seul désir de
pratiquer la Voie, ils ne se souciaient de rien d’autre,
ils en oubliaient tout le reste. C’est comme lorsque
l’on oublie les bagatelles de la vie dans les moments
où l’on rencontre de grands problèmes. Et comme la
Voie de Bouddha est vitale, vous devez vous
résoudre à l’appréhender dans cette vie, sans perdre
ne serait-ce qu’un seul instant.

Un Ancien Maître disait : “Ne perdez pas votre
temps (Sandokai).” Si, malgré les traitements, la
maladie continue de s’aggraver, vous devriez tout de
même pratiquer, tant que la souffrance n’est pas trop
grande. Puis, quand la douleur est trop importante,
vous devriez songer à pratiquer avant que cela ne
devienne trop critique et si cela devenait le cas, vous
devriez vous résoudre à pratiquer avant de mourir.

Quand on est atteint de maladie, parfois elle passe,
parfois elle s’aggrave. Parfois nous guérissons même
sans traitement. D’autres fois, même si l’on suit
scrupuleusement le traitement donné, la maladie
s’aggrave. Prenez ceci en considération.

Pratiquants de la Voie, ne songez pas à pratiquer
seulement une fois que vous aurez trouvé un toit, des
vêtements et votre bol. Si, extrêmement pauvres,
vous êtes là à attendre de posséder les vêtements, le
bol et tout le reste, empêcherez-vous pourtant la
mort de s’approcher ? Et si vous passez votre vie à
attendre de les obtenir, vous l’aurez gaspillée en vain.
Soyez résolus à pratiquer la Voie de Bouddha avec ou
sans la robe et le bol, que vous soyez laïc ou non. La
robe et le bol ne sont que le décorum du corps des
moines.

Les véritables pratiquants de la Voie de Bouddha ne
sont pas attachés à de telles choses. Si elles viennent à
vous, acceptez-les, mais ne les recherchez pas
délibérément. Et lorsque vous les possédez, ne
cherchez pas encore à en avoir encore plus, jusqu’à
en avoir les deux mains pleines. Dans le même sens,
c’est aller à l’encontre de l’enseignement du Bouddha
que de se laisser mourir et refuser tout traitement.

Pour le salut de la Voie de Bouddha, vous ne devez
ni porter aux nues votre vie, ni la détruire. Pour ne
pas vos empêcher de pratiquer la Voie, lorsque cela
est possible, soignez-vous avec du moxa ou des
décoctions d’herbes médicinales.

Dans tous les cas, c’est une erreur que de mettre de
côté sa pratique, de songer à se soigner d’abord et de
revenir à la pratique une fois guéri.

4 Fusatsu : 2 fois par mois, réunion tenue par les moines, où les
laïcs peuvent participer, où sont récités les préceptes et où l’on
se repent.

Centre Zen Soto de Genève
Zendo Sanjyo No Suikun Ji
Zendo du sermon sur la montagne
15 Quai du Cheval-Blanc
1227 Les Acacias GENEVE
Tel + 41 79 449 48 19


http://www.zengeneve.ch/





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