BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter CD - Le chant des Dakinis

Même rubrique

Les deux accès à la réalité ultime - Bodhidharma
Conte d’amitié : Le Vent et la Lune - Fondation bouddhiste Vihara Lemanique
Le Pardon - Matthieu Ricard
La vérité ne relève pas de la mémoire ni de la connaissance mais de la compréhension - Vénérable Walpola Rahula
Le Moine Joyeux : détaché des richesses et du pouvoir, le bonheur s’accroît - Fondation bouddhiste Vihara Lemanique
Voir les choses telles qu’elles sont réellement - Ajahn Chah
Le cœur de la compassion - Sogyal Rinpoché
Autres textes
Oserais-je m’éveiller ? - Ajahn Sumedho
Évolution de la pensée managériale et contributions possibles des principes bouddhistes - Daniel Belet
La compassion de saint François d’Assise - Alonso Ufano
Le pélerinage et le voyage de la vie - Lama Karta
Kangyur Rinpoche et la Côte de Jor - Stephen Batchelor
Le cercle de l’esprit : sagesse sacrée et traditions - Christian Bodson
A l’écoute des pensées - Ajahn Sumedho
Maitre Dogen

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Enseignements


RAIHAI TOKUZUI

Par Maitre Dogen

RAIHAI TOKUZUI

SHOBOGENZO
Traduction Française du Shobogenzo, œuvre majeure de Maître Dogen.

BENDOWA
MAKA HANNYA HARAMITSU
GENJO KOAN
IKKA NO MYOJU
JU UNDO SHIKI
SOKU SHIN ZE BUTSU
SENJO
RAIHAI TOKUZUI
KEISEI SANSHIKI

Se prosterner est fondamental dans notre pratique du zen.

Maître Eka s’est seulement prosterné devant Maître Bodhidharma, et il a obtenu la transmission de la moelle du zen, i shin den shin, « de mon âme à ton âme ».

Dans la pratique d’annutara-samyak-sambodhi la difficulté majeure consiste à trouver un Maître authentique. Au-delà de sa condition d’homme ou de femme, le Maître authentique doit être une personne droite et juste, et sans caractéristiques. Il n’est pas une personne du passé ou du présent, mais doit être un guide ayant l’esprit profondément mystique. Telles sont les caractéristiques d’une personne ayant atteint la moelle ; il peut alors être un guide et un bienfaiteur ; il n’est jamais vague sur les causes et les effets ; il peut être vous, moi, tel ou telle.

Ayant rencontré un tel Maître, nous devrions quitter sans tarder nos mille engagements et, sans perdre un seul moment, nous devrions nous plonger dans la poursuite de la vérité. Nous devrions nous entraîner avec conscience, sans conscience et avec une semi-conscience. Donc, nous devons apprendre à marcher sur la pointe des pieds comme pour éteindre le feu sur notre tête.

Lorsque nous agissons ainsi, nous sommes à l’abri des démons grossiers. Le patriarche qui se trancha le bras et obtint la moelle (Eka) n’est jamais une personne différente de nous-même, et le Maître qui rejette le corps-esprit (Nyojo) est d’ores et déjà nous-mêmes. Obtenir la moelle et recevoir le Dharma proviennent invariablement de la sincérité et de la foi.

Il n’existe aucun exemple de sincérité provenant de l’extérieur, et il n’y a aucun moyen que la sincérité surgisse de l’intérieur. La sincérité consiste seulement à attacher du poids au Dharma et à considérer légèrement son propre corps. C’est se libérer du monde ordinaire et faire de la vérité notre demeure. Si nous attachons ne serait-ce qu’à peine plus de poids au souci de notre propre corps qu’au Dharma, le Dharma ne peut pas nous être transmis, et nous n’atteignons pas la vérité.

Ces esprits déterminés qui attachent plus de poids au Dharma ne sont pas uniques, et ils ne dépendent pas de l’exhortation d’autrui, mais prenons tout de suite à ce sujet un ou deux exemples.

Il est dit que ceux qui attachent du poids au Dharma feront de leur corps-esprit un siège disponible offert sur le sol, et serviront durant d’innombrables kalpas tous ceux qui protègent le grand Dharma et qui s’y appuient, quiconque a obtenu ma moelle, qu’il s’agisse d’un pilier extérieur, d’une lanterne en pierre, qu’il s’agisse des bouddhas, d’un chien sauvage, d’un démon ou d’un dieu, d’un homme ou d’une femme.

Il est aisé de recevoir un corps et un esprit : ils sont aussi répandus que du riz, du lin, des bambous ou des roseaux. Le Dharma quant à lui n’est rencontré que rarement. Le Bouddha Shakyamuni dit :

« Lorsque vous rencontrez des Maîtres qui exposent l’état suprême de la bodhi, n’ayez aucune considération pour leur race ou leur caste, ne faites pas attention à leur apparence, ne blâmez pas leurs fautes, et n’évaluez pas leurs actes.

