BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter CD - Le chant des Dakinis

Même rubrique

Prérogatives de la papauté - Jean-Pierre Sara
Judas l’incompris - Jean-Pierre Sara
Jésus et les esséniens - Jean-Pierre Sara
Noël, fête du corps - Anne Tardy
La pratique théologique dans un monde sécularisé - Jean-Marie Lustiger
Le personnalisme est mort, vive la personne - Hubert Hausemer
Entretien avec soeur Emmanuelle - Annie Jeanneret
Autres textes
Le compagnonnage - Alexandre Koehler
Thich Nhat Hanh et le mouvement "Bouddhisme engagé" - Michael von Brück et Whalen Lai
Le massage assis, l’art traditionnel japonais d’acupression « amma » - Tony Neuman
La cuisine indienne, entre plaisirs gustatifs et bienfaits énergétiques - Geneviève Maillant
"La vertu de moralité", Mahâprajnâpâramitâsâstra -
Aryaprajnaparamitahridaya Sutra – Le Soutra du Cœur de la Noble Perfection de la Sagesse -
Entretien avec Nicole Lattès, éditeur de Matthieu Ricard - Sofia Stril-Rever
Anne Tardy

L’intériorité ou la quête personnelle par Anne Tardy
Noël, fête des symboles par Anne Tardy

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Intégration > Spiritualité > Christianisme


Noël, une fête de l’amour

De quand date cette célébration ? Quelle est la mystique de Noël ? Que signifient ses principaux rituels ?

Par Anne Tardy

Noël est la fête chrétienne la plus populaire. Détournée de son symbolisme sacrée, elle est devenue une fête familiale. Elle est un moment où l’on se retrouve, où l’on fait une pause dans les conflits. Pour les chrétiens, les grandes fêtes sont aussi l’occasion de sortir du quotidien, de soi-même et du monde : n’est-ce pas l’opportunité de laisser « l’Esprit souffler où il veut ? ». De fait, Noël est un temps de spontanéité et de partage. Moment de trêve par excellence, Noël est pour tous une fête de l’amour.

Qu’est-ce que l’Avent ?

La période de l’Avent est réservée, pour les chrétiens d’Occident, à la préparation de Noël. Elle débute quatre dimanche avant Noël.. Se préparer à quoi ? A l’attente du retour du Christ. Comme pour la réception d’un invité de marque où l’on décore sa maison, choisit avec soin sa toilette et les plats qui seront servis aux réjouissances, les chrétiens préparent leur maison intérieure au rendez-vous de l’incarnation. Quatre semaines initiatiques.

La couleur liturgique de l’Avent est le violet, couleur de la pénitence. Les grandes festivités sont exclues des offices. Car si l’attente n’est pas triste, elle est longue. Le célèbre cantique de Noël ne parle-t-il pas de « Depuis plus de 4000 ans… » ?

La coutume de l’Avent apparut à Rome à partir du VIe siècle. Le terme adventus (arrivée) désignait alors, dans le vocabulaire de la cour, l’avènement d’un empereur.

Les chrétiens en firent un temps d’attente de la manifestation du Royaume spirituel du Christ.

• le calendrier de l’Avent

Pour faire patienter les enfants jusqu’à Noël , chaque famille fabriquait jadis une petite maison avec 24 fenêtres. Chaque jour, l’une d’elles s’ouvrait sur un verset de la Bible. Aujourd’hui, la coutume s’est vidée de son sens et l’on y trouve de simples images ou des chocolats…

•une jolie coutume : celle de la couronne de l’Avent

Cette coutume vient des pays du Nord où il est d’usage de confectionner une couronne de branches de pin ornées de 4 bougies. Elles sont allumées, les unes après les autres, chaque dimanche précédant la fête de Noël. Elles symbolisent les grandes étapes du salut.

La première bougie symbolise le pardon accordé à Adam et Eve. Ils mourront sur Terre mais vivront en Dieu.

La seconde symbolise la foi des patriarches. Ils croient au don de la Terre Promise.

La troisième symbolise la joie de David. Il célèbre l’Alliance entre Dieu et les hommes et sa pérennité.

Enfin, le dernier dimanche, la quatrième bougie symbolise l’enseignement des prophètes. Ils annoncent un règne de paix et de justice.

Le soir de Noël, les quatre bougies allumées évoquent la lumière et le renouveau du soleil.

• l’Avent en Alsace : des veillées musicales aux marché de Noël

En Alsace, le temps de l’Avent commence avec la Sainte Catherine, le 25 novembre. Selon une antique coutume, églises et temples font des veillées ouvertes : ainsi, à Mulhouse, tandis que se déroule le marché de Noël place de la Réunion, le temple St Etienne ouvre ses portes tous les samedis de l’Avent à 17 heures. Tout le monde est invité à se joindre à la chorale qui reprend le répertoire des chants de Noël français et allemand.

Les marchés de Noël de la région habillent les quatre semaines magiques de l’Avent : durant cette période où les jours sont les plus courts de l’année, ils illuminent la ville, pour préfigurer la lumière qui vient.

Le plus ancien marché de Noël, celui de Strasbourg, le Christkindelsmärik –marché de l’enfant-Jésus - existe depuis 1570 et attire tous les ans de plus en plus de curieux de tous les âges. L’enfance n’est jamais loin. Les cabanes de bois qui ont investi la place de Broglie proposent décorations et confiseries de Noël. Le soir, l’atmosphère y est féerique. A Colmar, ce n’est pas un marché qui attend les familles mais trois, installés dans le quartier historique de la ville. On ne pouvait rêver décor plus évocateur pour déguster des pains d’épices et acheter des marionnettes en bois…Une multitude d’autres petits marchés existe dans la région sans compter ceux de nos voisins suisses et allemands.

Lien : pour trouver christkindel et les autres marchés de Noël sur le net : www.tourisme-alsace.com

Noël, fête de la Nativité.

De moins en moins « confessionnalisée », la fête de Noël est aujourd’hui surtout une fête de l’enfance. Fête de cadeaux, de retrouvailles familiales, de sapins… Néanmoins, pour les chrétiens, Noël est une fête de prières, la fête d’une naissance nouvelle. Moment mystique par excellence, Noël fait revenir ce temps où Dieu se fait homme pour sauver l’humanité.

Lorsque Joseph et Marie se présentèrent à Bethléem pour demander l’hospitalité, « il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie ». Si Jésus revenait aujourd’hui, serait-il mieux accueilli ? Marie mit donc son enfant au monde dans une mangeoire, signe de pauvreté mais surtout de simplicité. Le sauveur des chrétiens est né humble.

Pourquoi le 25 décembre ?

Partout en Europe des fêtes romaines, germaniques ou celtiques marquaient le début de l’hiver, période où les jours rallongent à nouveau.

Au milieu du IVe siècle (la première mention certaine est de 336), sous le règne du pape Telesphore, l’occident chrétien décida de substituer à la célébration païenne du solstice d’hiver, appelée la « naissance du soleil invincible », la naissance du Sauveur, « lumière du monde ». La coutume s’est alors instaurée de célébrer la naissance de Jésus le 25 décembre. Les orthodoxes, quant à eux, la fêtent le 6 janvier, date de l’épiphanie. La fête de Noël n’est pas tant l’anniversaire de la naissance de Jésus que la célébration du Seigneur venant dans le monde

Livres à offrir :

Pour célébrer l’Avent : Célébration de Noël, Colette Nys-Mazure, Edition Desclée de Brouwer : une guirlande entremélée de brefs récits, de poèmes et de références liturgiques.

« Images de Noël » de Alfred Matt. Ed Le Verger : à partager avec vos enfants, un petit livret de 30 pages illustrés de gravures anciennes pour tout savoir des contest et légendes de l’Avent.

« Noël, une anthologie des plus beaux textes de la littérature française » Préface de Michel Tournier : de Rutebeuf à Proust, textes et poèmes inspirés par Noël, l’hiver et la Nativité. Edition de l’Archipel.

Votre prochain rendez-vous

Les rituels de Noël : la crèche, le gui et le houx, Saint Nicolas et le père noël, la messe de minuit, le sapin.

Décembre 2000






Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling