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> Bouddhisme > Enseignements


Reconnaître la nature véritable de l’esprit

Phakyab Rinpoché était déjà parvenu à la 9e étape de Shamatha lorsqu’un petit studio à Brooklyn devint sa grotte où il pratiqua des méditations de guérison pendant 3 ans. A ce niveau de paix primordiale, on voit en conscience le corps subtil. Dans son livre LA MEDITATION M’A SAUVE, Rinpoché se souvient des enseignements qu’il reçut adolescent au monastère de Golok dans le Tibet oriental et qu’il va lui-même commencer à transmettre pour la première fois en France à Menla Thödöl Ling, Le Jardin du Bouddha de Médecine, au printemps 2015.

Par Phakyab Rinpoche et Sofia Stril-Rever

Extrait de son livre.

Je mémorisais les noms des chakras qu’on appelle des roues, lorsqu’on les médite dans le système du tsa-lung, ou bien des lotus, dans les pratiques du yoga des déités. Ils sont déployés le long de l’axe médian du corps : « Le canal central est aussi appelé “canal du secret” car son essence est au-delà de tout ce qu’on peut en dire. Son essence est l’Éveil. Or l’Éveil ne se dit pas. L’Éveil se vit. Représente-toi le canal central comme un rayon de soleil. Il descend jusqu’à l’organe secret et sa pointe supérieure s’ouvre au point couronne de ta tête. On appelle ce point “la porte de Brahma” car c’est par elle que la conscience s’éjecte au moment de la mort, pour partir vers les terres pures. Le canal central est telle une tige qui traverse tous les chakras racines en leur centre, on le compare aussi à l’essieu de la roue des chakras. »

Le long du canal central, étiré parallèlement à la colonne vertébrale, j’appris à identifier les cinq chakras racines, qui sont « les roues principales ». À la tête, « la roue de grande félicité », à seize rayons, se reflète dans « l’océan des nerfs » du cerveau. Ce chakra est de couleur verte, associé à l’élément air. À la base de la gorge, « la roue de la jouissance parfaite », à trente-deux rayons, de couleur rouge, est associée au feu. Elle est appelée « la porte d’entrée des rêves » car l’esprit y réside au moment de l’endormissement. Au cœur, « la roue de la réalité », à huit rayons, de couleur blanche et associée à l’eau, est la base de la conscience. Ses huit rayons correspondent aux huit consciences, les cinq consciences sensorielles, la conscience mentale, la conscience émotionnelle et la conscience réceptacle. Au nombril, « la roue d’émanation », à soixante-quatre rayons et de couleur jaune, est le siège de la terre. C’est le chakra à partir duquel on travaille dans les pratiques de tsa-lung. À l’organe secret, « la roue qui maintient la félicité » a trente-deux rayons et sa couleur bleue correspond à l’élément espace.

J’appris également à dénombrer les chakras secondaires dans les articulations des membres supérieurs aux épaules, aux coudes et aux poignets ; dans les membres inférieurs aux hanches, aux genous et aux chevilles, ainsi que dans les phalanges des doigts et des orteils.

Il existe de multiples autres canaux que les artistes ne reproduisent pas tant ils sont nombreux. L’ensemble forme le réseau des soixante-douze mille canaux d’un corps humain parfait, auquel les tantras ajoutent quatorze millions quatre cent mille canaux infimes correspondant aux pores de la peau et aux poils. Dans l’iconographie, ils apparaissent sous forme de traits fins à la peinture dorée, que les artistes font rayonner autour des êtres éveillés.

L’anatomie subtile est celle du corps vajra que l’on traduit par « corps adamantin », parce que le diamant a la réputation d’être infrangible. De même, les canaux, à la différence des composants charnels, sont indestructibles et imputrescibles, car ils sont animés de la vie de l’esprit qui est pure lumière.

« Reconnaître la nature véritable de l’esprit, enseignait Geshe Ake Gyupa, tel est l’objectif ultime des yogas de la respiration dont je t’ai donné les bases et que tu vas approfondir. Tu y parviendras en amenant les souffles du soleil et de la lune dans le canal central. Lorsque, dans ta méditation, il se produira cette conjonction des astres, pareille aux éclipses que nous observons dans le ciel, tu atteindras l’état d’union. La fusion des souffles féminins, de nature solaire, et des souffles masculins, de nature lunaire, est représentée dans l’art sacré par l’accouplement des déités père-mère. Leur étreinte symbolise l’expérience de la réalisation. Elle s’éprouve comme une vibration de félicité et entraîne la disparition des émotions afflictives, ces voiles qui obscurcissent l’esprit. En cet état d’union divine, toutes les apparences deviendront pure béatitude et tu expérimenteras le souffle de claire lumière. »
Geshe-la me décrivait l’état de recueillement méditatif auquel on accède à ce niveau, quand s’ouvrent les cinq yeux, l’œil physique, l’œil de sagesse, l’œil divin, l’œil de dharma et l’œil de Bouddha. Le yogi expérimente alors les facultés extrasensorielles qui permettent les accomplissements miraculeux, comme voir ou entendre sans notion de distance, lire les pensées d’autrui et se souvenir de ses vies antérieures à travers tout le trichiliocosme, le billion d’univers de la cosmologie bouddhiste.
« Tels sont les fruits inconcevables de la maîtrise complète des souffles et de l’esprit », affirmait Geshe-la.






Buddhaline

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