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Les vertus médicinales des feuilles de thé

Boisson la plus consommée dans le monde, le thé est connu depuis 4.000 ans, importés d’Asie, les thés noirs, verts, fumés, ou semi-fermentés, toutes ces petites feuilles sont appréciées pour leurs qualités gustatives mais aussi leurs réelles facultés médicinales.

Par Jean-François Gantois

Le Salon international du thé, qui se déroulera à Paris du 23 au 26 novembre, présentera au public une très large palette de variétés de thés que l’on pourra déguster, certains très rares, n’étant autrefois réservés qu’aux empereurs de Chine ou du lapon. Cette manifestation où l’on, attend près de 100.000 personnes accueillera une conférence internationale sur le thème : « les effets bénéfiques du thé ». Des spécialistes venus des Etats-Unis, du Japon communiqueront leurs recherches sur l’utilisation du thé vert non seulement dans la prévention des caries dentaires, mais aussi de l’usage de certaines variétés de thé reconnues pour leurs effets anti-inflammatoires et anticancérigènes.

L’engouement pour le thé n’est pas nouveau et n’est pas la conséquence du « Zen marketing » , phénomène de mode destiné à promouvoir un style de vie pour lutter contre les stress de la vie quotidienne.

Juste après l’eau, le thé est, en effet, la boisson la plus répandue dans le monde. Plus de 14.000 tasses de thé, sont bues chaque seconde dans le monde, ce qui donne le chiffre colossal de 700 milliards de tasses par an ! Remis à l’honneur aujourd’hui pour ses nombreuses vertus, le thé, originaire d’Asie, existe en fait depuis plus de quatre mille ans. Considéré depuis l’Antiquité comme un « élixir de longue vie » il était considéré par les médecins chinois comme un remède agissant dans un certain nombre d’affections dont ils ont dressé la liste.

Toutes ces propriétés bénéfique ont été en outre confirmées par des recherches scientifiques.

Tous les thés proviennent d’un buisson à feuilles persistantes appartenant à la famille des camellia sinensis (théier). Cet arbuste produit des feuilles qui sont ensuite traitées de différentes façons, pour devenir l’un des trois grands types de thé.

Les thés verts. Ils produisent une infusion à la saveur subtile, souvent amère, et de couleur très claire. Ils sont faits de feuilles séchées, roulées, coupées et légèrement torréfiées pour éviter leur fermentation.

Les thés noirs. Ils sont composés de feuilles plus âgées qui sont roulées, séchées puis qui subissent une longue fermentation qui libère les tanins et donnent à ces thés un goût puissant et une superbe teinte cuivrée.

Les thés oolong (Chine). Ils se situent entre les thés noirs et les thés verts.

Partiellement fermentées, leurs feuilles sont d’un noir verdâtre.

Thé sous ordonnance

Aujourd’hui, les études scientifiques confirment ce que la tradition et les anciens avaient constaté de façon empirique : le thé, que Lao Tseu qualifiait déjà d’élixir d’immortalité, possède des vertus très intéressantes pour la santé. La feuille de thé contient un alcaloïde appelé théine. Il s’agit tout simplement de la caféine que l’on retrouve dans le café, le cola et le maté. La théine, absorbée en petite quantité, est stimulantes des systèmes nerveux et cardiovasculaire.

Le thé, et principalement le thé vert, est également riche en vitamines (A, C, B, E, PP). Quatre à cinq tasses par jour couvrent 10% de nos besoins quotidiens en vitamines. Côté sels minéraux, il renferme principalement du calcium, du potassium et du magnésium, mais aussi et surtout du fluor, en quantité suffisante pour prévenir les caries, en consommant seulement une tasse par jour. Autres constituants essentiels du thé : les tanins. Libérés par les feuilles au cours de l’infusion, ils améliorent la tolérance à la caféine. De plus, ils ont des effets antiseptiques, utiles dans le traitement des diarrhées infectieuses. Ils améliorent aussi la circulation sanguine et sont donc indiqués en cas d’insuffisance veineuse. Mais leur principal atout reste leur puissante action antioxydante. De récentes études semblent démontrer leur rôle dans la prévention de l’artériosclérose, de l’infarctus, de l’hypercholestérolémie, voire de certains cancers (oesophage, poumon, estomac, colon).

Des feuilles thérapeutiques

Les recherches présentées au 2e Symposium international sur le thé et la santé humaine en 1998, démontrent que le potentiel bénéfique du thé, en matière de santé, est important et fascinant. Les feuilles de thé contiennent des quantités appréciables de composés qui possèdent de puissantes propriétés antioxydantes et qu’en langage courant on appelle polyphénols. Ces polyphénols jouent un rôle très important pour la défense contre l’agression des radicaux libres (Les radicaux fibres sont des molécules produites par nos cellules suite à l’exposition au soleil, à la pollution, à l’alimentation riche en lipides, au stress et aux médicaments). Les flavonoides du thé pourraient potentiellement réduire le risque de maladies du coeur, la cause de décès la plus fréquente dans les sociétés occidentales.

Thé et cancer

Une étude de cas témoins réalisée sur plus de 1.200 personnes par les chercheurs de.I’Université de Toronto et qui a récemment été publiée dans le international journal of Cancer a porté sur la relation entre le cancer de la prostate et la consommation de boissons alcooliques et d’autres boissons, y compris le thé, le café et le cola. De toutes les boissons étudiées, seule la consommation du thé (plus de deux tasses par jour) a démontré qu’elle pouvait diminuer les risques de cancer de la prostate.

Plusieurs études épidémiologiques ont déjà suggéré que les gens buvant du thé vert développaient moins de cancers du tractus gastrointestinal. On sait également que les polyphénols du thé et des préparations de thé inhibent la formation et la croissance de tumeurs chez les rats et les souris.

Dans une étude réalisée en chine, on a couplé 931 personnes qui venaient d’être diagnostiquées avec un cancer du côlon, du rectum ou du pancréas avec des sujets en bonne santé d’un groupe contrôle. L’analyse des habitudes de vie des sujets a montré que les hommes qui consommaient au moins une tasse par semaine de thé vert depuis au moins six mois auraient dans l’ensemble moins de cancer du rectum et du pancréas que ceux qui n’en consommaient pas. L’étude a également révélé que plus les gens consommaient de thé vert, plus grande était la protection contre les trois types de cancer étudiés. Cependant, on ne sait pas encore exactement comment agit cette protection.

Les derniers résultats expérimentaux présentés par la CSIRO (Organisation de la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth), à l’occasion de son symposium montrent que le thé (noir’ou vert) ou certains de ses composants peuvent prévenir le développement de certains cancers cutanés induits par une exposition aux rayons ultraviolets (UV) chez la souris. Il faut préciser toutefois que les effets du thé, en tant qu’agent préventif anticancérigène, n’ont été étudiés à ce jour que chez l’animal. D’autres travaux seront donc nécessaires pour tester cette hypothèse chez l’homme, à travers des approches épidémiologiques ou des études d’interventions contrôlées.

Le thé n’est pas la panacée contre tous les accidents de santé. Mais les médecins asiatiques qui ont répertorié depuis plus de 2.000 ans la feuille de thé dans leur pharmacopée, ont, de manière empirique, découvert et classifié les actions thérapeutiques du Camellia Sensis. Ils auront contribué à faire de cette plante légendaire, un précieux auxiliaire de santé.

Novembre 2000






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