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Chokyi Nyima Rimpoche

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> Bouddhisme > Enseignements


Notre état naturel, c’est le bonheur

Par Chokyi Nyima Rimpoche

http://larbredeleveil.org/daishin/bulletin/spip.php?article569
Le 10 juillet 2014

Nous savons tous, intellectuellement du moins, que le dharma du Bouddha n’est pas seulement un objet d’étude, ou quelque chose à pratiquer sur notre coussin de méditation. Mais, occupés à courir dans notre vie quotidienne, nous oublions que la qualité de notre pratique formelle est intimement liée à la qualité de notre esprit, instant après instant.

C’est pourquoi nous pouvons tous enrichir notre vie et la vie des autres en pratiquant les cinq nobles qualités qui sont à la portée de tous : la satisfaction, la réjouissance ( au sens de : se réjouir de quelque chose ), le pardon, le bon coeur et l’attention ( ou la présence ). La nature originelle de notre esprit est essentiellement bonne.
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Le Bouddha a enseigné que tous les êtres sont des bouddhas, recouverts d’ une obscurité momentanée. La véritable identité de tous les êtres vivants, pas seulement des êtres humains, est un état d’ainseité (suchness) inconditionnée. C’est la nature originelle telle qu’elle est, pure et parfaite. Nous avons cette capacité inhérente de prendre soin des autres et de comprendre : cela ne vient pas de notre éducation ni de notre milieu. Pratiquer le dharma signifie simplement développer et nourrir ces qualités intrinsèques. Ceci est notre tâche, notre responsabilité.

Selon nous, cette possibilité de prendre soin inclut à la fois la gentillesse aimante ( loving kindness, metta ) et la compassion ( karuna ). Nous travaillons à ces deux qualités jusqu’à ce qu’elles soient sans limites, complètement libres de partialité. La capacité de comprendre, lorsqu’elle est complètement déployée, s’appelle « la sagesse qui réalise le non- moi », une compréhension qui voit le fait que le soi, ou l’identité personnelle, n’a pas d’existence réelle.

Il y a beaucoup de méthodes pour déployer à l’infini notre gentillesse et notre compassion et réaliser la vue juste.

La satisfaction en est une. Ce n’est pas vrai seulement pour les gens qui suivent un chemin spirituel, mais pour tous. Le mécontentement ruine toutes les possibilités de bonheur et de bien- être, mais le vrai bonheur est immédiatement présent au moment où l’on se sent content et satisfait. A partir d’aujourd’hui, et quoi qu’il arrive, appréciez donc ce que vous avez – quoi que ce soit : le confort d’une maison, le plaisir de ce que vous possédez, la bonté des personnes qui vous entourent.

Le bonheur est déjà présent et accessible pour chacun de nous. Souvent quand on imagine ce qui nous rendrait heureux, nous pensons à quelque chose que nous n’avons pas encore réussi à posséder : « C’est presque ça... j’y suis presque, mais... Je vais réussir, c’est juste qu’il me manque encore... » Aussi longtemps que la réalisation de nos désirs est à distance, nous allons rester insatisfaits. Quand nous n’avons pas ce que nous voulons, nous ne sommes pas heureux. Ironiquement, quand nous avons ce que nous cherchions, ce n’est pas satisfaisant, et nous ne sommes toujours pas heureux....

L’herbe est toujours plus verte de l’autre côté !

(...) Quand nous y regardons de près, nous voyons que toujours la base du bonheur est seulement un état d’esprit. C’est pour cela que ceux qui sont vraiment heureux sont ceux qui apprécient ce qu’ils ont. Dès que nous sommes satisfaits, plus rien ne manque. C’est le bon sens des enseignements du Bouddha !

C’est très simple : pas besoin de grands efforts pour être heureux, juste apprécier ce que nous avons ; même si notre vie est très simple, nous pouvons penser : « Cette fleur est vraiment belle... » ou « cette eau est délicieuse... ». Si nous sommes trop difficiles, toujours en train de penser que ceci ou cela ne va pas, rien ne sera jamais parfait. Nous devons apprendre à être satisfait afin que ce que nous avons soit précieux, réel et beau. Sinon, nous allons toujours courir après des mirages.
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La seconde noble qualité estla réjouissance.

Nos émotions négatives obscurcissent notre bonté naturelle ; le Bouddha a dit qu’il y a 84.000 sortes d’émotions négatives, et parmi celles-là, deux en particulier posent problème, car il est difficile d’en prendre conscience : la fierté et l’envie. L’envie est une de nos plus grandes souffrances morales, et des plus inutiles ! Se réjouir pour les autres, pour ce qu’ils vivent ou ce qu’ils possèdent,est le remède à cette torture auto-imposée. Nous pouvons mentalement partager le bonheur d’autrui : y a -t- il un moyen plus facile d’atteindre le bonheur ?

La troisième noble qualité est le pardon : la fierté peut être très forte, même quand on aime quelqu’un ; parfois notre coeur nous dit « Le mieux est juste de pardonner », mais derrière cette voix, il y en a une autre qui dit : « Non, ne fais pas ça. Tu es dans ton bon droit. Tu n’as rien fait de mal. » C’est la fierté qui nous empêche de pardonner aux autres, pourtant le pardon est un acte très sain et très beau. Pardonner et s’excuser ont le pouvoir de complètement guérir les blessures, mais nous devons comprendre quand et comment les utiliser : le moment juste, la façon juste, les mots justes, et même l’attitude du corps juste. Lorsque nous le ferons avec tout notre coeur,nous serons toujours capable d’obtenir la paix, le respect et la compréhension mutuelle.
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Et le bon coeur, la quatrième noble qualité, est la plus importante.

Là aussi, nous devons rechercher ce qu’est, en fait, le vrai bien-être, à la fois dans le présent et le long terme. La source du bonheur et du bien-être n’est pas seulement l’attention aimante et la compassion mais aussi une compréhension et une vision juste de la réalité, car celui qui reconnaît pleinement la réalité est un Tathagata, un être pleinement éveillé. Et inversement, la source de la souffrance est la haine, l’avidité et l’esprit étroit. Ce sont les racines d’où grandissent tous nos problèmes.(...)

Le grand Maître Atisha se demandait ce que signifiait avoir vraiment appris, et concluait que la véritable sagesse est de comprendre l’état sans ego. La véritable éthique est d’avoir dompté et adouci votre propre coeur ; quelqu’un qui prend soin, qui est vraiment attentif et consciencieux a réalisé cette véritable éthique. Quelle est la première des vertus ? Atisha dit que c’est avoir un sens profond du soin qui va apporter bonheur et bien-être aux autres. Quel est le plus important signe de réussite, d’accomplissement ? Non pas la clairvoyance, ni les pouvoirs miraculeux, mais d’avoir moins d’émotions égoïstes. Cela peut sembler des mots simples, mais ils sont très profonds et vous apporteront beaucoup si vous les mettez dans votre coeur.

Chokyi Nyima Rimpoche

extrait de la revue Buddhadharma, trad. Joshin Sensei

Ce texte en entier a déjà été publié en juillet-août et septembre 2007. Vous le trouverez dans les archives de Daishin : <http://larbredeleveil.org/daishin/b...>

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