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LES BRÈVES
Nouvelles de la République bouddhiste de Bouriatie : à Oulan Oude, en Sibérie, on a célébré « la fête du croissant » le nouvel an lunaire

vendredi 15 février 2002


En Bouriatie, aux confins de la Mongolie, sur les rives du lac Baïkal, les Bouriates ont célébré, le 13 février dernier, le nouvel an lunaire. La journée du mercredi 13 février était fériée dans cette république d’un million d’habitants, qui s’est dotée d’une constitution reconnaissant le bouddhisme comme "religion officielle". Cela en raison de liens historiques qui rattachent la population bouriate à l’aire culturelle lamaïste depuis le 18° siècle et ce malgré les décennies de répression communiste.

Pour fêter le renouvellement de l’année qu’on appelle ici « fête du croissant », lors de la première nouvelle lune, des milliers de Bouriates se sont rendus au monastère principal d’Ivolginsk, à une trentaine de kilomètres d’Oulan-Oudé. Ils ont fait des offrandes de beurre et de lait, après avoir tourné autour du stupa dans le sens du soleil. Un rituel de purification, a ensuite été conduit par Damba Ayoucheïev, chef des bouddhistes russes, une communauté forte d’environ 1 million de fidèles. Ce rituel consiste à jeter ses péchés de l’année passée dans le feu qui a embrasé soudain la nuit glacée de Sibérie, par une température de moins 15 degrés. Ce rite symbolique exige que les fidèles se lavent soigneusement le corps chez eux, puis s’essuient avec un linge qu’ils brûleront devant l’entrée du temple en signe de purification.

« C’est une nouvelle étape de ma vie et une lumière qui s’ouvre devant moi », confie Sergueï Tarchimaïev. « Au moment où le feu brûle le plus intensément, tu dois penser que tout ce qui était mauvais en toi est en train d’être réduit en cendres », explique encore Dandar, l’un des 130 étudiants du séminaire d’Ivolginsk.

Pour la nouvelle année, les temples de couleurs vives en forme de pagodes sont restés ouverts toute la nuit. Dans chaque temple, le trône le plus élevé est resté vide, c’est celui réservé au Dalaï-Lama qui a seul le droit de s’y asseoir. Les bouddhistes bouriates considèrent le Dalaï-Lama comme leur chef spirituel et les lamas de Bouriatie prient en tibétain.

Une fois accomplie la cérémonie de purification, sur les tables de réveillon, des repas « blancs » sont servis : fromage, crème fraîche, raviolis de viande et vodka, à base de lait, fabriquée artisanalement dans les villages bouriates.

« C’est léger à boire, la tête reste claire mais ce sont les pieds qui cèdent. Mieux vaut rester assis », déclare Slava, chauffeur de taxi à Oulan-Oudé, capitale de la Bouriatie.

Pour cette année du Cheval-Eau, deux destriers ont été taillés dans la glace. Ils entourent le père de la Révolution d’octobre sur la place centrale d’Oula Oude où a eu lieu un spectacle folklorique.

« Nous quittons l’année du serpent de fer, généralement mauvaise pour la Russie. L’année du Cheval-Eau qui commence est une année masculine marquée par l’harmonie et l’équilibre », a expliqué Damba Ayoucheïev. Et le leader religieux, drapé dans la robe traditionnelle des moines bouriates de couleur pourpre, a poursuivi : « L’année du cheval on touche la récolte de ce qui a été semé avant, c’est une année où il est difficile de freiner et de s’arrêter comme un animal au galop ».



Buddhaline

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