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Maxwell G. Lee

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> Bouddhisme > Intégration > Art de vivre > Santé et nutrition


Respecter les animaux car se sont des êtres sensibles soumis aux mêmes lois que les humains

Le respect de la vie est un principe que chacun devrait méditer et surtout appliquer. Dans le bouddhisme, les animaux sont des êtres sensibles soumis aux mêmes lois. Engagés comme les humains dans le samsara, ils doivent être respectés et aimés.

Par Maxwell G. Lee

Pourquoi doit-on respecter les animaux ?

Nous devons vivre de quelque chose et il est souvent suggéré que nous devrions descendre le plus bas possible dans la chaîne alimentaire pour notre nourriture. Les végétariens ont fait une part du chemin et les végétaliens et frugivores encore plus. Les trois approches sont fondées sur le respect de la vie et sur l’opinion que les animaux devraient être beaucoup mieux traités par les hommes.

Certains ne considèrent pas cruel de manger les animaux et prétendent que ceux-ci sont bien traités pendant leur vie. Bien entendu, cela est devenu absolument faux avec le développement des méthodes d’élevage industriel et l’absence de toute considération pour le comportement naturel des animaux. Si les veaux sont nés dans des boxes qui leur empêchent l’accès à leurs mères, le grand air, et les prairies vertes qui sont leur habitat naturel, ou si les poulets sont cloîtrés dans des systèmes intensifs leur ôtant la possibilité d’étirer leurs ailes et de garder leurs habitudes naturelles, cela et beaucoup d’autres pratiques sont tous fondés sur l’absence de considération et de respect pour les animaux.

Si de telles pratiques ne sont pas cruelles, alors que sont-elles ? Certains prétendent que les animaux ne choisissent pas de sortir de leur cage même portes ouvertes, alors que c’est plus le résultat du conditionnement que d’un choix. Une chose est sûre, ce choix n’est pas donné aux animaux ! La société occidentale moderne a beaucoup de responsabilités en encourageant une alimentation carnée.

Malheureusement, certains pays du Tiers Monde regardent l’Occident comme un modèle séduisant.

Ils prêtent rarement attention au traitement des animaux et aux effets de la viande sur la santé et l’environnement. La pression de l’opinion publique dans beaucoup de pays en développement devrait être un argument suffisant pour stopper et abandonner une alimentation camée.

La production animale dans les systèmes d’élevage intensif concentre les rejets animaux au lieu de les épandre sur les champs comme fumure. Ce qui était vu autrefois comme souhaitable devient maintenant une nuisance et un problème économique. L’évacuation des déchets est coûteuse et la question est étroitement liée à l’augmentation de la consommation de viande. Les éleveurs rejettent les déchets dans les eaux d’égouts, les ruisseaux et les rivières, ce qui pollue et détruit les écosystèmes qui existaient depuis si longtemps. En outre, la nature intensive de l’élevage industriel facilite la propagation des maladies : les animaux sont traités avec de grandes quantités d’antibiotiques, d’activateurs de croissance et d’autres produits similaires. Bien entendu, ceux-ci se concentrent dans la viande et entraînent troubles et maladies chez l’homme. De plus, certains de ces produits se retrouvent dans les eaux d’égout et sont repris un peu plus tard dans la chaîne des eaux où l’eau impure est repompée pour l’homme. La purification n’enlève pas la totalité de ces résidus. La technologie moderne a grandement à répondre de la façon dont l’homme traite les animaux. Récemment, la montée de la biotechnologie et de la manipulation génétique a entraîné de nouvelles façons d’utiliser l’animal pour servir l’homme, et la moralité semble être peu considérée quand on pense de quelle façon les espèces peuvent être manipulées pour que l’homme les exploite encore plus. Si les hommes ont des droits sur les animaux, on peut dire également qu’ils ont des responsabilités. Cela veut dire qu’ils doivent considérer l’animal, son bien-être et sa santé. Malheureusement, la situation présente suggère que ces pratiques sont peu courantes chez la grande majorité des gens. Le seul but qui les intéresse est de maximiser le rapport économique de l’animal.

Ce règne, dit « inférieur »

Il est souvent argumenté que les animaux étant des espèces différentes des humains, la façon de les traiter n’est pas importante. Bien entendu, les personnes qui expriment de telles vues pourraient également ne pas être trop concernées par la manière dont les autres sociétés humaines sont traitées. Beaucoup d’entre nous peuvent voir une relation entre les deux. Les gens qui traitent les autres humains avec respect sont plus susceptibles de montrer du respect envers les autres espèces. Plus d’une fois, il a été suggéré que l’intérêt pour les animaux devrait être remplacé par l’intérêt pour les humains. Les gens concernés par les droits de l’animal sont normalement autant concernés par les souffrances humaines. Nous savons que les animaux ressentent la peine, la souffrance et montrent de la détresse. Nous ne pouvons comprendre complètement leur processus de pensée mais il y a suffisamment de preuves que les animaux ont leurs sociétés et leurs manières de vivre. Qui ira dire qu’avec le temps leurs droits devraient être inférieurs à ceux attendus et recherchés par les humains ? Les animaux sont moins intelligents que les humains mais il y a aussi des variations considérables de l’intelligence parmi les hommes. Si quelqu’un prétend que l’intelligence inférieure de beaucoup d’animaux nous donne le droit de les traiter comme nous voulons, sans égards, alors il pourrait aussi prétendre que les hommes moins intelligents devraient être traités de façon similaire. En fait certaines philosophies politiques, bien que très discréditées, ont avancé de tels arguments.

Nous sommes sur cette planète pour un temps limité et la manière dont nous interagissons et utilisons la planète affectera les générations futures, probablement jusqu’à la fin du monde tel que nous le connaissons. On peut proclamer que c’est notre intérêt de minimiser les souffrances et mauvais traitements subis par les animaux et les hommes, et de se diriger vers un monde plus humain et en paix avec lui-même. Présumant que c’est un but que la grande majorité des gens voient comme souhaitable, il est donc nécessaire d’améliorer notre conduite envers les hommes et les animaux. Les gens souhaitent généralement vivre en bonne santé et l’approche végétarienne conduit dans cette direction tout en minimisant la souffrance des autres espèces animales. L’approche carnivore entière est fondée sur l’hypocrisie. Les gens utilisent quelques animaux comme compagnons et les traitent d’une façon spéciale. Les autres animaux sont souvent vus comme nuisibles ou comme nourriture et donc ne justifient pas les soins et la protection que reçoivent les animaux de compagnie. JI est bon de rappeler que dans beaucoup de pays, si l’on traitait son animal familier de la même façon que dans les fermes, on serait passible de poursuites judiciaires. Beaucoup d’animaux sauvages ne bénéficient d’aucune protection légale et sont donc là pour les chasseurs et quiconque d’autre pour les traquer et les traiter comme ils le souhaitent.

C’est ma conviction que l’avenir du monde est très lié à la manière dont nous traitons nos plus faibles créatures et compagnons. Cruauté et méchanceté ne devraient plus avoir de place dans une société civilisée. Bien que nous clamions souvent que nous sommes civilisés, je prétendrai que nous en sommes loin. De nos jours, nous regardons l’esclavage avec horreur et avons des difficultés à comprendre comment de telles pratiques ont pu durer si longtemps et existent encore dans quelques parties du monde. Comme nous sommes sortis de l’esclavage humain, nous devons regarder l’étape suivante et sortir de l’esclavage animal. Un monde végétarien sans exploitation ni cruauté envers les hommes et les animaux, par moralité et par intérêt. Si nous ne nous en préoccupons pas maintenant, l’avenir de toutes les créatures continuera à être sombre.

Septembre 2000






Buddhaline

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