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Observatoire des Prisons

L’Observatoire International des Prisons a pour objectifs partout dans le monde, la surveillance des conditions de détention des personnes incarcérées et l’alerte sur des manquements aux droits de l’Homme dont la population pénale peut faire l’objet

Par La Vie Nouvelle

Qu’est-ce que l’Observatoire International des prisons ?

L’Observatoire International des Prisons a pour objectifs partout dans le monde, la surveillance des conditions de détention des personnes incarcérées et l’alerte sur des manquements aux droits de l’Homme dont la population pénale peut faire l’objet. L’Observatoire agit hors de toute considération politique pour aider les personnes à ne pas subir d’autre peine que la simple privation de liberté.

Sa mission est d’alerter les instances judiciaires, les médias, l’opinion publique, toutes les associations concernées, chaque fois que les droits de l’Homme ne sont respectés dans l’établissement observé. Il pratique à court terme, la veille informative et répond, chaque année, à un questionnaire appelé observateur. Un groupe local rassemble quinze personnes différentes par leur profession, leur statut, leur âge ou activité. L’ensemble des notices des pays considérés constituent le Rapport annuel de l’Observatoire International des Prisons.

La campagne « POUR LE DROIT A L’INTIMITE » des personnes détenues

Pour sa première campagne nationale, la section française de l’OIP a choisi de sensibiliser l’opinion et de faire pression sur les pouvoirs publics, sur un thème constitutif de la dignité de la personne : l’intimité.

La campagne de l‘OIP se déroule jusqu’au 5 mai 1998. Tout au long de la campagne, l’OIP recueille les signatures. Pour se procurer le document contacte ; L’OIP, section française ; 25 rue Henry Monnnier – 75009 Paris. Tèl. 01 42 81 39 28

L’intimité, c’est ce qui est contenu au plus profond d’ un être. Elle représente le cœur de notre identité personnelle et constitue le fondement de notre relation à autrui. Aujourd’hui, être privé de liberté, c’est aussi être privé de cette intimité. Le moindre geste, la moindre rencontre sont soumis au regard d’autrui, celui du surveillant ou d’un co-détenu. Rien de secret, rien à soi.

En cette fin de XX me siècle, l’institution carcérale doit permettre au détenu de conserver une vie privée et prendre les mesures visant à favoriser le maintien des liens familiaux. Il est désormais acquis qu’une telle évolution ne représente aucun danger pour la sécurité des personnes et pour l’ordre dans les établissements pénitentiaires et contribue à l’objectif de réinsertion assigné à l’institution pénitentiaire.

Ce que demande l’ OIP :

- Un détenu par cellule.

L’OIP demande l’application effective des normes de l’administration pénitentiaire concernant le placement en cellule individuelle.

- Un dispositif de séparation pour les sanitaires

Dans le cas de cellules partagées, l’aménagement de l’espace doit être conçu de façon à respecter l’intimité de la personne.

Le détenu doit avoir la possibilité de se dénuder, de se laver ou de faire ses besoins naturels à l’abri du regard d’autrui- personnel de surveillance ou co-détenu.

- La confidentialité de la correspondance

Les courrier de tous les détenus peuvent être lus par l’administration. à l’exception de la correspondance avec l’avocat et les autorités judiciaires. L’OIP demande que soit reconnue la possibilité pour les détenus de correspondre sous plis fermés avec les organisations nationale de défense des droits de l’homme. Et que la lecture des courriers soit confiée à un instance indépendante de l’institution carcérale.

- Le respect des effets personnels lors de la fouille des cellules.

La détérioration des affaires personnelles lors de fouilles des cellules, l’atteinte généralisée à la confidentialité de la correspondance privée, le tutoiement…ne doivent plus être tolérées.

- Les parloirs intimes

L’OIP souhaite que soit levé le voile d’hypocrisie qui dissimule la réalité des relations sexuelles qui ont lieu dans les parloir ou les prison. Elle demande la mise en place dans l’établissement pénitentiaire de lieux d’intimité destinés à permettre aux détenus des visites prolongées garantissant le maintien de relations familiales, affectives et sexuelles avec leurs proches.

- Le maintien des liens familiaux.

L’OIP demande le respect strict des réglementations visant au rapprochement du lieu d’incarcération du détenu avec le lieu de domiciliation de ses proches et l’abandon de la pratique des transferts répétés sur l’ensemble du territoire.

- L’abandon de la fouille intégrale (à nu)

La fouille intégrale constitue un traitement inhumain, dégradant. Il pourrait lui être substitué d’autres procédés de contrôle utilisant des techniques modernes de détection des objets ou substances prohibées.

Les parloirs intimes à l’étranger

De nombreux pays pratiquent déjà le système de visite familiale sans surveillance. Le Danemark, la Finlande et les Pays Bas. Le Canada utilise les "visites familiales privées" qui permettent la rencontre sans surveillance dans un pavillon situé sur le site pénitentiaire, de détenus avec des proches ou des membres de la famille. L’évaluation du programme menée en 1989 a confirmé l’intérêt de la mesure en terme de gestion de la détention et pour favoriser un maintien des liens familiaux.

1999

La Vie Nouvelle
4 place de Valois
75001 Paris
Tél. : 01 55 35 36 46


http://www.globenet.org/lvn





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