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Géraldine Langlois

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Médecine douce : la santé plutôt que les soins

Génétique, lutte contre le cancer, sida, la médecine continue de progresser à pas de géants. Paradoxalement, elle répond aussi moins bien aux attentes des patients. Mieux informés, ils sont aussi plus exigeants et leurs préoccupations en matière de santé les portent de plus en plus vers des médecines dites "douces".

Par Géraldine Langlois

Quelques liens utiles :

Ces approches thérapeutiques privilégient en effet davantage le traitement des causes des problèmes de santé plutôt que de leurs seuls symptômes et misent beaucoup sur la prévention, encore largement ignorée par la médecine classique.

Les disciplines les plus diverses voire les plus saugrenues ont fleuri sur les plaques des “ thérapeutes ” ou dans les annuaires mais certaines approches médicales comme l’homéopathie, l’acupuncture et l’ostéopathie ont acquis une réputation plus solide que d’autres et ont pignon sur rue. Certains médecins les pratiquent, exclusivement ou en accompagnement de la médecine classique car elles ne prétendent pas régler tous les problèmes. Elles ne s’opposent pas aux thérapeutiques classiques, elles les complètent.

Système de défense

L’homéopathie, développée par le Dr Samuel Hahnemann dans l’Allemagne du début du XIXème siècle, repose sur le principe de similitude : ce qui peut provoquer, à forte dose, une maladie ou un symptôme chez une personne saine peut avoir, à dose infinitésimale, une action thérapeutique contre cette maladie ou ce symptôme chez une personne malade. Les traitements, qui se présentent souvent sous forme de granules, trouvent leur origine dans le monde animal, végétal ou minéral. Les composés de base (fleurs de camomille, venin d’abeille, calcaire, etc.) sont broyés et mélangés à de l’alcool. Après macération et filtration, on obtient une teinture-mère qui est fortement agitée et diluée plusieurs fois à raison d’une goutte de teinture-mère pour 99 gouttes d’alcool. La solution obtenue est ensuite pulvérisée sur les granules, c’est pourquoi il est conseillé de ne pas y toucher avec les mains.

Chaque dilution revient à diminuer la proportion de teinture-mère, qu’on mesure en CH (octave centésimale Hahnemanienne). Plus le CH est élevé, plus la substance est diluée (CH5 : 5 fois), ce qui fait dire aux détracteurs de l’homéopathie que son efficacité repose sur l’effet placebo. Mais qu’importe, finalement, si ça marche ? Le traitement homéopathique, qui ne prétend pas tout soigner, permet en effet autant de traiter des affections aiguës (angines, bronchites, etc.) que de modifier le “ terrain ” des patients. Un traitement de fond personnalisé vise en effet à renforcer leurs défenses contre certaines “ agressions ” extérieures afin qu’ils soient en mesure de répondre à de nouvelles “ attaques ”. C’est pourquoi pour un même symptôme, deux malades ne recevront pas forcément le même traitement.

Flux d’énergie

L’acupuncture accompagne parfois l’homéopathie mais pas forcément. Utilisée depuis des siècles par la médecine chinoise, cette approche thérapeutique repose sur deux principes : l’énergie, composée de l’alternance du Yin et du Yang, et les méridiens, les trajets que suit l’énergie dans le corps. Un méridien interne et un un méridien externe correspondent à chacun des cinq organes (cœur, poumon, foie, rate, reins) et des sept “ entrailles ” (vésicule biliaire, intestin grêle, gros intestin, estomac et trois “ foyers ”) distingués par l’acupuncture. Des points d’entrée et de sortie des énergies sont localisés sur ces méridiens et c’est à leur emplacement que les aiguilles sont placées pour obtenir une action sur le flux d’énergie qui y passe.

Avant de placer les aiguilles, le praticien, comme en homéopathie, s’entretient longuement avec le patient pour se faire une opinion complète des déséquilibres énergétiques à l’origine des symptômes dont il se plaint. Quel que soit le problème à l’origine de la consultation, il s’intéressera par exemple à la qualité du sommeil du patient mais aussi à l’aspect de sa langue, il examinera tout le corps, palpera et prendra le pouls en différents points situés sur les méridiens afin d’aborder les problèmes de façon précise et globale.

Mécanique de précision

Avec ces centaines d’os, ses articulations complexes et tous ses tissus liés les un aux autres, le corps fonctionne de façon interdépendante selon une mécanique de précision qu’un rien peut perturber. L’ostéopathie permet d’y remettre de l’ordre, comme on réaccorde un piano, par exemple. Les fonctions locomotrices, neurologiques, génito-urinaires, ORL, ophtalmiques, digestives, cardio-pulmonaires, psychiques ou occlusales peuvent être améliorées par le traitement ostéopathique. Comme les autres approches, l’ostéopathie connaît ses limites. Elle ne prétend pas guérir par exemple les maladies dégénératives, génétiques, infectieuses, le cancer, le sida ou les fractures. En revanche, elle vise à stimuler “ l’homéostasie ” du patient, c’est-à-dire son équilibre propre.

Les mains de l’ostéopathe sont ses outils thérapeutiques : avec elles, il sent les subtils frémissements des régions du corps ou du crâne qui ont perdu de leur élasticité et tente de la restaurer par des manipulations douces. Son objectif : redonner au corps son équilibre et à chacune de ses composantes son rôle (lorsque l’une d’elles est défaillante, les autres tentent en effet de compenser, ce qui perturbe certaines fonctions), et ce en l’absence de toute douleur.

Lorsqu’on souhaite recourir à des praticiens de ces disciplines, mieux vaut s’assurer qu’ils ont suivi une formation spécifique reconnue en s’adressant à leurs organismes professionnels.

Liens utiles :

www.medecines-douces.com

Homéopathie :

www.naturamedic.com/homeopathie.htm

www.naturosante.com/categories/medecines_douces/homeopathie/

Acupuncture :

www.naturamedic.com/Acupuncture.htm

Ostéopathie :

www.osteofrance.org (site des Ostéopathes de France)

perso.wanadoo.fr/osteopathies.com/index.htm (un site perso)

Septembre 2000






Buddhaline

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Cabinet Freling