BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter Phakyab Rinpoche

Médecine
L’échange humain et l’acte d’amour - Philippe Labro
Les yeux de la compassion doivent être capables de voir loin - Jetsun Pema
Les fruits de la tendresse - Denis Ledogar
Méditation de Powa pour le moment de la mort - Eicie Hursthouse
Les réseaux de la compassion : services d’assistance médicale et d’accompagnement de la FPMT -
La guérison ultime - Lama Zopa Rinpoché
Maitri, joyau de la vacuité - Sofia Stril-Rever
Médecine / Santé
Le médecin, garant des droits humains fondamentaux - Professeur David Khayat
Guérir par la méditation, entretien avec Tulkou Thondoup Rinpotché - Jean-Claude Cartier
Le Bouddha, médecin insurpassable - Jean-Pierre Schnetzler
L’essence condensée du Soutra du Bhagawan Bouddha de la guérison - Panchen Lama Losang Tcheukyi Gyaltsène
L’auto-thérapie par la méditation du Bouddha de Médecine - Terry Clifford
L’universalité du coeur - Sœur Emmanuelle
Les douze voeux du bouddha Médecin - Kalou Rinpoche
Même rubrique

Du dépassement de la raison dans le soufisme - Eric "Younès" Geoffroy
Aucun croyant ne saurait souscrire à de tels actes - Mourad Faher
L’Islam est-il rebelle à la libre critique ? - Saïd Branine - Michel Renard
Une vision Islamique de la mort - Docteur Abdallah
Autres textes
La montagne, laboratoire permanent d’autodéveloppement - Robert de Caumont
A l’écoute des pensées - Ajahn Sumedho
Le sublime échange du bonheur et de la souffrance - Dilgo Kyentsé Rinpoché
Le message de Bernie Glassman, maître zen : porter témoignage de l’intégralité de la vie - Sofia Stril-Rever
Dharmony : How to create and maintain harmony in the Dharma community -
Kinh Tam, la jeune fille qui avait usurpé la robe de moine - Bouddhisme Actualités
Le Dalaï Lama à Nantes du 15 au 20 août 2008 -
Cheikh Khaled Bentounès

Principes de la médecine hospitalière mohammadienne et son influence en Europe par Cheikh Khaled Bentounès

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Intégration > Spiritualité > Islam


« Mourez avant de mourir ! »

Dans le soufisme, la maladie et la mort prennent le sens d’un retour vers l’Un et, comme l’explique le cheikh Khaled Bentounès, la mort est créatrice. Si nous savons vivre la mort, elle donne naissance à l’être que nous sommes vraiment. Le paradoxe n’est ici qu’apparent, il illustre notre méconnaissance fondamentale dans l’illusion que nous sommes sur la réalité de la vie et de l’être.

Par Cheikh Khaled Bentounès

La maladie, un retour vers l’essentiel

Dans l’approche spirituelle qui se dégage à travers l’enseignement légué par le Prophète, la maladie elle-même trouve son sens. Elle nous aide dans notre propre recherche, dans notre interrogation sur ce que nous sommes, sur notre comportement, sur notre maturité. Elle devient parfois, par la souffrance qu’elle génère, le moyen du retour vers l’essentiel, le lien qui nous unit à Dieu. « Le gémissement du malade, disait le Prophète Mohammed, est une invocation qui le rapproche de Dieu ».

La maladie du corps - dont chacun de nous a fait l’expérience - n’est-elle pas un rappel de nos propres limites, de l’être éphémère que nous sommes, de notre faiblesse, de notre handicap de n’être que des être faits de chair qui naissent un jour pour mourir demain ? Et le Prophète Mohammed nous rappelle cette vérité essentielle : « Mourez avant de mourir », car c’est de la mort de l’égo, dont il est ici question, que renaît l’être spirituel.

Cette thérapie de l’âme préconisée par le Prophète nous invite à méditer sur la source de toute vie. La matrice d’où est né le vivant, propagé à travers l’univers, n’est autre que la projection de la manifestation de l’Unicité Divine et le miroir qui réfléchit Sa Présence. L’harmonie et l’équilibre, comme le chaos et la dégénérescence, procèdent d’une volonté, d’une dimension qui peut, par la Connaissance, se dévoiler à nous et nous livrer ses secrets. Le Prophète disait : « Il y a dans chaque individu une force d’âme, une énergie qui, si elle était mise en mouvement, attirerait à elle tout l’univers ».

« Si tu es, Il n’est pas. Si Il est, tu n’es pas. »

C’est vers cette voie que l’enseignement ésotérique Mohammadien dirige la quête spirituelle. Elle puise sa lumière et sa guidance dans la méditation des quatre-ving-dix-neufs attributs divins, symboles des Noms d’Essence, de qualités et d’actes inscrits dans chacun de nous.

En effet, la tradition nous révèle que dans le tracé des lignes de nos mains est inscrit un chiffre. Dans la main droite, en chiffre arabe, le nombre 18. Dans la gauche, le nombre 81, totalisant ainsi les quatre-vingt-dix-neuf Noms divins, dont le centième est l’être dans sa totalité, symboliquement représenté par le point ou le zéro.

Ces Noms sont agencés en parallèle avec les neufs dimensions qui constituent l’être : le mental, l’émotionnel, le structurel (le squelette), le système cardio-vasculaire, l’énergie vitale, le système nerveux héréditaire, le système musculaire, le système endocrinien et enfin le système immunitaire. Ce symbole est connu populairement sous la dénomination de la main de Fatma que l’on peint sur l’entrée des maisons ou que l’on porte aujourd’hui comme médaillon pour conjurer le mauvais sort et éloigner les influences négatives.

Bien que peu connaissent la signification réelle de ce symbole, il reste inscrit dans la mémoire collective. Les dix doigts représentent les neuf dimensions citées qui forment l’être et dont le dixième est la structure physique qui unit le tout : « Il est moi en apparence, Il est Lui dans la réalité. »

C’est pour cela que les soufis disent : « Si tu es, Il n’est pas. Si Il est, tu n’es pas ».

Paru dans la revue "Dharma - Compassion et médecine"
Ref D.G. Diffusion : 11194
Auteur : Collectif
Editeur/Label : Prajna
EAN :9782905188601








Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling