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Rév. Thich Tri Lai

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Les trois entraînements

Le bonheur vient plus de la maîtrise de son esprit que du monde extérieur parce que la vue que l’on a du monde ne vient que de nous

Par Rév. Thich Tri Lai

La qualité de la vie est la recherche de tous les êtres vivants. Dans notre monde moderne, où l’accent est mis sur le confort, les gens paradoxalement n’ont jamais été aussi stressés. Ils tentent de se procurer tout ce qui peut leur donner du bonheur mais pourtant, ils expérimentent de plus en plus d’insatisfaction. Il y a un déploiement de moyens de communication (téléphone, minitel, internet, etc.) mais pourtant, les gens sont de plus en plus esseulés. D’où cela vient-il et pourquoi n’arrivent-ils pas à se procurer qu’ils ont le droit d’espérer ?

Bien que l’on ne peut pas nier les causes extérieures du bonheur (santé, amis, argent), si l’esprit est perturbé, il est très difficile à trouver. L’esprit est donc le sujet que nous devons étudier, il est même la base de toutes nos expériences car le bonheur ne vient pas des choses extérieures mais plutôt de l’état d’esprit qui les expérimente.

Observons notre esprit : dans un moment de calme et de détente, il est heureux, et juste après, une déception, une colère détruit tout. Nous sommes prisonniers de nos facteurs perturbateurs qui sans cesse détruisent notre propre bonheur. Ce sont eux nos vrais ennemis qu’il faut combattre. Nos souffrances morales ne viennent donc pas de l’extérieur mais de notre faiblesse et de notre incapacité à maîtriser notre esprit. Si nous pouvions rester calmes et détendus, nous aurions beaucoup plus de bonheur qu’en gardant un esprit anxieux et préoccupé.

Tout ce que l’on expérimente a pour base l’esprit. La joie, le bonheur, l’amour, la colère, la jalousie ne sont pas extérieurs à nous-mêmes, ils ne sont que la projection de notre propre mental. Si nous voulons plus de bonheur, il faut donc maîtriser notre esprit et ne plus être son esclave.

Ce monde fictif dans lequel nous vivons, ce va et vient continuel entre plaisir et déplaisir, bon et mauvais, etc. est formé par nous-mêmes et est appelé samsara. Comme il est conditionné par un esprit corrompu, agité, il est par nature souffrance. La libération de cette souffrance vient de la réalisation de la conscience qui perçoit l’absence d’existence inhérente des phénomènes. Notre vision du monde vient de notre esprit et les objets extérieurs n’ont que les caractéristique que nous leur donnons. Une table ne s’est pas appelée table par elle-même et le chocolat est bon seulement si nous l’aimons. Tous les objets extérieurs n’existent pas par eux-mêmes mais par rapport à l’étiquette que nous leur donnons. L’extérieur n’est que le reflet de notre propre esprit. La certitude qui viendra de cette compréhension empêchera notre esprit de naviguer toujours d’un point à un autre et apportera le nirvana qui est un état sans souffrance, sans agitation, sans corruption. Comme l’eau calme d’un lac, l’esprit apaisé montrera sa nature claire, pure et connaissante et l’expérimentateur trouvera un bonheur sans souffrance, un bonheur qui ne viendra pas d’un désir ou d’une excitation.

Pour réaliser cela, il faut que notre esprit se stabilise et qu’il ne soit pas agité par les vagues de la dispersion. Il faut donc s’entraîner à la concentration. Une grande partie de nos problèmes actuels vient de notre manque d’attention. Nous agissons impulsivement sans réfléchir aux répercussions de nos actes sur nous et sur les autres. Nous créons donc toutes sortes de souffrances qui viendront immanquablement tôt ou tard. Par contre, si nous étions attentifs à nos actions et nos paroles, nous nous mettrions pas dans des situations que l’on pourrait par la suite regretter. La méditation sert à développer l’attention et la vigilance et crée donc les causes pour moins de conflits. Ce n’est pas un exercice spirituel ou religieux mais seulement un moyen de mettre de l’ordre dans son esprit qui, devenant plus clair, rend nos actes beaucoup plus précis et nous prenons ainsi conscience de ce que nous faisons. Grâce à cela, il devient plus facile de prendre la responsabilité de nos actes afin d’être vraiment bénéfique à soi et aux autres.

Pour calmer son esprit et afin de se concentrer, il faut une base éthique correcte. Non seulement les actes non-vertueux sont nuisibles aux autres, mais en plus ils apportent des perturbations mentales comme plus de désir, de haine, d’ignorance, etc. Pratiquer la vertu, c’est entraîner son esprit à s’abstenir de nuire. Car en fait, on ne nuit pas seulement aux autres, mais aussi à soi-même. On renforce ainsi le conflit extérieur et on détruit l’harmonie que l’on a avec ce qui nous entoure. Il est beaucoup plus simple de s’adapter à notre entourage que d’essayer de l’incliner par rapport à nos tendances. Une fois l’esprit dompté, l’univers l’est aussi. Mais c’est une folie d’essayer de maîtriser les autres sans savoir comment diriger son esprit...

La pratique de la vertu nous permet donc d’accepter et de nous ouvrir au monde extérieur. La concentration nous permet de maintenir notre esprit vigilant. La sagesse nous permet d’indifférencier l’extérieur et l’intérieur et ainsi de nous libérer de la dualité qui apporte le conflit, la contradiction, la compétition, la différence, la fixation égocentrique, l’attachement, la haine et la souffrance.

Le bonheur vient donc plus de la maîtrise de son esprit que du monde extérieur parce que la vue que l’on a du monde ne vient que de nous. Nous avons tous une longue histoire qui a construit tous ces murs, ces obstacles nous empêchant de retrouver notre propre nature et d’avoir une compréhension directe des choses. Nous avons donc beaucoup de travail, mais avec le véhicule de la compassion, le chauffeur de l’éthique nous conduira avec concentration sur les rivages du bonheur qui ne sont que ceux de notre propre esprit. Nous cesserons donc de nous identifier avec nos perturbations mentales et centrerons notre esprit dans la félicité spontanée qui est par nature libérée de toute contrainte.

Mars 2001

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