Révérez seulement leur sagesse prajna, et pour cette raison laissez-les absorber des centaines et des milliers de livres d’or chaque jour, servez-les en leur offrant une nourriture paradisiaque, répandez des fleurs merveilleuses autour d’eux, prosternez-vous et vénérez-les trois fois par jour, et ne laissez jamais l’anxiété ou la contrariété surgir dans votre esprit. Lorsque nous agissons ainsi, il y a toujours existence d’une voie vers l’éveil. Depuis que j’y ai établi mon esprit, j’ai pratiqué ainsi, et j’ai été en mesure d’atteindre anuttara-samyak-sambodhi. »

Les choses étant ainsi, nous devrions espérer que même les arbres et les pierres nous prêchent le Dharma, et nous devrions demander même aux champs et aux villages qu’ils nous prêchent le Dharma. Nous devrions interroger les piliers extérieurs, et nous devrions questionner même les clôtures et les murs. Il en existe un exemple ancien, celui du Dieu Indra se prosternant devant un chien sauvage comme devant son maître, et l’interrogeant au sujet du Dharma ; sa renommée de grand bodhisattva nous a été transmise. La capacité à enseigner ne repose pas sur la noblesse relative d’une position sociale.

Néanmoins, les personnes stupides pensent ainsi : « Je suis un moine ancien. Je ne peux pas me prosterner devant un débutant qui a obtenu le Dharma. » « J’ai supporté un long entraînement. Je ne vais pas me prosterner devant un galopin qui a obtenu le Dharma. » « J’appose le titre de maître à côté de ma signature. Je ne peux pas me prosterner devant quelqu’un qui n’a pas le titre de maître. » « Je suis représentant officiel des affaires du Dharma auprès du gouvernement. Je ne peux pas me prosterner devant des moines inférieurs qui ont obtenu le Dharma. » « Je suis administrateur en chef des moines. Je ne peux pas me prosterner devant des laïcs qui ont obtenu le Dharma. » « Je suis un bodhisattva des trois étapes spirituelles et des dix seuils sacrés. Je ne peux pas me prosterner devant des moines et des nonnes, même s’ils ont obtenu le Dharma. » « Je suis d’ascendance royale. Je ne peux pas me prosterner devant un membre d’une famille de serviteurs ou de la lignée d’un ministre, même s’ils ont obtenu le Dharma. » De telles personnes stupides se sont négligemment échappées du royaume de leur père et errent dans l’égarement sur les routes lointaines de terres étrangères. [Sutra du Lotus : C’est bien mon fils, celui que j’ai engendré. Depuis lors, hélas, dans une certaine ville il me quitta et s’enfuit, si bien qu’il a erré en vain, et souffert de privations pendant plus de cinquante ans.] Pour cette raison, ils n’entendent ni ne voient la vérité du Bouddha.

Il y a bien longtemps, sous la dynastie Tang, le Grand Maître Shinsai de Joshu établit l’esprit et partit en pèlerinage. Dans l’histoire il dit : « Je questionnerai quiconque m’est supérieur, même un enfant de sept ans. Et j’enseignerai à quiconque m’est inférieur, même un centenaire. » Le vieux Maître pouvait donc se prosterner devant un enfant de sept ans pour qu’il lui enseigne le Dharma – voici un exemple rare d’esprit résolu, et qui démontre le travail de l’esprit d’un bouddha éternel.

Lorsqu’une nonne qui a obtenu la vérité et le Dharma se manifeste dans le monde, les moines qui poursuivent le Dharma et apprennent la pratique se dévoueront à son ordre, en se prosternant devant elle et en la questionnant sur le Dharma – voilà un excellent exemple d’apprentissage de la pratique. Par exemple, c’est pareil à l’assoiffé qui trouve à boire.

Le Maître Zen chinois Shikan est un vénérable patriarche de la lignée Rinzai. Un jour, Rinzai voit le Shikan qui vient en visite et le prend par la manche. Shikan dit : « C’est compris. » Rinzai le relâche et dit : « Je vous permettrai de vous arrêter un moment. » A partir de ce moment, il est déjà devenu le disciple de Rinzai. Puis il quitte Rinzai et va voir la nonne Matsuzan, c’est alors qu’elle lui demande : « D’où venez-vous ? » et Shikan répond : « de l’entrée de la route. » Matsuzan dit : « Pourquoi êtes-vous venu la tête nue ? » ce à quoi Shikan ne trouve pas de réponse. Il se contente de se prosterner, comme le disciple devant son maître. Puis il questionne à son tour Matsuzan : « Qu’est-ce que Matsuzan ? » [littéralement : la dernière montagne] et Matsuzan dit : « Matsuzan ne montre jamais de sommet. » Shikan dit : « Qui est la personne à l’intérieur de la montagne ? » Matsuzan dit : « C’est au-delà des apparences d’un homme ou d’une femme. » Shikan dit : « Pourquoi dans ce cas ne changez-vous pas d’apparence ? » Matsuzan dit : « Je ne suis pas une existence mystique. Que puis-je changer ? » et Shikan se prosterne à nouveau. En fin de compte il décide de travailler comme jardinier en chef du potager et y demeure en tout trois ans.

Plus tard, lorsqu’il devint le chef d’un grand monastère, il enseigna à l’assemblée : « J’ai reçu une demi-louche auprès de mon Vieux Papa Rinzai, et une demi-louche auprès de ma Vieille Maman Matsuzan. En rassemblant une louche entière avec les deux moitiés, j’ai fini de boire, et étant parvenu complètement au présent, je suis entièrement rassasié. » En entendant ces mots à présent, je considère les traces de ces jours passés avec vénération. Matsuzan était une excellente disciple de Koan Daigu. Elle avait une grande vitalité, si bien qu’elle est devenue la « Maman » de Shikan. Rinzai est un successeur authentique d’Obaku Kiun. Il avait le pouvoir de l’effort, si bien qu’il est devenu le « Papa » de Shikan. La prosternation du Maître Zen Shikan et sa poursuite du Dharma auprès de la nonne Matsuzan Ryonen sont un excellent exemple d’un esprit déterminé, et de l’intégrité que les étudiants du futur devraient suivre. On peut dire qu’il brisa toutes les barrières, les grandes comme les petites.

La nonne Myoshin était une disciple de Kyozan. Un jour Kyozan doit choisir un chef du bureau des affaires laïques. Il demande parmi les officiers retraités et d’autres de la montagne Kyozan : « Qui est la personne appropriée à cette fonction ? » Ils en discutent en tous sens et en fin de compte Kyozan dit « La disciple Myoshin de la rivère Wai, bien qu’étant une femme, a l’esprit d’un robuste lascar [i.e. déterminé et vigoureux]. Elle est certainement qualifiée pour devenir chef du bureau des affaires laïques. » Tous les moines sont d’accord. Donc pour finir Myoshin est assignée à cette fonction. Les dragons et les éléphants de la communauté de Kyozan n’en prennent nul ombrage. Bien que cette position en fait ne soit pas si élevée, la personne retenue pour la fonction pourrait s’en honorer, ce qui ne fut pas son cas.

Tandis qu’elle était en poste au bureau, dix-sept moines de la région de Shoku formèrent un groupe pour aller à la rencontre de maîtres et rechercher la vérité, et ayant l’intention de gravir la montagne Kyozan, ils logent nuitamment au bureau des affaires laïques. Lors d’une conversation nocturne, tandis qu’ils se reposent, ils discutent de l’histoire du patriarche fondateur Sokei (Eno) et du kôan du vent et de la bannière. Les mots de chacun des dix-sept moines sont totalement inadéquats. Pendant ce temps, écoutant de l’autre côté du mur, la chef du bureau dit : « Ces dix-sept bourriques aveugles ! Combien de sandales de paille ont-ils usé en vain ? Ils n’ont jamais vu le Dharma du Bouddha, pas même en rêve ! »

Un serviteur du temple présent à ce moment surprend les propos de la chef du bureau des affaires laïques et en informe les dix-sept moines, mais aucun d’entre eux ne s’indigne de cette critique. Honteux de leur propre incapacité à exprimer la vérité, ils se préparent en revêtant leur kesa et en disposant leur zagu, brûlent de l’encens, font des prosternations, puis font demande à la nonne de son enseignement.

La chef du bureau des affaires laïques dit : « Ce n’est pas le vent qui bouge, ce n’est pas la bannière qui bouge, et ce n’est pas l’esprit qui bouge. » Lorsqu’elle leur enseigne ainsi, les dix-sept moines expérimentent tous la profonde compréhension. Ils s’inclinent devant elle en signe de gratitude, puis ils font une cérémonie pour devenir ses disciples. Ensuite ils retournent tout droit chez eux dans l’ouest de la région de Shoku. Finalement, ils n’ont pas gravi la montagne Kyozan.

Véritablement, ce qui est démontré ici est au-delà des bodhisattvas des trois étapes spirituelles et des dix seuils sacrés, c’est simplement l’action dans la vérité telle que transmise par les patriarches bouddhistes de successeur authentique à successeur authentique.

C’est pourquoi, même de nos jours, lorsqu’un poste de maître ou de maître-assistant est vacant, une nonne ayant réalisé le Dharma peut être sollicitée pour l’occuper. Même si un moine est plus ancien en termes d’âge et d’expérience, s’il n’a pas réalisé le Dharma, quelle importance a-t-il ? Un guide pour les moines doit toujours s’appuyer sur une vision claire. Pourtant beaucoup de guides se fourvoient dans un corps-esprit de crétin du village ; ils sont si épais qu’ils sont tournés en ridicule même dans le monde séculier. Combien moins encore méritent-ils d’être cités dans le Dharma du Bouddha ?

