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Noël, fête des symboles

Les rituels de Noël sont nombreux et populaires. Du houx sur la porte aux sentons ... A quand remontent-ils ? Qui connaît encore le sens de ces gestes avec cérémonie que l’on pratique en famille chaque année ?

Par Anne Tardy

La crèche

La crèche n’est pas une invention. Elle apparaît dans les Evangiles. Luc rappelle que Marie coucha Jésus dans la mangeoire d’une étable. En revanche, la représentation de la crèche est beaucoup plus récente. La crèche, qui symbolise la grotte de Bethléem, sera mise à l’honneur par St François d’Assise, héraut de la pauvreté évangélique et ami des animaux et de la nature. La tradition fait en effet remonter la première crèche à 1223 : François aurait, le premier, fait célébrer la messe de minuit à Greccio, en Ombrie ( Italie), devant une étable. Plus tard, au Moyen-Age, des crèches vivantes étaient présentées sur les parvis des églises lors des offices religieux. A partir du XVIè siècle, les premières crèches d’églises, statiques, les remplacèrent. Il fallut attendre le XVIIIè siècle pour qu’apparussent les crèches familiales. La coutume veut que le plus jeune de la famille, aux douze coups de minuit, dépose Jésus sur le foin de la mangeoire. Jésus est emmailloté dans des “ langes ” : ils rappellent les linges du tombeau. Une nuit sacrée et une invitation au recueillement.

Le sapin de Noël

On en retrouve la première trace, semble-il, vers les années 615. Le moine irlandais, Saint Colomban, était venu en France pour ouvrir des monastères. Un soir de Noël, découragé devant l’indifférence des villageois, il eut l’idée de couper un sapin, seul arbre encore vert à cette époque de l’année. Il garnit les branches de torches. Cela intrigua tout le monde. Le village accourut et le moine prêcha la naissance de l’enfant Jésus.

L’arbre de Noël proprement dit apparaît en Alsace au XVIè siècle : un sapin est alors placé dans le chœur des églises d’Alsace où il représente l’arbre du Paradis. Il est garni de pommes, qui rappellent les fruits de la tentation et d’hosties, qui figurent les fruits de la Rédemption. Il s’est ensuite enrichi d’angelots, d’étoiles en papier et de multiples décorations. En retenant l’arbre du Paradis comme symbole des festivités de Noël, l’Eglise établit une correspondance entre la création de l’humanité, en Adam et Eve, et la naissance de Jésus, nouvel Adam venu régénérer cette humanité.

Traditionnellement, le sapin se décore la veille de Noël, en famille.

La tradition de la messe de minuit remonte au Ve siècle.

Pourquoi minuit ? L’heure a été inspirée du Livre de la Sagesse 18,14-15 :

“ Tandis qu’un silence paisible enveloppait toute chose et la NUIT parvenait au MILIEU de sa course rapide, du haut des cieux, ta Parole toute puissante s’élança du trône royal(…) ”. La venue nocturne du Christ, astre venu du Levant selon les évangélistes, n’est pas innocente : pour les chrétiens, Jésus est venu apporter la lumière.

St Nicolas et le père Noël,

De tous temps - déjà dans l’Antiquité ! -, le solstice d’hiver a été l’occasion de s’offrir des cadeaux.

L’ancêtre du père Noël est St Nicolas (un évêque d’Asie mineure auquel on attribue notamment la résurrection de trois petits garçons) qui se vit confier la jolie mission de récompenser les enfants sages... La légende faisait de lui le protecteur des enfants. Le jour de sa fête, le 6 décembre, il va, déguisé en évêque, de toit en toit déposer des cadeaux devant les cheminées. En contrepartie, les enfants laissent dans leurs souliers des carottes et du foin pour nourrir son âne. Il est parfois accompagné du père fouettard chargé de punir les enfants désobéissants. Plus tard, Jésus le remplace – bien que le culte de St Nicolas reste très vivant en Alsace-Lorraine et en Flandres-.

Saviez-vous que le père Noël est de nationalité américaine ? En effet, il vit le jour aux Etats Unis au XIXè siècle. Il pénétra en Europe après la première guerre mondiale et supplanta définitivement le “ petit Jésus ” dont la vocation, somme toute, n’est pas celle-ci. L’apparition du père Noël, profane, arrangea vite les commerçants et tous ceux qui entendent fêter Noël sans connotation religieuse.

Le gui et le houx

Leur symbolisme respectif, antérieur au christianisme, a aisément trouvé sa place dans les traditions chrétiennes de Noël. Chez les gaulois, le gui était une plante sacrée à laquelle on attribuait des pouvoirs de guérison et de protection contre les mauvais sorts. C’était “ la plante qui guérit tout ”, symbole d’immortalité et de régénération physique. Deux ennemis qui se rencontraient sous un gui devaient faire une trêve. C’est ainsi qu’il est peu à peu devenu symbole d’hospitalité. De même, on attribuait au houx un pouvoir contre la foudre. Le christianisme y vit un rappel du buisson ardent et de l’amour de Dieu dans le cœur de Marie. Il évoque par ailleurs la couronne d’épines du Christ. Aujourd’hui, au moment des fêtes, ils ont leur place au-dessus de la porte pour faire du foyer un lieu de paix.

Votre prochain rendez-vous  :

Noël, fête du corps : de l’Incarnation à la fête des sens…

Décembre 2000






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