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> Bouddhisme > Enseignements


Les Trois Piliers du Dharma

Par Lama Shérab Namdreul

L’établissement du Bouddhadharma dans un pays ne peut se faire qu’en réunissant les Trois Piliers du Dharma : Les enseignants, les pratiquants et les bienfaiteurs. Les enseignants assurent la continuité de la transmission, les pratiquants valident cette transmission et sa continuité par leurs expériences, les bienfaiteurs (tib. Djinda) permettent que la transmission et la pratique se fassent dans les meilleures conditions, tant matérielles que psychologiques. Le Dharma est entendu dans un pays si des enseignants sont invités à l’enseigner. Le Dharma est adopté dans un pays si des pratiquants en réfléchissent le sens et en éprouvent les bienfaits. Le Dharma s’implante solidement dans un pays quand on construit des lieux spécifiques et favorables à la pratique. Le rôle des bienfaiteurs est donc prépondérant dans l’implantation du Dharma dans notre culture. Il ne s’agit pas de réduire les individus dans des catégories et des rôles bien arrêtés. Nous sommes tous, à différents moments de notre vie et à notre manière, un peu de l’enseignant, un peu du pratiquant et un peu du bienfaiteur et tout dépend de notre propre effort mise en œuvre.
Le don du Dharma par l’enseignant porte ses fruits s’il est fait don de la pratique par le disciple. La pratique est un don de soi dans le chemin vers l’éveil pour le bien d’autrui. L’altruisme du pratiquant est directement stimulé par la reconnaissance que ses conditions de pratique dépendent étroitement des bienfaiteurs. Un fort sentiment de gratitude s’élève dans le coeur du pratiquant aussi bien pour le bienfaiteur que pour l’instructeur. Les yogis du passé ont fait de nombreuses prières dédiés aux bienfaiteurs insistant sur l’interdépendance et la "coefficience" des mérites du méditant et du bienfaiteur.
La générosité1 est la première vertu énoncée par le Bouddha dans la pratique du Bodhisattva parce qu’elle est génératrice de toutes les autres vertus et leur procure tout le courage et la libéralité nécessaires pour générer la Bodhicitta. Ne nous sentons nous pas enthousiaste, chaleureux, admiratif et inspiré devant tel ouvrage ou tel édifice qui ont réclamé le dévouement, le sens du partage, le don de soi.
La générosité coupe radicalement les méfaits de la petitesse, de l’impotence et du manque de perspective. La générosité est l’antidote par excellence à l’avidité. L’avidité est la première des seize souillures2 énoncées par le Bouddha parce qu’elle contamine de sa peur et de son impuissance toutes les autres souillures.
Tout projet du Dharma en quelque pays que ce soit ne peut se concrétiser sans ces Trois Piliers. Ce n’est pas seulement le cas pour le Bouddhisme. C’est le cas pour toutes les traditions voire, plus généralement, le cas de toute activité qui induit des valeurs de vocation et de "profession de foi". Par exemple, le développement du Christianisme et des monastères en Europe n’aurait pu se faire sans mécénat. C’était le cas également à une certaine époque, de l’art et de la science. Les bienfaits de la générosité relève d’une réalité causale tant dans le domaine sociologique que psychologique et plus particulièrement karmique. Dans le domaine sociologique, la générosité peut, entre autres, réduire les inégalités sociales, combattre la faim et la misère, transmettre un patrimoine bénéfique aux générations futures. Dans le domaine psychologique, le soutien qu’apporte la générosité renforce l’enthousiasme, la confiance dans la solidarité, réduit le sentiment de solitude, nous sort de la léthargie, de l’impuissance et de l’orgueil où l’on pense que tout nous serait dû. La générosité a le "don" de nous faire réaliser qu’il est en notre pouvoir de mener à bien tout projet. Dans le domaine spirituel, en vertu de la causalité des intentions mentales et de leur répercussion sur les souffles subtils (causalité mentale qu’on appelle loi du karma) la générosité est une vertu essentielle et un facteur mental qui apaise les conditionnements latents du karma antérieur et qui entraîne une renaissance favorable pour finalement dissiper le voile des perturbations qui obstrue la connaissance innée de l’esprit.
En fait la générosité est généreuse...

Lama Shérab Namdreul

1 Générosité, éthique, persévérance, enthousiasme, stabilité et intelligence sont les vertus qui dans la voie du Bodhisattva doivent être amener à leur Excellence (sct. Paramita) en les associant à la vue de la vacuité.
2 Les Seize Souillures de l’Esprit : cf Vatthupama Sutta ( le Soutra « La comparaison du tissu »)
1. abhijjha-visama-lobha, la convoitise et l’avidité malhonnête
2. byapada, la mauvaise volonté
3. kodha, la colère
4. upanaha, l’hostilité ou malice
5. makkha, le dénigrement ; le mépris
6. palasa, la volonté de puissance ou la présomption
7. issa, l’envie
8. macchariya, la jalousie, ou l’avarice ; l’égoïsme
9. maya, l’hypocrisie ou la tromperie
10. satheyya, la tricherie
11. thambha, l’obstination, l’entêtement
12. sarambha, la présomption ou la rivalité ; l’impétuosité
13. mana, l’orgueil
14. atimana, l’arrogance, le fait d’être hautain
15. mada, la vanité ou l’orgueil
16. pamada, la négligence ou l’insouciance ; dans le comportement social, ceci mène au manque de considération.

Yogi Ling
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03160 Ygrande
tél 04 70 66 39 72


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