De plus, il y a des hommes qui refusent de se prosterner devant des nonnes qui sont enseignantes et ont reçu le Dharma, et qui sont les sœurs aînées, les tantes, etc., des hommes. Parce qu’ils ne savent rien et ne veulent rien apprendre, ils sont proches des animaux, et ô combien éloignés des patriarches Bouddhistes. Lorsque même la seule dévotion du corps-esprit au Dharma du Bouddha est maintenue au tréfonds de la conscience d’une personne, le Dharma du Bouddha a toujours de la compassion pour cette personne. Même les êtres humains et les dieux, dans leur stupidité, ont la sympathie de répondre à la sincérité, donc comment les bouddhas, dans leur justesse, pourraient-ils manquer de compassion pour répondre à la sincérité ?

L’esprit sublime qui répond à la sincérité existe même dans le sol, les pierres, le sable, et les galets. Dans les temples chinois de nos jours, si une nonne est réputée avoir réalisé le Dharma, le gouvernement publie un édit impérial pour qu’elle soit appointée comme maître d’un temple de nonnes, et elle délivre un enseignement formel dans la salle du Dharma de son temple actuel. Tous les moines y compris le Maître y assistent. Ils entendent le Dharma, debout sur le sol, et des questions sont posées par des moines. C’est la norme traditionnelle.

Une personne qui a obtenu le Dharma est un bouddha éternel authentique ici et maintenant, et pour cela ne doit pas être considérée comme une personne des temps passés. Lorsque cette personne nous regarde, nous nous rencontrons dans une condition neuve et singulière. Lorsque nous considérons cette personne, la relation mutuelle devient de l’ordre de : aujourd’hui doit s’inscrire dans aujourd’hui.

Par exemple, lorsque les arhats, les pratyekabuddhas et les bodhisattvas des trois étapes spirituelles et des dix seuils sacrés rencontrent une nonne qui détient le trésor de l’œil de la vraie Loi, se prosternent et l’interrogent sur le Dharma, elle doit accepter ces prosternations. Pourquoi les hommes devraient-ils être considérés comme supérieurs ? L’espace est l’espace, les quatre éléments sont les quatre éléments, les cinq agrégats sont les cinq agrégats, et les femmes sont également ainsi.

Concernant le fait d’atteindre la vérité, des hommes comme des femmes atteignent la vérité, et nous devrions simplement révérer profondément toute personne qui a réalisé le Dharma. Ne discutez pas d’hommes ou de femmes. Ceci est une des normes les plus importantes du Dharma du Bouddha.

Sous la dynastie Sung en Chine, le terme chef de famille se réfère aux messieurs qui n’ont pas quitté leurs familles. Certains d’entre eux vivent à la maison en compagnie de leur épouse, tandis que d’autres sont célibataires et chastes, mais quoi qu’il en soit on peut dire qu’ils sont grandement accaparés par leur labeur quotidien. Néanmoins, si l’un d’entre eux a clarifié l’éveil, les moines à la robe rapiécée se rassemblent pour lui adresser leurs prosternations et l’interroger sur son enseignement, exactement comme s’il s’agissait d’un maître ayant reçu l’ordination et quitté la vie de famille.

Nous devrions nous aussi agir ainsi, même envers une femme, même envers un animal. Une personne qui n’a jamais aperçu les vérités du Dharma de Bouddha ne serait-ce qu’en rêve, quand bien même il s’agirait d’un vieux moine âgé de cent ans, n’arriverait pas à la cheville d’un homme ou d’une femme ayant obtenu le Dharma, par conséquent nous ne devrions pas vénérer une telle personne, nous contentant seulement de nous incliner devant lui par respect pour son âge.

Lorsqu’une personne pratique et enseigne le Dharma de Bouddha, même s’il s’agit d’une petite fille de sept ans, elle devient alors le Maître des quatre groupes [moines, nonnes, hommes laïcs, femmes laïques] et le père bienveillant de tous les êtres vivants. Nous devrions la servir et la vénérer comme nous le faisons envers les bouddhas-tathagatas, comme ce fut le cas, par exemple, lorsque la fille du dragon devint un Bouddha. [Sutra du Lotus : Tous virent la fille du dragon se transformant soudain en homme, paré de toutes les pratiques de bodhisattva. Elle se rendit dans le quart sud, le monde libre d’impuretés, et s’assit sur une fleur de lotus précieux, réalisant l’état juste et équilibré de vérité, arborant les trente-deux signes et les quatre-vingts sortes d’excellence, et enseignant le Dharma merveilleux à tous les êtres vivants dans les dix directions. Alors le monde entier des bodhisattvas, les sravakas, les huit groupes de déités et de dragons, tous les êtres humains et non-humains, tous voyant depuis les confins de l’univers la fille du dragon devenant un Bouddha et prêchant universellement le dharma pour les êtres humains et les dieux dans cet ordre, se réjouirent grandement dans leurs cœurs et se prosternèrent tous à distance en vénération.] Ceci est la forme séculaire dans le Bouddhisme. Ceux qui l’ignorent, et n’ont pas reçu cette transmission de personne à personne, sont dignes de commisération.

Un autre exemple encore : Depuis les temps anciens au Japon et en Chine, il y eut des femmes empereurs. Le pays entier est la possession de telles impératrices, et les habitants deviennent alors leurs sujets. Ceci non par respect pour cette personne, mais par respect pour sa fonction. De la même manière, une nonne n’a jamais été respectée pour sa personne, mais n’est respectée que pour sa réalisation du Dharma. De plus, les vertus qui accompagnent les quatre effets appartiennent toutes à une nonne devenue arhat. Ces vertus la parent ; quel être humain ou dieu pourrait espérer surpasser ces vertus du quatrième effet ?

Les dieux du triple monde lui sont tous inférieurs. Même en étant ignorée par les êtres humains elle est vénérée par tous les dieux. Comment a fortiori pourrait quiconque manquer de vénérer ceux qui ont reçu la transmission du Dharma juste du Tathagata, et qui ont établi la grande détermination du Bodhisattva ? Si nous faillons à cela, nous sommes victimes de notre propre fausseté. Et si nous échouons à révérer notre propre état de boddhéité suprême, nous sommes des personnes stupides qui insultent le Dharma. Encore une fois, il y a dans notre pays des filles d’empereurs ou de ministres qui deviennent des concubines royales, ou des reines qui reçoivent en titre tel ou tel temple. Certaines d’entre elles se sont rasé le crâne, d’autres non.

En tout cas, des prêtres qui n’ont de moine que l’apparence et qui recherchent la renommée et le gain, ne manquent jamais l’opportunité de diriger de tels endroits, et de leur lécher les bottes. Ils sont inférieurs à des serfs suivant un seigneur. Qui plus est, beaucoup d’entre eux entrent réellement à leur service pendant quelques années. Comme ils sont pitoyables ! Étant nés dans une nation mineure d’un pays lointain, ils ne reconnaissent même pas un tel mauvais comportement pour ce qu’il est. Une telle ignorance n’a jamais existé en Inde ni en Chine, seulement dans notre pays. C’est complètement lamentable.

Forcément, se raser le crâne et ensuite violer le Dharma juste du Tathagata doit être qualifié de péché lourd et grave. Uniquement par leur ignorance du fait que les chemins de ce monde sont rêve et illusions, des fleurs flottant dans le vide, ils s’attachent à leur condition d’esclave de telles femmes. Lamentable, vraiment. Même pour assurer un semblant de subsistance dans ce monde de vétilles, ils se comportent ainsi. Pourquoi, pour l’amour de l’éveil suprême, s’abstiennent-ils de révérer au contraire les personnes qui ont atteint le Dharma, les seules qui en soient dignes ? C’est parce que leur aspiration au Dharma est superficielle, et leur détermination à poursuivre le Dharma inconsistante.

Lorsque des personnes convoitent un trésor elles ne songent pas à le refuser sous prétexte que ce trésor appartient à une femme. Lorsque nous désirons obtenir le Dharma, nous devons surpasser une telle résolution. S’il en est ainsi, même l’herbe, les arbres, les barrières et les murs s’accordent au Dharma authentique, et au paradis comme sur terre, la multitude des choses et des phénomènes y prend également part. C’est une vérité dont nous devons toujours nous souvenir. Tant que nous ne recherchons pas le Dharma avec une telle détermination, même si nous rencontrons de véritables maîtres, nous ne pouvons nous baigner dans l’eau bienveillante du Dharma. Nous devrions y réfléchir attentivement.

Qui plus est, de nos jours des personnes extrêmement stupides considèrent les femmes sans avoir corrigé le préjugé selon lequel elles encouragent l’avidité sexuelle. Les disciples du Bouddha ne doivent pas être ainsi. Si tout ce qui peut devenir un objet de désir sexuel doit être haï, alors tous les hommes ne méritent-ils pas aussi d’être haïs ?

Considérant les causes et les conditions de souillures, un homme peut devenir un objet, une femme peut devenir un objet, ce qui n’est ni homme ni femme peut devenir l’objet, ainsi que les rêves et les fantasmes, les fleurs dans le ciel, peuvent aussi devenir un objet de désir et d’attachement.

Il a existé des actes impurs causés par le reflet dans l’eau devenu un objet, ou le soleil dans le ciel devenu un objet. Un dieu peut devenir un objet, un démon tout autant. Il est impossible de dénombrer tous les objets possibles ; il est dit qu’il en existe quatre-vingt quatre mille. Devrions-nous tous les écarter ? Devrions-nous éviter de les regarder ?

Les préceptes disent : » l’abus des deux organes mâles ou des trois organes femelles sont tous deux parajika, et le contrevenant devra être exclu de la communauté« . Ceci étant, si nous détestons tout ce qui est susceptible de devenir un objet de désir sexuel, tous les hommes et les femmes se détesteront mutuellement, et nous n’aurons jamais la moindre chance d’atteindre le salut. Nous devons examiner en détail cette vérité.

Il y a des non-bouddhistes qui n’ont pas de femme : bien qu’ils n’aient pas de femme, ils ne sont pas pour autant entrés dans le Dharma du Bouddha, de sorte qu’ils ne sont rien de mieux que des non-bouddhistes aux vues erronées. Il y a des disciples du Bouddha laïcs au contraire qui ont un mari ou une femme : bien qu’ils aient un mari ou une femme, ce sont des disciples du Bouddha, de sorte qu’il n’y a pas d’autres êtres qui soient leurs égaux dans le monde humain ni dans le ciel.

Même en Chine, il y eut jadis un moine stupide qui fit le vœu suivant : » Dans toutes mes vies, dans toutes les ères, je ne poserai jamais les yeux sur aucune femme. » Sur quelle moralité ce vœu est-il fondé ? Est-il fondé sur la moralité séculière ? Est-il fondé sur le Dharma du Bouddha ? Est-il fondé sur la moralité des non-bouddhistes ? Ou bien est-il fondé sur la moralité de démons du paradis ? Qu’y a-t-il de mal dans une femme ? Quelle vertu y a-t-il dans un homme ?

Parmi les criminels il y a de nombreux hommes. Parmi les gens de bonne conduite il y a de nombreuses femmes. Vouloir entendre le Dharma, et vouloir obtenir la libération, ne dépend jamais du fait que l’on soit un homme ou une femme. S’agissant de trancher les illusions, les hommes comme les femmes doivent trancher leurs illusions. Lorsqu’ils tranchent leurs illusions et expérimentent la vérité, il n’y a rien qui nous incline plutôt vers un homme ou plutôt vers une femme. De plus si un homme a fait le vœu de ne jamais regarder une femme, doit-il aussi exclure les femmes lorsqu’il fait le vœu illimité de sauver tous les êtres ? S’il les exclut, il n’est pas un bodhisattva. A fortiori il ne peut déployer la compassion du Bouddha. Ce vœu n’est donc en réalité qu’une divagation de l’ivresse causée par l’intoxication profonde du vin de sravaka. Ni les êtres humains ni les dieux ne doivent considérer ce vœu comme authentique.

Nous ne pouvons par conséquent qu’être navrés pour lui. Si le vœu de ce moine devait être considéré comme authentique, Shakyamuni et les bodhisattvas de tous les temps ont-ils tous commis des fautes ? Et leur esprit de la Voie était-il moins profond que celui de ce moine ? Posons cela tranquillement : nous devrions seulement apprendre à pratiquer ce que les maîtres ancestraux qui ont transmis le trésor du Dharma et les bodhisattvas ayant vécu au temps du Bouddha, avaient à apprendre du Dharma du Bouddha, hors de ce vœu.

Si le vœu de ce moine était authentique, non seulement nous échouerions à sauver les femmes, mais encore, lorsqu’une femme qui a obtenu le Dharma se manifesterait dans le monde et enseignerait le Dharma pour tous les êtres humains et les dieux, il nous serait interdit de la rencontrer et de l’écouter, n’est-ce pas ?

Quiconque viendrait à sa rencontre pour l’écouter ne serait pas un bodhisattva mais un non-bouddhiste. Lorsque nous tournons notre regard vers le grand royaume de Chine, nous voyons des moines, des hommes qui semblent avoir pratiqué pendant longtemps, mais qui se sont contentés vainement de compter les grains de sable de l’océan et de rouler comme une vague au-dessus de l’océan de la vie et la mort.

Il y a également des personnes qui, bien qu’étant des femmes, ont visité des maîtres, fait des efforts dans la poursuite de la vérité, et sont donc devenus les guides des êtres humains et des dieux. Il y a des femmes telles que la vieille femme qui ne voulait pas vendre ses gâteaux de riz à Tokusan et les répandit sur le sol. Il est déplorable que bien que Tokusan fût un moine, un bhikku, il avait jusque là vainement compté les grains de sable de l’océan de la philosophie, et n’avait jamais rencontré le Dharma du Bouddha, même en rêve.

En règle générale, nous devrions nous efforcer de comprendre clairement les circonstances que l’on rencontre. Si nous contentons d’apprendre à les craindre et à les éviter, cela devient la théorie et la pratique d’un sravaka du petit véhicule. Quand nous quittons l’est pour tenter de nous cacher à l’ouest, l’ouest révèle aussi ses circonstances. Lorsque nous pensons avoir échappé aux circonstances, jusqu’à ce que nous les comprenions clairement, même si elles sont au loin elles demeurent des circonstances et nous ne en sommes pas libérés, et ces circonstances distantes nous perturberont de plus en plus profondément.

Au Japon à l’heure actuelle, il existe une institution particulièrement ridicule. Parfois appelé « sanctuaire« , parfois « endroit où pratiquer la vérité du Grand véhicule », il s’agit d’un lieu où les nonnes et les autres femmes ne sont pas autorisées à entrer. Cette coutume erronée a été établie depuis longtemps, de sorte que les gens ne parviennent pas à la reconnaître comme telle.

Certaines personnes cherchant à imiter les anciens négligent de corriger cette règle, certains hommes pourtant cultivés n’y pensent même pas. Appelée « promulgation de l’autorité » ou « loi des hommes de tradition« , elle n’est jamais discutée. Si quiconque osait en rire, on lui trancherait sans aucun doute les intestins.

Mais qui donc sont ces personnes se désignant eux-mêmes comme faisant autorité ? Sont-ils des sages ou sont-ils des saints ? Sont-ils des dieux ou sont-ils des démons ? Sont-ils des bodhisattvas des dix étapes sacrées ou sont-ils des bodhisattvas des trois niveaux de réalisation ? Sont-ils des bodhisattvas de l’état d’équilibre de la vérité ou sont-ils des bodhisattvas ayant atteint la vérité subtile ?

Si ces vieilles manières ne devaient jamais être réformées, devrions-nous pour autant renoncer à abandonner l’errance incessante à travers la vie et la mort ? Le grand maître Shakyamuni est lui-même l’état juste et équilibré de la vérité suprême, il a clarifié tout ce qu’il était nécessaire de clarifier, il a pratiqué tout ce qu’il était nécessaire de pratiquer, et il a libéré tout ceux qu’il était nécessaire de libérer. Qui de nos jours pourrait même approcher ce niveau de réalisation ?

Qui plus est la communauté du Bouddha lorsqu’il était de ce monde incluait les quatre groupes : moines, nonnes, bodhisattvas laïcs et laïques, incluait les huit sortes d’êtres, les trente-sept sortes d’êtres, et les quatre-vingt-quatre sortes d’êtres. La constitution de la communauté Bouddhiste est clairement la communauté elle-même. Donc quelle sorte d’ordre ne compte ni nonnes, ni femmes, ni les huit sortes d’êtres ?

Nous ne devrions jamais espérer créer de soi-disant sanctuaires qui prétendraient surpasser en pureté la communauté Bouddhiste du vivant du Bouddha, car cela marque un idéalisme excessif. Il n’y a aucune différence dans la forme que prend le Dharma dans la communauté Bouddhiste, que ce soit dans ce monde ou dans les autres, ou auprès de mille Bouddhas dans les trois temps. Nous devrions donc comprendre que toute communauté aux règles différentes n’est pas Bouddhiste.

L’éveil est le critère ultime : que ce soit dans le Mahayana ou dans le Hinayana, les vertus de l’ultime éveil ne sont pas différentes. Or de nombreuses nonnes l’ont expérimenté. Donc dans quel genre d’endroit – que ce soit dans le triple monde ou dans les terres de Bouddha des dix directions – une nonne ne peut-elle se mouvoir librement ? Qui oserait lui barrer le chemin ? En même temps, l’état ultime de vérité est aussi le critère suprême. Lorsqu’une femme est devenue bouddha, y a-t-il quoi que ce soit dans les dix directions qu’elle ne puisse réaliser ? Qui pourrait alors tenter de lui barrer le passage ? Elle possède déjà la vertu qui illumine toutes choses très largement ; quel est alors pour elle le sens d’une frontière ou d’une limite ?

Et les déesses, les empêchera-t-on aussi de passer ? Et les nymphes ? Pourtant même les déesses et les nymphes n’ont pas encore tranché totalement leurs illusions ; elles mènent seulement les êtres ordinaires au hasard. Lorsqu’elles se trompent, ils se trompent ; lorsqu’elles voient juste, ils voient juste. Il en va ainsi également des femmes humaines envers les femmes bestiales ; lorsqu’elles s’égarent, elles s’égarent aussi ; lorsqu’elles voient juste, elles aussi voient juste. Mais qui se dresserait sur le chemin des dieux ou des déités ? Les moines ont suivi la communauté du Bouddha dans les trois temps ; ils ont appris la pratique auprès du Bouddha. Si les endroits diffèrent de cela, et les communautés diffèrent de cette forme, qui peut croire qu’il s’agit là du Dharma du Bouddha ?

Bref, ceux qui excluent les femmes sont tout simplement des sots particulièrement bornés qui trompent et illusionnent les gens du siècle. Ils sont plus idiots qu’un chien sauvage inquiet qu’un humain lui vole son os. Les disciples du Bouddha, qu’ils soient des bodhisattvas ou de simples laïcs, se classent ainsi : premièrement, les moines ; deuxièmement, les nonnes ; troisièmement, les bodhisattvas hommes ; et quatrièmement, les bodhisattvas femmes. Ce classement est reconnu dans les paradis du ciel comme dans le monde humains, et a été proclamé de tout temps.

Ceci étant, celles qui ont la seconde place parmi les disciples du Bouddha sont supérieures aux rois qui font tourner les roues précieuses, et au dieu Indra lui-même. Il ne devrait exister aucun endroit où elles ne puissent se rendre. Encore moins devraient-elles être mises au niveau des rois et des ministres d’une nation mineure d’une contrée lointaine. Pourtant lorsque nous observons les « lieux de vérité » qui excluent les femmes donc les nonnes, n’importe quel rustaud, paysan ou vieux bûcheron obtus venu peut y pénétrer aisément. L’entrée n’y serait donc a fortiori pas refusée à un roi, un seigneur ou un officier. Si l’on compare les péquenots du pays à des nonnes, en termes de poursuite de la vérité ou d’atteinte de l’éveil, qui est finalement inférieur ou supérieur ?

Que l’on discute de cela selon les règles de la société ou selon le Dharma du Bouddha, on devrait bel et bien considérer que les bouseux devraient plutôt être refusés là où une nonne peut aller. La situation au Japon est donc totalement renversée ; notre nation est la première à marquer l’Histoire de cette tache. Comme c’est pitoyable ! Lorsque les sœurs aînées du père compatissant du triple monde vinrent dans un petit pays, elles trouvèrent des endroits où leur barrait l’entrée. D’un autre côté, les types qui vivent dans ce genre de « sanctuaires » n’ont pas peur de commettre les dix genres de mauvaises actions, et ils violent les dix préceptes les uns après les autres. Est-ce simplement parce que dans leur monde erroné ils haïssent ceux qui ne partagent pas leurs erreurs ?

Qui plus est, un péché mortel est une affaire très sérieuse ; or même cela il se peut même qu’ils l’aient commis. Nous devrions tout simplement nous écarter de tels lieux démoniaques. Nous devons suivre l’enseignement du Bouddha et entrer dans le monde du Bouddha. C’est la voie naturelle pour répondre à la bienveillance du Bouddha. Ces traditionnalistes ont-ils compris la signification du mot sanctuaire, ou non ? De qui ont-ils reçu la transmission ? Qui leur a délivré le sceau de confirmation ? Quoique ce soit qui entre dans ce vaste monde certifié par les bouddhas – qu’il s’agisse des bouddhas, des êtres vivants, de la Terre, de l’espace – sera libéré de ses chaînes et de ses attachements, et retourne à sa nature originelle qui est le merveilleux Dharma des bouddhas.

Lorsque des êtres vivants font ne serait-ce qu’un seul pas dans ce monde, ils sont complètement recouverts de la vertu du Bouddha. Ils possèdent le pouvoir de s’écarter de l’immoralité, de devenir purs et nets. Lorsqu’une seule direction est sanctifiée, le monde entier du Dharma est sanctifié d’un seul coup, et lorsqu’un niveau est sanctifié, le monde entier du Dharma est sanctifié. Parfois les lieux sont sanctifiés par l’eau, parfois par l’esprit, et parfois par l’espace.

Dans tous les cas il existe des traditions qui ont été transmises et reçues, et que nous devrions connaître. Qui plus est, lorsque nous sanctifions un lieu, après avoir répandu de l’eau et accompli les prosternations – en d’autres termes après avoir purifié les lieux – nous récitons le verset suivant :

Ce monde et le monde entier du Dharma,

Sont naturellement sanctifiés, purs et nets.

Les traditionnalistes et les anciens qui proclament l’existence de sanctuaires de nos jours ont-ils compris cette signification ou non ? A mon avis ils ne peuvent pas savoir que le monde entier du Dharma est sanctifié par l’acte de sanctification lui-même. Clairement, ivres du siècle, ils considèrent une petite surface au comme un grand monde. Espérons qu’ils brisent l’ivresse de leurs illusions, et qu’ils ne violent pas la totalité du monde des bouddhas. Nous devrions nous prosterner en vénérant la vertu par laquelle les bouddhas, à travers leurs actes salvifiques et leur dévotion, étendent leur influence protectrice sur tous les êtres vivants. Qui pourrait nier que cette prosternation est bien l’obtention de la moelle de la vérité ?

SHOBOGENZO
Traduction Française du Shobogenzo, œuvre majeure de Maître Dogen.

DOJO ZEN SOTO DE REIMS
63 Avenue du 29 août 1944
51430 TINQUEUX


http://zensotoreims.fr





Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling