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Les douze principes du bouddhisme

Les douze Principes du Bouddhisme, rédigés à l’usage des bouddhistes occidentaux pourraient devenir la base de ralliement pour un Bouddhisme mondial.

Gotama le Bouddha, fils d’un prince régnant, naquit dans le Nord de l’Inde au VI è siècle avant Jésus-Christ. A l’âge de trente ans, dégoûté de son existence fastueuse alors que la vie des autres était remplie de souffrance, il quitta son palais et s’en alla errant par les routes pour chercher le remède à cette souffrance et en délivrer l’humanité. Après des recherches spirituelles, il parvint à l’Illumination et fut connu désormais comme le Bouddha « le Tout Illuminé… ». Le reste de sa vie durant, il enseigna à tous ceux qui vinrent à lui « le Chemin du Juste Milieu que conduit à la fin de la souffrance. Après sa mort, son enseignement fut répandu au loin, si bien que, de nos jours, près d’un tiers de l’humanité considère le Bouddha comme le Guide qui, après avoir atteint la délivrance, enseigna à tous les hommes le moyen d’y parvenir.

A notre époque le Bouddhisme est divisé, d’une manière générale, en deux Ecoles : l’Ecole du Sud, Theravada (l’Enseignement des Anciens) qui est suivie en Ceylan, en Birmanie, au Siam et dans certaines parties de l’Inde, qui cependant n’est palus un pays Bouddhiste ; et l’Ecole du Nord, ou Mahayana qui engobe le Tibet, le sud de la Mongolie, ainsi que des milliers de Chinois et de Japonais. Ces Ecoles, parfaitement tolérantes l’une envers l’autre, sont les aspects complémentaires d’un tout.

Le Bouddhisme est appelé la Religion de la Paix parce qu’il n’y a jamais eu de guerre Bouddhiste et qu’aucun homme, en aucun temps, n’a été persécuté par une organisation Bouddhiste, ni pour ses croyances, ni pour leur expression.

Ci-dessous suivent quelques vérités fondamentales, ou Principes du Bouddhisme :

1. Le salut par ses propres moyens est pour tout homme la tâche immédiate. Quand un homme gît, blessé par une flèche empoisonnée, il n’en retarde pas l’extraction en demandant des détails sur l’homme qui l’a décochée, ni sur la forme de la flèche. Il aura du temps pour ce développement de la compréhension de la doctrine pendant le parcours du Chemin. En attendant commencez dès aujourd’hui à affronter la vie telle qu’elle est, en ne vous instruisant jamais que par votre expérience personnelle.

2. Le premier fait de l’existence est la loi du Changement ou de l’impermanence. De l’atome à la montagne, d’une simple pensée à un empire, tout passe par le même cycle d’existence : la naissance, la croissance, le déclin et la mort. Seule la vie persiste et cherche sans cesse à se manifester sous des formes nouvelles. « La vie est un pont, n’y construis pas ta maison… ». La vie est un phénomène de mouvement et celui qui s’accroche à la forme, quelque chose de splendide qu’elle paraisse, souffrira en résistant à ce courant.

3. La loi du changement s’applique également à l’âme. Il n’y a pas de principe dans l’individu qui soit immortel et immuable. Seul « l’Innommé… l’Ultime Réalité ne change pas ; toutes les formes de vie, y compris l’homme, sont des manifestations de cette réalité ». Pas plus que l’ampoule électrique ne possède la lumière, l’homme ne possède pas la vie qui circule en lui.

4. L’univers est l’expression de la loi. Tous les effets ont des causes et l’âme ou caractère de l’homme est la somme de ses pensées et de ses actes antérieurs. Le Karma, qui signifie action-réaction, gouverne toute existence. L’homme est le seul ordonnateur de son entourage et de sa façon d’y réagir, ainsi que de sa condition future et de son ultime destin. Par des pensées et une conduite bien dirigée, il peut purifier graduellement sa nature intérieure et ainsi, par une pleine connaissance de loi, parvenir à se libérer de la réincarnation. Cette évolution demande de longues périodes de temps, comprenant vie après vie, sur cette terre. Mais finalement toute forme de vie atteindra l’Illumination.

5.La vie est un indivisible quoique ses formes changeantes soient innombrables et périssables. Il n’y a en réalité pas de mort, bien que toute forme doive mourir. La compréhension de l’unité de la vie éveille la compassion, un sentiment d’identité avec la vie sous d’autres formes. La compassion a été appelée « La Loi Suprême, l’éternelle harmonie ». Celui qui trouble l’harmonie de la vie souffrira en conséquence et retardera sa propre Illumination.

6. La vie étant Une, l’intérêt d’une de ses parties doit âtre celui du tout. L’homme, dans son ignorance, croit qu’il peut lutter avec succès pour ses propres intérêts, et cette énergie mal dirigée de l’égoïsme produit de la souffrance. Il apprend, par cette souffrance, à en réduire et finalement à en éliminer la cause. Le Bouddha enseigna quatre Nobles Vérités :

-  l’existence universelle de la souffrance

-  sa cause : le désir mal dirigé

-  son remède : l’élimination de la cause

-  le Sentier Octuple du développement personnel qui conduit à la fin de la souffrance.

7. Le Sentier Octuple comporte :

-  la compréhension préliminaire de la doctrine ;

-  la droiture des buts et des intentions ;

-  le contrôle de la parole ;

-  l’action désintéressée ;

-  le métier honnête approprié ;

-  l’effort dirigé vers le but du Bouddhisme ;

-  la concentration et la méditation parfaites ;

-  la maîtrise de l’esprit qui parvient à élever l’être au Samadhi, ou contemplation de la réalité, qui mène à l’Illumination totale.

Comme le Bouddhisme est une façon de vivre, plutôt qu’une théorie sur la vie, le parcours de ce Sentier est indispensable pour la délivrance personnelle. « Cesse de faire le mal, apprends à faire le bien, purifie ton cœur ; ceci est l’enseignement des Bouddhas ».

8. La réalité ne peut être décrite. Un Dieu avec des attributs n’est pas la Réalité finale. Mais le Bouddha, un être humain, devint le tout Illuminé et le but de la vie est d’atteindre à l’Illumination.

Cet état de conscience. « Nirvana », l’extinction des limites de la personnalité, peut être réalisée dès cette terre. Tout homme et tout autre forme de vie contiennent la possibilité de l’Illumination. Le moyen pour cela, c’est de devenir ce que nous sommes. « Regarde en toi, tu es Bouddha ».

9. Entre l’Illumination potentielle et l’Illumination véritable se trouve le Chemin du Juste Milieu, la Voie Octuple qui même du « désir de la paix » un procédé de développement personnel entre les opposés, évitant les extrêmes. Le Bouddha parcourut cette Voie jusqu’au bout et la seule foi requise par le Bouddhisme est la croyance raisonnable que là où à passé un Guide il nous est possible de marcher à notre tour. La Voie doit être suivie par l’homme entier non seulement par ce qu’il y a de meilleur en lui. Il faut que le cœur et l’intelligence soient développés également. Le Bouddha était aussi bien le Tout-Compatissant que le Tout-Illuminé.

10. Le Bouddhisme attache une grande importance à la nécessité de la concentration intérieure et à la méditation qui, à la longue, conduisent au développement des facultés spirituelles. La vie subjective est aussi importante que l’accomplissement des tâches quotidiennes et des périodes de tranquillité soit indispensables pour l’activité intérieure et le bon équilibre de vie. Le Bouddhisme doit être toujours « attentif et calme », évitant l’attachement intellectuel et sentimental à la « parade de l’illusion ». Cette attitude, toujours renforcée, de défense contre les évènements qu’il sait avoir crées lui-même, l’aide à garder le contrôle de ses réactions.

11. Le Bouddha disait : « Travaillez avec diligence à votre propre salut ». Le Bouddhisme ne connaît pas d’autre autorité pour la vérité que l’intuition individuelle et cette autorité n’existe que pour l’individu lui-même. Chaque homme subit la conséquence de ses propres actions et évolue par elle, tandis qu’aide son prochain à atteindre la même délivrance. La prière à Bouddha, ni à aucun Dieu, ne peut empêcher un effet de suivre sa cause. Les moines Bouddhistes sont des maîtres et de modèles, mais en aucun sens des intermédiaires entre l’individu et la Réalité. La plus complète tolérance est pratiquée envers toutes les religions et philosophies, car nul homme n’a le droit d’intervenir dans la marche de son prochain vers le but.

12. Le Bouddhisme n’est nullement pessimiste et ne cherche pas à s’évader de la réalité. Il ne nie pas l’existence de « Dieu » ni de l’âme, quoiqu’il applique à ces termes sa propre interprétation. C’est au contraire une logique, une religion, une science spirituelle, un mode de vie raisonnable, pratique et embrasse tout. Depuis deux mille cinq cent ans il a satisfait les besoins de près d’un tiers de l’humanité. Il attire l’Occident parce qu’il n’a pas de dogmes et qu’il satisfait le cœur comme la raison ; qu’il insiste sur la confiance en loi, alliée à la tolérance envers d’autres opinions ; qu’il embrasse la science, la religion, la philosophie, la psychologie, la morale et l’art, et considère l’homme comme seul créateur de sa vie présente et seul ordonnateur de sa destinée.

PAIX A TOUS LES ETRES.

Octobre 1995





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