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Noël, fête du corps

Fête de l’amour et des symboles, Noël est aussi une grande fête du corps. Elle célèbre avant tout l’Incarnation du Fils de Dieu mais aussi, pour les profanes, un vrai festival des sens.

Par Anne Tardy

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Episode 3, Noël, la fête du corps

Noël : l’Incarnation

Incarnation, du latin incarnatio et caro, entrer dans la chair. L’incarnation est le fait pour une divinité de prendre corps, dans un homme ou dans un animal.

Ainsi, par exemple, pour les hindouistes, chaque fois que le monde se dérègle ou qu’il est nécessaire de préserver l’univers, le dieu Vishnu s’incarne en un avatar (incarnation de la conscience divine sur la terre) pour montrer à l’humanité de nouvelles voies de développement et de réalisation religieuse. Parmi les plus célèbres avatars, Krishna et Bouddha. Selon cette même tradition, les hindous considèrent Jésus comme un avatar.

L’incarnation est le mystère sur lequel est fondé toute la foi chrétienne : le Fils de Dieu s’est incarné, c’est à dire s’est fait homme. Jésus-Christ est pour les chrétiens pleinement Dieu et pleinement homme, en une personnalité unique. Le mystère s’est accompli lorsque Marie accepte d’être la mère du Sauveur : « qu’il soit fait selon Ta volonté, je suis la servante du Seigneur ». Cet accomplissement permet la rédemption de l’humanité par l’un des siens et se perpétue dans Jésus ressuscité. Jésus a racheté ses « frères » humains. Ceux qui croient en lui peuvent, dès lors, entrer en communion avec le Père et devenir « enfants de Dieu ». Sauvée, l’humanité peut dès lors, et dès aujourd’hui, connaître la vraie liberté, celle de l’Esprit.

Une mère contemple son nouveau-né : c’est Dieu qui devient notre frère en tribulations, celui qui ouvre le passage.

Ainsi, le chrétien doit-il donner un sens divin à la chose la plus ordinaire (car aucune n’est indifférente aux yeux de Dieu) et, parallèlement, ne jamais cesser de porter témoignage de l’amour de Dieu en se rendant pleinement solidaire des réalités humaines.

Noël : la table du banquet est dressée

• La tradition provençale

En Provence, la fête de Noël revêt une belle et forte connotation familiale et collective. Tout commence, devant la cheminée du 24 décembre, par la cérémonie du « Calo Fio », l’allumage rituel de la bûche de Noël. Ainsi, avant le repas, le plus jeune et le plus âgé de l’assemblée allument ensemble le feu, symbole du premier soleil de l’année qui s’annonce. La phrase rituelle est « A l’an prochain, si nous n’y sommes pas plus, que nous n’y soyons pas moins ». Le feu s’embrase et c’est alors l’heure de la veillée, l’un raconte une légende, l’autre un récit de noël… Les heures passent autour du « gros souper » : sept plats maigres (des légumes associés à de la morue) sont servis, en rappel des sept douleurs de la vierge Marie. Les plats maigres sont servis en abondance en présage de prospérité… La famille va ensuite à la messe de minuit. Au retour, un repas gras est servi : gibiers, rotis et…13 desserts, comme Jésus et ses douze disciples le soir de la Cène.

Symboliquement, la table est dressée sur trois nappes, posées les unes sur les autres et décorées de trois bougies, rappelant le Père, le Fils et l’Esprit. Avant de servir les desserts, la première nappe est retirée et les miettes déposées sur la seconde nappe. A la fin du repas, il ne reste plus qu’à nouer les quatre coins de la troisième nappe pour en faire un baluchon et apporter aux pauvres les reliefs du souper. Cela rappelle cette ancestrale tradition des campagnes où, le soir de Noël, chaque famille dressait un couvert supplémentaire, appelé le couvert du pauvre. Ainsi, si un exclu frappait à la porte, il se sentait attendu…

Partout, la neige recouvre les jardins de flocons. Les enfants chantent « petit Papa noël », « Il est né le divin enfant » ou encore « Mon beau sapin » avant de se ruer sur la bûche. Ailleurs, en Grèce par exemple, la ménagère imprime sa main dans la pâte du pain de Noël avant de le faire cuire : une façon de montrer aux enfants que Jésus a marqué ce pain en ce jour béni. Sachez également que les anglais ne dégustent le célèbre Christmas Pudding que le 25 décembre en fin de journée. Ils attendent pour cela… la fin du discours de la Reine à la télévision !

Noël de la solidarité : un réveillon pour tout le monde

Ici et là, des réveillons pour les sans-abri sont organisés. Parmi eux, le réveillon organisé par l’association humanitaire Autremonde au 56è étage de la Tour Montparnasse.

Pour les aider : Autremonde : 29, rue Merlin. 75 011 Paris. Tél : 01 43 14 96 87

Internet : www.multimania.com/assoautremonde

« Noël ensemble », un cadeau qui a du cœur

A l’initiative de Line Renaud, qui a créé en 1998 « Ensemble contre le sida » et de Pascal Obispo qui a composé la chanson « Noël ensemble », une centaine d’artistes francophones interprètent 19 morceaux. Parmi eux, Jane Birkin, Elsa, Henri Salvador, Patrick Bruel, Véronique Sanson…

L’année dernière, l’album « Sa raison d’être » s’était vendu à 450 000 exemplaires et avait permis de dégager 43 MF, intégralement versés à des programmes de recherche contre la maladie. Souhaitons le même succès à « Noël ensemble », un album qui met l’accent sur la solidarité, le partage et l’amour au moment tant de nos proches voisins en sont exclus.

Dites, si c’était vrai, de Jacques Brel

Dites, dites, si c’était vrai

S’il était né à Bethléem dans une étable

Dites, si c’était vrai

Si les rois mages étaient vraiment venus

De loin, de fort loin,

Pour lui porter l’or, la myrrhe et l’encens,

Dites, si c’était vrai

Si c’était vrai tout ce qu’ils ont écrit Luc, Matthieu et les deux autres,

Dites, si c’était vrai

Si c’était vrai le coup des noces de Cana

Et le coup de Lazare

Dites, si c’était vrai

Si c’était vrai ce qu’ils racontent, les petits enfants

Le soir avant d’aller dormir

Vous savez bien, quand ils disent Notre Père, quand ils disent Notre Mère,

Si c’était vrai tout cela

Je dirais oui

Oh, sûrement je dirais oui

Parce que c’est tellement beau tout cela

Quand on croit que c’est vrai.

Décembre 2000






Buddhaline

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