BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter CD - Le chant des Dakinis

Même rubrique

Les Calendriers Luni-Solaires - Christiane Coppex
Astro-science et médecine tibétaine traditionnelle - Jampa Kalsang
Le Yi King, un oracle de l’impermanence - Guadalupe Nettel
Le principe yin-yang : il figure les deux grandes forces de l’univers : clair-obscur, négatif-positif, mâle-femelle - Daojida
Les calendriers solaires - Christiane Coppex
Autres textes
N’oublie pas d’être heureuse - Sylvia Boorstein
Les pré-requis de la pratique Ch’an - Hsu Yun
La méditation bouddhique - Lama Thubten Yeshe
Embrasser sa colère - Thich Nhat Hanh
Le Désir - Maître Zen Huê-Minh
L’établissement de l’attention. Signification, méthode et but - Vénérable Nyanaponika Maha Thera
Du dépassement de la raison dans le soufisme - Eric "Younès" Geoffroy
Christiane Coppex

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Intégration > Art de vivre > Astrologie


Les Calendriers Lunaires

Les Calendriers Lunaires prennent comme base les cycles de la Lune, ce sont les plus anciens et les plus répandus.

Par Christiane Coppex

Mesurer le temps est une activité commune à toutes les formes de sociétés, c’est une question d’organisation, de repérages des cycles naturels comme les saisons, les marées, les crues, la durée et le parcours d’une vie humaine : son histoire dans son environnement.

Toute tentative de datation du temps repose sur une convention nécessaire à plus d’un titre. Toutefois les sociétés n’ayant pas les mêmes origines et coutumes, les bases d’établissement de ces mesures diffèrent sensiblement.

Ainsi, ce millénaire autour duquel nous faisons tant de bruit, repose-t-il sur autre chose qu’un dictat socioculturel qui ne concerne qu’une partie de la planète et n’a aucune signification pour l’autre ?

Ainsi, si notre civilisation occidentale prend date à partir de la naissance présumée de Jésus Christ, il n’en est pas de même pour nombre d’autres peuples dans le monde.

Ce que l’on peut y voir de positif à la mise en commun à l’échelle planétaire d’un système de datation tel que le Calendrier, il ne faut pas pour autant oublier que le point de départ, lui est complètement fortuit ou conventionnel. D’ailleurs, ne s’avère-t-il pas que ce fameux premier jour ne correspond pas à la naissance réelle de J.C ?

Ce passage de millénaire n’est donc rien d’autre qu’un point de repère temporel.

Pour approfondir cette réflexion, je vous propose un tour d’horizon sur l’histoire des calendriers telle que nous la révèle l’étude des civilisations connues à ce jour.

Si les bases de chacun diffèrent, selon que le point de départ choisie se trouve être la Lune ou le Soleil, en revanche, tous distinguent le jour de la nuit et observent les cycles des phénomènes saisonniers.

Essentiellement, on recense trois types particuliers de Calendriers :

- Les Calendriers Lunaires

- Les Calendriers Luni-solaires

- Les Calendriers Solaires

Je vais essayer de vous donner un aperçu de leur diversité :

Les Calendriers Lunaires

Les Calendriers Lunaires prennent comme base les cycles de la Lune, ce sont les plus anciens et les plus répandus. Les Babyloniens, plusieurs millénaires avant celui-ci, les premiers Egyptiens, les Chinois, les Hébreux, certains peuples de l’Antiquité dont une partie des Grecs et les Romains les utilisaient.

Le Calendrier Chaldéen :

La civilisation Babylonienne remonte à environ 4000 ans avant J.C. Les astronomes notaient le mouvement des astres et possédaient des connaissances d’une surprenante exactitude. Les Chaldéens qui vivaient à la même époque, dressèrent les premiers les bases d’une calendrier. Ils sont à l’origine de la division du Zodiaque en douze parties. Ils divisèrent également la journée en douze heures doubles (total=24). On leur doit aussi la division des heures et des minutes. Dès les temps les plus anciens, ils divisaient les mois en quatre semaines de sept jours. Ces jours étaient consacrés aux astres dont l’analogie persiste encore aujourd’hui.

Toutefois, ce calendrier, comme la plupart de ses semblables lunaires, présentait périodiquement un retard par rapport aux saisons. Pour y remédier, les Chaldéens introduisirent des mois supplémentaires un mois tous les six ans et un autre lorsque la nécessité d’un réajustement se faisait sentir. Ce n’était, évidemment pas la solution scientifiquement idéale !

Le Calendrier Egyptien :

Il a été emprunté au savoir des Babyloniens et comportait une année de douze mois de trente jours, à l’origine, soit une année de 360 jours. Cinq jours supplémentaires furent ajoutés par la suite et il subissait un autre décalage d’un jour tous les quatre ans, en relation avec les crues du Nil qui avaient, on le sait, une influence capitale dans l’économie de l’Empire.

Le Calendrier Celtique :

Il existait bien avant les conquêtes romaines et la particularité des jours celtiques était de commencer le soir au coucher du Soleil. Ainsi, le temps était-il compté en nombre de nuits ! Le siècle durait 30 ans et son premier jour débutait le sixième jour de la Lune.

Il existe un seul exemplaire de ce Calendrier qui n’a pas encore livré tous ses secrets et il constituerait le seul vestige de la liturgie druidique.

Le Calendrier Romain Ancien :

Il a été mis en place par le deuxième roi de Rome : Numa Pompilius ( 715-672 av.J.C.). D’abord l’année se composait de dix mois de 29 et 30 jours en alternance. Les jours étaient désignés selon une méthode spécifique qui consiste à compter à rebours à partir de trois dates pivots : les calendes, en début ; les ides au milieu et les nones qui tombaient le neuvième jour avant les ides. Le premier jour du mois ou Calendes était décidé par l’apparition du premier croissant suivant la nouvelle Lune. Des noms de mois, beaucoup sont arrivés jusqu’à nous et les modifications diverses que ce calendrier a subi peut faire l’objet d’une étude très élaborée. Notons cependant que, pour corriger les écarts inévitables des cycles saisonniers, tout ceci fut arrangé de façon arbitraire et selon les intérêts des politiciens en place. Ceci augmenta tellement la confusion au fil du temps que Jules César envisagea sa réforme.

Le Calendrier Musulman :

Il est encore en vigueur depuis son adoption vers +622 et il définit la civilisation musulmane dont l’origine, premier jour de l’an 1, correspond au départ du prophète Mahomet de la Mecque pour Médine. C’est un calendrier dont les années comptent douze mois divisés en semaines. Le cycle Lunaire musulman est de 30 ans et comporte 19 années communes de 354 jours et 11 années abondantes de 355 jours. D’une année sur l’autre, on constate un décalage de premier jour de l’année variant de dix à douze jours par rapport aux saisons.

Les Musulmans font débuter leur mois au moment de l’apparition du premier croissant, c’est pourquoi leurs jours et leurs fêtes commencent aussi le soir.

Février 2001

25 rue Médéric - 92250 La Garenne Colombes


http://www.rouedutemps.com/





Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling