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Les avantages et les inconvénients du végétarisme

L’alimentation carnée est riche en toxines, purines et excitants du système nerveux. Toutefois, si le végétarisme semble pouvoir apporter une solution aux problèmes sanitaires engendrés par le carnivorisme, il n’est pas, lui-même, sans inconvénients.

Par Alexandre Koehler

[]Pourquoi la viande est-elle dangereuse ?

Monsieur de La Palisse aurait pu le dire : pour comprendre les avantages du végétarisme, il faut auparavant connaître les inconvénients du carnivorisme !

La viande, qui contient de nombreuses purines et toxines et se putréfie beaucoup plus vite que la plupart des végétaux, est évidemment d’autant plus intoxicante qu’elle réside longtemps dans le système digestif. Or, n’oublions pas que le tube digestif des mammifères carnivores est quatre fois moins long que le nôtre, et que la viande n’a donc pas le temps d’y séjourner suffisamment longtemps pour entrer en putréfaction. Par comparaison, les intestins humains, quand ils sont en parfaite santé, retiennent la viande quatre ou cinq fois plus longtemps... et lorsqu’ils sont un peu paresseux, dix, quinze, vingt fois plus longtemps. Ceci est infiniment trop long pour une nourriture de ce type, et ne manque jamais de provoquer, à terme, un état d’intoxication chronique de l’organisme et une acidification excessive du tube digestif, perturbant toute la sécrétion des sucs digestifs, et entraînant une irritation quasi constante de l’estomac et des intestins.

De plus, la viande est souvent riche en acides gras saturés et en cholestérol. Or, ces lipides sont dangereux puisqu’ils favorisent l’apparition de maladies cardiovasculaires comme l’artériosclérose, l’infarctus ou les thromboses…

Certains modes de cuisson des viandes sont également problématiques. Par exemple, un kilo de viande grillée au barbecue contient autant de benzopyrène que... six cents cigarettes ! Or, le benzopyrène est un agent cancérigène des plus dangereux.

D’autre part, certains mélanges, au cours du repas, sont franchement préjudiciables à la bonne digestion de la chair animale. Le plus nocif consiste sans doute à associer la viande aux aliments acides, comme la moutarde, le vinaigre ou le citron.

La chair des animaux est également très riche en insecticides. Ceux-ci s’accumulent en effet dans les graisses au cours du temps et tout au long de la chaîne alimentaire. Ainsi, les gros poissons, en mangeant les petits, deviennent, au fil de l’eau, de véritables réservoirs d’insecticides... qui seront, au bout de la chaîne, absorbés par l’homme. Et il en est évidemment de même des bovidés qui mangent de l’herbe traitée. En moyenne, les viandes et les poissons contiennent des dizaines de fois plus d’insecticides que les végétaux.

Et je ne parle pas des hormones et autres substances douteuses dont on gave les animaux pour en faire des vaches folles ou des poulets à la dioxine !

[]Comment le végétarisme peut-il devenir dangereux ?

En ce qui concerne le végétarisme, ses dangers sont tout de même moins flagrants que ceux du carnivorisme. En effet, en théorie, seul un végétarisme mal compris, c’est à dire carencé, peut finir par poser problème. Mais en pratique, hélas, une importante minorité de végétariens, par manque d’information, ne savent pas vraiment comment remplacer la viande. A cela, ajoutons qu’une petite minorité adopte des régimes extrémistes hyper carencés, comme certains végétalismes, notamment frugivores ou crudivores...

Rappelons donc avant tout qu’un régime carencé peut être excellent, sur un plan thérapeutique, à condition d’être limité dans le temps.

N’oublions pas, d’autre part, que la viande apporte certains acides aminés, minéraux et vitamines que le végétarien devra intégrer à son alimentation s’il veut rester en bonne santé.

