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Le son, la voix... et la musicothérapie

La musique, le chant, l’environnement sonore, qu’il soit urbain ou naturel, contribuent maintenir, ou au contraire à perturber, le confort psychologique. De ce constat, découle tout naturellement une possible utilisation du son dans le domaine thérapeutique

Par Alexandre Koehler

Sommaire :

La musicothérapie

La psychosonique

Les appareils modificateurs d’écoute

Les indications de la cure psychosonique

La musicothérapie par la voix

L’Harmonicothérapie

Les indications de l’Harmonicothérapie

Les sons taoïstes

La musicothérapie

C’est depuis la plus haute antiquité que le son, et notamment la musique, comptent parmi les moyens de guérir l’âme et le corps.

Aujourd’hui, on peut distinguer plusieurs approches dans ce qu’il est convenu d’appeler la musicothérapie, et notamment une approche scientifique et une approche plus poétique.

Tout le monde connaît la musicothérapie classique, consistant en l’écoute d’une série de musiques sélectionnées dans un but thérapeutique précis. Chaque œuvre y est pour ainsi dire étiquetée : Haendel redonne confiance en soi, Mozart est anti-dépressif, Bach clarifie la situation...

Cette forme de musicothérapie vise essentiellement à soulager l’angoisse, à améliorer la communication, notamment en levant les inhibitions, et à rééduquer les handicapés moteurs, sensoriels ou linguistiques...

La psychosonique

Une autre branche de la musicothérapie, qu’il conviendrait d’ailleurs peut-être mieux de nommer “ sonothérapie ”, ou “ psychosonique ”, consiste, elle, à modifier la structure sonore. La plus connue de ces techniques psychosoniques est certainement la méthode Tomatis, qui avait originellement pour but de traiter les difficultés vocales et les troubles élocutoires, mais s’est rapidement étendue à certains problèmes de l’enfance, tels que : fatigue scolaire, inattention, instabilité, introversion excessive, et même autisme...

Il existe, naturellement, plusieurs autres méthodes de ce genre ; et, aujourd’hui, de nombreux Appareils Modificateurs d’Ecoute, visant à la rééducation des fonctions auditives, ont été mis au point par toutes sortes de médecins et chercheurs. Ils apportent une aide indéniable aux divers professionnels : orthophonistes, ORL, psychothérapeutes, musicothérapeutes, psychologues, éducateurs et pédiatres ; et luttent efficacement contre l’angoisse, les problèmes de communication et les troubles scolaires.

Les appareils modificateurs d’écoute

* Les filtres passe-haut diminuent les graves et conservent les aigus. Lorsque ce filtrage stable est combiné avec un filtrage variable, par l’utilisation d’un “ variophone ” ou d’une “ oreille électronique ”, la dynamique est grandement augmentée. Les cures de ce type se pratiquent dans des centres où l’on individualise le filtrage et où l’on ménage des phases de “défiltrage”.

* Les filtres passe-bas atténuent les aigus et conservent les graves. Leur effet est globalement relaxant, mais ils peuvent aussi éveiller différents domaines pulsionnels, et restructurer les fondements de la personnalité. Certaines adaptations du procédé offrent même la possibilité d’obtenir des analgésies dentaires et des accouchements sans douleur.

* Les filtres passe-bande combinent les deux précédents types de filtres, et permettent d’isoler la bande du spectre sonore qui, au test d’écoute, apparaît difficile à discerner par le patient. Cet appareil, précieux en orthophonie, peut ainsi rééduquer l’oreille à percevoir des sons et des phonèmes jusqu’alors plus ou moins refoulés.

* Les filtres réjecteurs suppriment une fréquence, lorsque celle-ci s’avère particulièrement sensible à un sujet, afin de lui éviter des réactions indésirables.

* L’égaliseur de Gubérina associe l’ensemble des filtres précédents, ce qui autorise la perception de certaines données phonétiques inhabituelles. Originellement utilisé pour l’apprentissage des langues, cet appareil connaît également des applications en rééducation des troubles de la parole et dans la surdité.

* Les vocodeurs, comme leur nom l’indique, sont des codeurs de voix. Il s’agit, en fait, d’appareils permettant de commander un synthétiseur par la voix. On les utilise dans la rééducation des troubles du langage et de l’audition, et dans certaines thérapies de groupe.

* L’oreille électronique de Tomatis est un des appareils les plus complexes de la cure sonique : les oreilles y sont soumises à d’incessants filtrages, une balance spéciale privilégie l’oreille droite, l’écoute aérienne et l’écoute osseuse sont séparées, etc. L’oreille électronique a, depuis de nombreuses années, fait ses preuves, notamment dans les problèmes de l’enfance ; et quelques appareils en ont repris l’idée, soit en la simplifiant (Sémiophone d’Isi Beller), soit pour améliorer ses performances (Variophone d’Auriol ou Akousmatik de Thourel).

* L’Alternophone de Lefébure fait simplement passer le message sonore d’une oreille à l’autre, en alternance droite/gauche, ce qui aurait pour effet de synchroniser les hémisphères cérébraux. L’appareil, qui peut être utilisé par les particuliers, améliore le sommeil, la mémorisation et la créativité.

Les indications de la cure psychosonique

* Les difficultés vocales, et notamment le bégaiement, qui peuvent être améliorées par l’écoute passive, puis par un travail de vocalisation sous appareil modificateur d’écoute.

* La dyslexie qui est souvent guérie par une rééducation orthophonique ou une thérapie sonique.

* Le nervosisme, et certaines de ses conséquences : tics, cauchemars, ronflement, somnambulisme, hypersomnie diurne...

* Les troubles de l’attention, chez les élèves, étudiants, et intellectuels.

* L’introversion, et les tous les problèmes de relation et d’activités (surtout chez l’enfant).

* L’autisme.

* L’épilepsie psychosomatique, qui peut être réduite ou supprimée après quelques mois de cure sonique avec usage de grégorien non-filtré et de musique filtrée en passe-haut à 8000 Hz (à raison de deux heures par semaine).

* La dépression et l’asthénie, aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte, à raison de 70 heures d’oreille électronique, en moyenne (60% de résultats avec la cure sonique seule ; et 80% associée à une psychothérapie). Contre-indiquée en cas de psychose maniaco-dépressive.

* La toxicomanie.

La musicothérapie par la voix

En dehors de la psychosonique scientifique et technologique, s’est développée une musicothérapie relevant plutôt de l’art, voire d’une certaine spiritualité ; une musicothérapie héritière en droite ligne du chamanisme et de la sonothérapie chinoise.

Les Chinois, en effet, connaissaient depuis plus de cinq mille ans les rapports analogiques reliant les éléments, les sons, les viscères et les entités psychiques ; et cette science millénaire, pouvant indifféremment utiliser les instruments de musique ou la voix, est aujourd’hui reprise par certains musico-relaxologues soucieux de globaliser la thérapie.

Depuis quelques années, on remarque toutefois une nette évolution des thérapies strictement vocales. Cette forte demande de la part du public, d’utiliser la voix, est d’ailleurs tout à fait compréhensible dans la mesure où l’on ne se contente plus d’écouter passivement de la musique de relaxation, mais où l’on souhaite agir directement sur le corps, et vivre la vibration d’une manière plus intense.

Cette forme de musicothérapie entre d’ailleurs souvent en complémentarité avec d’autres techniques, comme celles issues de la psychologie ou de la psychanalyse, mais aussi avec certaines pratiques traditionnelles, provenant notamment du Taoïsme ou du Yoga, voire avec certains aspects des médecines naturelles et en particulier avec les élixirs floraux…

Ce que permettent donc ces nouvelles formes de musicothérapies par la voix c’est bien de travailler sur la vibration et sur les différentes humeurs du corps ; et, bien sûr, de trouver son bien-être dans une sorte d’enracinement dans le sensible.

Plus concrètement, les stagiaires travaillent à la fois sur la posturologie et sur les sons, et surtout sur le déblocage de la voix par des techniques qui sont souvent des synthèses du yoga du son et de l’expression corporelle.

En fait, en l’absence de nouvelles techniques révolutionnaires, c’est plutôt à une synthèse de différents outils préexistants, que l’on assiste, dans ce domaine, ces dernières années. Synthèse à la faveur de laquelle la psychophonie est revisitée, et où l’art thérapie apporte tout son acquis, en matière d’expression verbale et non verbale, aux techniques strictement musicothérapiques de projection des sons.

Cette branche est celle qu’enseigne notamment Philippe Barraqué, docteur en musicologie, compositeur et musicothérapeute traditionnel, spécialiste des mantras et des sons taoïstes, et surtout créateur d’une méthode, l’harmonicothérapie, qui privilégie l’usage des harmoniques dans le traitement de certaines affections psychosomatiques ou problèmes psychologiques.

L’Harmonicothérapie

Avant de parler d’Harmonicothérapie, peut-être serait-il bon de rappeler ce qu’est une harmonique ?

Emettre des harmoniques, c’est dégager d’un son une fréquence particulière qui le constitue. Le résultat sonore est une émission simultanée de deux sons ; c’est un peu comme une vielle à roue ou une cornemuse qui font entendre en même temps un bourdon dans le gra-ve et une mélodie dans l’aigu.

Ces harmoniques apparaissent à l’oreille comme des sons flûtés. Certains entendent une voyelle qui pourrait être un “i”, par exemple.

Pour émettre des harmoniques avec la voix, on modifie la forme de la cavité buccale, ou on utilise la pointe de la langue pour sélectionner les fréquences.

Comment agissent les harmoniques ?

Elles agissent com-me des stimuli sur l’organisme et sur des points particuliers du corps. On peut les utiliser comme mas-sage vibratoire sur des organes ou tou-te autre zone du corps ayant un problème. Enfin, elles stimulent aussi différents Chakras.

Prenons l’exemple d’un do dans le médium, un do trois en dessous de la portée, qui résonne au niveau du premier chakra ou, si l’on préfère, du centre coccygien. Sur cette base, le thérapeute recherchera l’harmonique la plus efficace pour traiter le problème précis que son patient aura développé au niveau de son centre coc-cygien.

Concrètement, comment définit-on l’efficacité d’une note sur un Chakra ?

Ce n’est évidemment qu’au bout de plusieurs séances, après que le patient ait pu exprimer son ressenti, après qu’il ait pu nous dire qu’il relevait une amélioration depuis la dernière séance, qu’on pourra établir son profil et défi-nir la (ou les) note(s) qui lui cor-res-pond(ent).

Mais, en dehors de cet aspect pragmatique, il existe certainement des bases traditionnelles de correspondances entre les notes et les Chakras ?

Oui, c’est la tradition yoguique qui nous donne cette correspondance, sur la base de la gamme naturelle. Mais, ceci ne nous empêche pas de rechercher, par ailleurs, la note personnelle du premier Chakra du patient, et d’en déduire les autres notes correspondant aux chakras suivants, d’établir, en quelque sorte, la propre gamme de ce patient.

Par exemple, si on part du centre coc-cygien avec un la à 213 hertz, on aura, sur le centre sacré, un si à 240 hertz...

Et si le patient ressent un bienfait au bout d’une séance ou deux, on continue !

Et, au bout d’un certain temps, on pour-ra aussi harmoniser les Chakras entre eux...

Qu’est-ce à dire ?

Lorsqu’on émet un son grave et qu’on sort des harmoniques aiguës, le son va résonner, par exemple, en bas de la colonne vertébrale, alors que l’harmonique, elle, résonnera au sommet de la tête. Grâce aux harmoniques, il y a donc une possibilité d’harmonisation entre les Chakras inférieurs et supérieurs.

Ceci est bien utile pour éviter que le traitement n’inverse simplement le déséquilibre pathologique. Bien souvent, en effet, lorsqu’on travaillait sur un centre inférieur d’une personne dépressive ou émotive, celle-ci finissait, si je puis dire, à accepter l’élément terre, à se centrer... mais elle avait abandonné l’élément ciel, le pouvoir de l’esprit et, de ce fait, ne pouvait retrouver pleinement son équilibre.

De la même manière, lorsqu’on travaillait sur un Chakra supérieur, pour stimuler l’activité cérébrale ou glandulaire, on constatait souvent une accentuation de l’égocentrisme ou divers troubles de la personnalité, signes que ce centre d’énergie était trop ou-vert.

Les indications de l’Harmonicothérapie

Combien de temps faut-il prévoir, en moyenne, pour une thérapie de ce genre ?

Avec le travail par la voix, à raison d’une séance d’une heure par semaine, il faudra au moins dix séances.

Quelles sont les indications les plus courantes ?

Globalement, tout ce qui concerne les troubles psychosomatiques, y compris avec leur résonance au niveau digestif (donc ulcères, colopathies, crises de foie, spasmes), puis les difficultés d’expression (notamment, le bégaiement), et la dépression, mais aussi tout ce qui touche à la communication, la timidité, le stress...

Soulignons aussi la compatibilité de cette harmonicothérapie avec les troubles glandulaires, et notamment, bien sûr, avec le centre laryngé et les troubles hyper ou hypothy-roï-diens. En fait, l’intéressant, dans cette méthode, c’est que l’on peut dialoguer avec sa glande, avec son estomac, être à l’écoute des signaux du corps, et ainsi se maintenir le plus longtemps possible en bonne santé.

Quelles motivations amènent généralement les gens vers ces disciplines ?

Il est bien évident que ce travail avec les harmoniques, en aucun cas ne peut se substituer à un traitement médical. Mais, sur le plan psychologique, c’est tout de même une thérapie rêvée pour toute personne qui souhaite échapper à la verbalisation C’est aussi un moyen d’harmoniser corps et esprit, et d’aller dans les résonances de son inconscient.

Aussi, beaucoup recherchent, dans ce travail sur les sons harmoniques, la possibilité d’expérimenter les différents états de conscience, et cela de façon presque instantanée, puisqu’il s’agit de lâcher prise, de laisser parler son être.

Quant à ceux qui s’intéressent aux sons taoïstes, certains sont évidemment des personnes désireuses d’entrer dans la Voie Taoïste, mais la plupart sont tout simplement en recherche d’un bien-être. Tous les chercheurs n’ont d’ailleurs pas des facultés intuitives très développées, tout au moins au départ. Ces sons taoïstes, en relation avec des organes, des viscères et des méridiens, vont donc leur donner des outils pour éliminer les tensions, et purifier les problèmes fonctionnels.

Curieusement, ce sont souvent des personnes qui ont des problèmes de respiration, ou qui sont en quête de leur souffle intérieur, de leur respiration intérieure et extérieure, et aussi de cette dimension de l’alchimie taoïste par rapport au souffle, qui s’intéressent aux sons taoïstes.

Les sons taoïstes

Qu’est-ce qu’un son taoïste ?

On a l’habitude de dire “ sons taoïstes ”, mais je serais beaucoup plus nuancé et je parlerais plutôt d’expirations sonorisées, d’expirations de souffles morts.

Pour ma part, je crois beaucoup aux sons spontanés, aux sons intuitifs, et je reste persuadé, qu’aussi bien dans Yoga que dans le Taoïsme, tout est parti d’un concept très simple dont l’objectif était de relier les éléments et de reproduire les sons de la nature.

Aussi, mon point de départ a-t-il été, à partir de cours de Taï Chi, d’ajouter simplement la dimension sonore, qui était souvent occultée en Occident.

Quelle est l’origine traditionnelle de ces sons ?

Ils sont évidemment fondés sur les cinq éléments : bois, feu, terre, métal et eau ; mais, ici, la terre est en quelque sorte double, à la fois terre du ciel et ciel de la terre.

Comme chacun le sait, ces éléments sont reliés à des organes, mais on peut également les relier à des viscères creux, et, bien sûr, à des sons.

On a donc cinq sons pour cinq éléments, et, dans certaines écoles, puisque la terre est double, un sixième son en rapport avec le méridien des trois réchauffeurs. En fait, cet élément terre est à la fois enraciné au niveau de la rate, et dans le méridien trois réchauffeur.

Mais, en règle générale, la gamme pentatonique chinoise se compose seulement de : fa, do, sol, ré, la, qui, bien sûr, seront développés selon différents modes musicaux. Quant au sixième son, il est supposé ne pas avoir de note correspondante.

Pourquoi attribuer des notes ?

Effectivement, il s’avère que, dans la pratique, ces expirations sonorisées ne demandent pas nécessairement un note particulière. Quand on émet ces souffles, c’est plutôt pour faire le ménage à l’intérieur de nous, chasser les souffles morts, au niveau des poumons, de la rate, des reins... et les notes de musiques ne trouvent d’autre utilité qu’au plan rituélique. A ces expirations sonores on peut d’ailleurs également associer des instruments, comme les pierres sonores, les instruments en soie, les gongs, les cloches, les flûtes...

Mais, en dehors de ces notes, cette Tradition nous propose douze Liu, qui correspondent aux demi-tons et sont en rapport avec les méridiens, avec la circulation de l’énergie vitale, et avec notre horloge interne. Le chant des douze Liu permet d’associer différents sons traditionnels aux organes et viscères creux, et notamment d’expirer les souffles en respectant les heures du corps. Par exemple, si on a un problème respiratoire on va choisir le son des poumons, qui est le sol, que l’on pourra émettre, entre trois et cinq heure, par la voix ou par un instrument.

En stage, on peut également associer visualisation et mouvement. Pour ce faire, le Taoïsme nous procure un certain nombre de visualisations. Par exemple, si l’on émet le son correspondant au printemps, on peut visualiser le souffle du vent dans les branches, la forêt de pin bercée par le vent ; pour l’été, l’éclatement de la fleur rouge, le feu du brasier ; pour la saison intermédiaire, ce sera le son de la plaine avant l’orage, le parfum de la mangue et du pamplemousse ; pour l’automne, l’épée qui fend la soie...

Mais, dans les sons Taoïstes, il existe aussi un rapport entre une sorte de climatologie du corps et notre microcosme. On peut donc, non seulement associer une visualisation de la vessie ou des reins à l’émission du son Sh’ui - qui donne une idée d’élimination - mais on peut également l’associer à l’image de la pluie fine qui tombe sur les toits d’ardoises, ou à la neige qui va recouvrir des racines.

Comment cette discipline se pratique-t-elle ?

En groupe, avec un professeur de Tai Chi. On se livre tout d’abord à un travail sur le son, la vibration, puis à un travail sur le Tai Chi, les énergies, et à un moment donné on va fusionner les deux disciplines.

Et au plan thérapeutique ?

Une recherche spécifique au niveau thérapeutique est effectivement possible dans le sens où on va pouvoir, par les mouvements du Tai Chi, faire un travail sur l’expansion de l’énergie, et par les sons taoïstes établir une relation entre les musiques du corps et celles du cosmos.

Si, par exemple, on travaille sur le recentrage dans le champ de cinabre inférieur, et que l’on veuille obtenir un effet sur le transit intestinal, on modèlera l’énergie à ce niveau, et l’on associera des sons d’enracinement, dans les fréquences graves.

Dans les exercices qui se font par groupes de deux, on peut également chercher à ressentir l’énergie au niveau des paumes, et associer les sons qui vont exprimer la résistance de l’énergie, afin d’entrer en relation avec l’autre.

Propos recueillis par Alexandre Koehler

Adresse

Philippe Barraqué - B.P. 7 - 92312 Sèvres Cedex. Tél. : 01 48 02 45 27 – E.mail : chantharmo@aol.com - Internet : www.planetevoix.com

Bibliographie

· La clé des sons ” - Dr. Bernard Auriol - Erès (disponible chez l’auteur : B. Auriol - 5 Impasse Blanchard - 31400 Toulouse - 182 Frs. port compris).

· Renaître par la voix ” - Catherine Gaytte – Altess.

· “ Voyage dans la voix ”{{}} - Philippe Barraqué – Diamantel.

· “ La voix qui guérit - Philippe Barraqué – Amrita.

· “ A la source du chant sacré - Philippe Barraqué – Diamantel.

· Disques de Philippe Barraqué : HRI, Polygram. Dyphonia, Diem. Harmosiris, Diem. Méthode de chant harmonique, Diem.

Janvier 2001






Buddhaline

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