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LES BRÈVES
Lettre ouverte à Kofi Annan de la part de trois Tibétains en Grève de la Faim

samedi 1er mai 2004


Monsieur le Sécrétaire Général,

Bonjour et Tashi Delek. Aujourd’hui est le 27ème jour de notre grève de la faim illimitée devant le siège des Nations Unies à New York. Nous sommes trois jeunes Tibétains, nés en exil, qui n’avons jamais vu notre patrie. Envahi par la Chine en 1949, le Tibet reste sous occupation, et le gouvernement chinois persiste à refuser aux Tibétains les droits fondamentaux gravés dans la Declaration des Droits de l’Homme des Nations Unies.

Nous représentons la jeune génération de Tibétains, considérés comme réfugiés apatrides, aspirant à vivre en liberté dans notre propre pays. L’Assemblée Générale des Nations Unies a voté trois résolutions - en 1959, 1961, et 1965 - appelant au respect des droits de l’homme et à la liberté au Tibet, mais elle n’a pris aucune mesure signicative depuis lors. Nous avons manifesté devant les Nations Unies plus souvent que nous ne pouvons nous en souvenir. Nous avons contacté des représentants des Nations Unies à la Commission des Droits de l’Homme à Genève. Nous avons envoyé d’innombrables lettres aux Nations Unies pour demander un soutien. Des diplomates et des fonctionnaires des Nations Unies nous ont tranquillement garanti leur sympathie personnelle, mais la situation au Tibet reste catastrophique. Il n’y a pas de mots pour décrire notre frustration.

Nous avons entrepris cette grève de la faim comme le plus sérieux des moyens non-violents qui montre l’intensité de notre frustration et de notre motivation. Nous regardons le monde autour de nous pris dans un cycle sans fin de violence, de peur et de colère. Ceux qui recourent à des moyens violents, prenant des vies innocentes et semant le chaos, suscitent l’attention des médias et de la communauté internationale. L’ONU appelle à la paix mondiale, mais elle ignore et réduit au silence un peuple qui a inlassablement combattu de façon non violente.

Nous nous inquiétons du signal que les Nations Unies envoient aux jeunes générations de notre peuple. Elles sont de plus en plus frustrées et se demandent si un mouvement non-violent leur apportera la justice qu’elles désirent. Votre Excellence, nous vous prions de leur montrer que la violence et la terreur ne sont pas les seuls moyens de contraindre les Nations Unies à agir. Nous vous prions de leur prouver que vous accordez une valeur à la persévérance dans les moyens pacifiques et les méthodes non-violentes.

Après 27 jours, nous n’avons plus faim de nourriture, seulement de liberté et de justice. Nous espérons que vous comprenez l’urgence de cette question et vous demandons de venir nous voir, juste devant votre bureau. Nous espérons vous rencontrer et entendre quelle mesure vous prendrez pour faire avancer la lutte pacifique pour les droits de l’homme et la liberté au Tibet.

Pour la liberté et la paix,

Rangzen,

Mme Dolma Choephel

Mr Sonam Wangdu

Mr Gyatso

International Herald Tribune, 28 Avril 2004
Traduction : www.tibet.fr



Buddhaline

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