D’une manière générale, le régime végétarien doit se composer de céréales complètes, légumineuses, laitages et œufs, légumes, fruits frais et secs, et de compléments alimentaires (levure de bière, germes de blé, Tamari, etc.). Mais il doit surtout assurer un apport suffisant de protéines, de lysine, de zinc, et de vitamines B12 et D, surtout lorsqu’il devient végétalisme, c’est à dire se prive de laitage et d’œufs.

A défaut de quoi, différents troubles carentiels finiront par s’installer, notamment de nature psycho-nerveux, tels que fatigabilité, dépression, pertes de mémoire, frilosité ou insomnie...

Autre inconvénient du végétarisme, les légumineuses qui, même si elles sont souvent plus riches en protéines que les céréales, présentent cependant l’inconvénient d’être assez puriques, et d’entraîner des flatulences.

Les fruits secs, ou oléagineux, pour leur part, sont aussi riches en protéines qu’en lipides... ce qui les rends peut-être un peu difficiles à bien digérer, surtout lorsqu’on a le foie et la vésicule biliaire légèrement paresseux.

Mais le problème des acides aminés est certainement le plus délicat à résoudre. En effet, la plupart des sources végétales de protéines ne contiennent pas tous les acides aminés indispensables. Or, lorsqu’un aliment protidique est carencé, même partiellement, en tel ou tel acide aminé, cela empêche la parfaite assimilation des autres acides aminés. La céréale, par exemple, manque de lysine et de leucine. A cause de ce déficit, c’est l’ensemble des acides aminés constituant la protéine de cette céréale qui sera incomplètement utilisé.

C’est donc essentiellement pour cette raison que de nombreux végétariens manquent de protéines. Non pas parce qu’ils n’en consomment pas une quantité globale suffisante, mais parce qu’elles ne contiennent pas un assez grand nombre de variété d’acides aminés.

[]Les solutions

Un végétarisme équilibré est possible. Il suffit de compléter un aliment protidique par un ou plusieurs autres. En associant ainsi, dans un même plat ou un même repas, une céréale avec du Tamari ou de la levure maltée, ou avec une légumineuse, un oléagineux, ou encore des sous-produits animaux, le risque d’assimiler incomplètement les acides aminés est totalement écarté.

Ce genre d’associations assure la présence en suffisance de la lysine, du tryptophane et de la méthionine, indispensables à la bonne assimilation des autres acides aminés.

Le problème des protéines résolu, le végétarien devra s’assurer un apport suffisant des trois nutriments suivant :

§ La vitamine B12, qui est présente dans les laitages et les oeufs, mais aussi dans les graines germées, la levure de bière, le malt et les algues marines (et notamment la spiruline)... et si besoin dans un complément nutritionnel.

§ La vitamine D, qui se trouve également dans les oeufs et certains produits laitiers (Emmenthal, beurre, Brie, et lait), mais aussi dans le cacao, les algues marines et le germe de blé. Toutefois, les sources végétales de vitamine D peuvent quelquefois s’avérer insuffisantes, surtout dans les régions peu ensoleillées, et il faudra alors faire appel aux compléments nutritionnels spécialisés, généralement à base d’extraits d’huile de foie de poisson.

§ Le zinc, qui est contenu dans le jaune d’œuf, mais aussi dans le germe de blé, les algues marines, le pollen, les lentilles, la farine complète, le pois cassé, le flocon d’avoine, le soja, la noix, la carotte, le chou, l’amande, la noisette, l’ail et la betterave rouge. Mais là encore, il peut y avoir nécessité de faire appel, de temps à autre, à des compléments nutritionnels.

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Bibliographie

ü “ Les plaisirs du végétarisme ” - Ginette Gatien - Mortagne.

ü “ Le régime végétarien ” - Monique Egé - Morisset.

ü “ Initiation au végétarisme ” - Vincent Gerbe - Dangles.

ü “ Le bonheur du végétarisme ” - D. Starenkyj - Orion.

ü “ Le végétarisme ” - Laurence Ossipow - Cerf.

ü “ Clefs pour le végétarisme ” - Suzineau - Seghers.

Octobre 2000






Buddhaline

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