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> Bouddhisme > Intégration > Art de vivre > Psychologie et développement personnel

Le sens psy des maladies

Chacun sait qu’en homéopathie il n’existe pas réellement de distinction entre les effets psychologique et physiologique des remèdes. C’est sur cette base que Michel Odoul a mis au point une psycho-énergétique qui constitue aujourd’hui une véritable méthode de décodage du langage du corps et des maladies.

Par Alexandre Koehler

[]Un concept intégrant le corps, l’âme et l’Etre

Chercher les causes psychologiques de maladies bien physiologiques n’est, certes pas, très orthodoxe dans le cadre de la médecine conventionnelle occidentale moderne, mais n’a pourtant rien de nouveau puisque c’est depuis fort longtemps que les civilisations traditionnelles, notamment orientales, faisaient ce lien entre le corps et le psychisme.

Pour l’oriental, en effet, comme pour tout spiritualiste, la maladie physiologique est une entrave au plein épanouissement de la Conscience, au même titre que le trouble mental ou, pour employer un terme plus religieux, que le péché.

Il faut noter, d’ailleurs, que, dans cette perspective, on est plus proche d’un concept intégrant le corps, l’âme et l’Etre, que simplement le corps et l’âme comme c’est le cas en psychosomatique classique.

Toujours est-il qu’en restant dans l’acception traditionnelle du terme de maladie, on se trouve quelque part aux antipodes de la conception matérialiste mécaniste en vigueur de nos jours. De ce point de vue, les problèmes de santé ne se résument pas à une panne de machinerie, ni même aux aléas dans l’évolution d’un terrain biologique, mais expriment un mal être profond.

Toujours dans cette optique, il devient alors possible au malade de s’impliquer directement et personnellement dans le processus pathologique, et par conséquent de chercher la solution en lui-même, plutôt que d’accuser le hasard ou un agresseur extérieur.

C’est non seulement à cette responsabilisation, mais surtout à la magnifique opportunité d’évoluer dans la connaissance de soi-même offerte par toute maladie, que Michel Odoul a voulu sensibiliser l’Occidental moderne, en réinventant une psycho-énergétique sur des bases traditionnelles mais parfaitement adaptée à notre époque.

[]Trois modes d’expression

Selon Michel Odoul, l’esprit a évidemment besoin du corps pour s’exprimer, comme l’ordinateur de l’écran ou de l’imprimante. Mais encore faut-il que ces périphériques ne soient pas trop anciens et dépassés, afin de pouvoir être en phase avec la puissance des ordinateurs actuels. Inversement, l’ordinateur doit lui aussi être au même niveau technologique que les périphériques. Il en va de même du corps et de l’esprit, qui doivent se maintenir en harmonie, à défaut de quoi des “messages d’erreur” apparaîtront.

On l’aura compris, ces “messages d’erreur” sont évidemment les maladies ; et Michel Odoul les subdivise en trois catégories :

· Les tensions  : Premier mode utilisé pour exprimer un problème, la tension peut se manifester par un mal de dos, des difficultés digestives, des cauchemars, ou un certain malaise psychologique… Si ce type de message n’est pas décodé au profit d’un changement dans la personnalité, d’autres messages, plus percutants, vont prendre le relais.

· Les traumatismes  : Deuxième mode de communication entre l’esprit et le corps, les traumatismes présentent le double avantage, d’une part de ne plus pouvoir vraiment passer inaperçu, comme c’était le cas des tensions, et d’autre part d’imposer à l’individu un temps d’arrêt à la faveur duquel il aura le loisir de réfléchir. Relevant globalement du mécanisme des actes manqués décrits par Freud, tous ces traumatismes accidentels, tels que chocs, coupures, entorses, fractures ou autres, vont se produire en des endroits bien précis du corps où, conformément à ce qu’enseigne l’acupuncture, ils stimuleront ou débloqueront les énergies du point touché. Ainsi, chaque traumatisme est riche d’enseignements sur les problèmes psychologiques de l’individu ; et se tordre la cheville droite ou se couper le pouce gauche ne signifiera évidemment pas la même chose. Enfin, il va sans dire que plus longtemps la tension aura été ignorée, plus le traumatisme sera violent !

· Les maladies : Troisième et dernier mode d’expression du problème, la maladie, plus encore que le traumatisme, met l’individu dans l’obligation de s’arrêter totalement pour se tourner vers lui-même et s’interroger. Bien sûr, la façon dont la médecine allopathique aborde la maladie, en l’exterminant le plus vite possible, ne permet plus guère de se ménager ce temps de méditation, si utile à l’épanouissement de la véritable santé. Pourtant, la libre expression d’une pathologie, accompagnée d’un traitement naturel de drainage, libère non seulement les toxines mais aussi les tensions psychologiques accumulées, contribuant au retour à l’harmonie corps-esprit, tout au moins dans la mesure où le malade aura compris le message de la maladie.

[]Trois structures

La psycho-énergétique de Michel Odoul se caractérise encore par une autre tripartition, en trois structures :

· La structure mécanique : constituée par le système osseux et le système musculeux-tendineux, elle représente essentiellement les archétypes les plus profonds de l’individu, ses croyances de vie, ses structures inconscientes.

· La structure organique  : comprenant les systèmes nerveux, génito-urinaire, digestif, respiratoire, cutané, circulatoire, lymphatique et endocrinien, représente, quant à elle, les problèmes psychologiques fonctionnels en relation symbolique directe avec chacun de ces systèmes. Par exemple, le système digestif sera en relation symbolique avec la capacité à digérer, à assimiler les événements de l’existence…

· Les affections hors systèmes  : où l’on trouve les maladies des yeux, des oreilles, de la bouche, des cheveux, de l’appétit, ou de la voix… Ces affections sont en rapport avec des problèmes psychologiques spécifiques. Par exemple, les pathologies touchant au visage seront en relation avec un problème d’identité…

Chaque système est donc ici analysé en tenant compte de sa fonction symbolique, notamment en relation avec des expressions du langage populaire, comme “ être constipé ” ou “ avoir mal au coude ”, toutes riches de sens ; mais aussi en intégrant les données de la médecine chinoise, et notamment les fonctions énergétiques des points et méridiens d’acupuncture ; et enfin en réutilisant les indications psychosomatiques de certains médicaments homéopathiques, avec ce qu’elles comportent de notions relatives à la latéralité, aux constitutions et autres tempéraments…

L’ensemble est, en tout cas, cohérent, et offre à chacun une grille de lecture extrêmement utile pour mieux se comprendre, même si, bien sûr, il ne s’agit pas de tout lire au premier degré, ni de se livrer à des généralisations abusives. Chaque cas étant unique, on évitera d’affirmer que tel ou tel trouble a telle ou telle signification bien précise. Mieux vaudra se rendre sensible aux processus psychologiques et psychosomatiques en œuvre, plutôt que de coller des étiquettes supplémentaires sur des maux qui souffrent déjà d’un excès de mots.

[]Les affections et leurs significations

· Aigreurs d’estomac : En relation avec les tensions crées par les difficultés d’ordres matériel, financier, professionnel, judiciaire, etc. Aggravées par la rumination mentale.

· Allergies : Correspondent à une réaction de défense systématique et de rejet vis à vis des autres et de l’extérieur.

· Aménorrhée  : Fréquentes après une séparation ou un deuil, les absences de règles symptomatisent souvent un doute quant à la capacité d’être mère, à moins que ce ne soit un rejet de la dépendance.

· Anémie  : Marque généralement une tendance à trop en faire et à s’épuiser inutilement. Et, à force de constater une absence de résultats ou de retour de la part des proches, s’installe un “à quoi bon” qui entraîne l’anémie.

· Angine  : Se produit souvent lorsqu’il y a difficulté à “ avaler ” le comportement de l’autre, et/ou à exprimer ses propres sentiments.

· Angine de poitrine  : Désigne, d’une part, une incapacité à se laisser aller aux plaisirs simples de la vie, et d’autre part une véritable obsession vis à vis du devoir ou de l’efficacité.

· Anorexie  : Généralement conséquence d’une enfance passée avec une mère absente ou peu aimante, l’anorexie s’installe avec un certain dégoût de la vie.

· Artériosclérose  : Lorsque les émotions sont excessives, et surtout lorsqu’on les refoule par manque de souplesse dans l’existence, c’est l’hypertension et le durcissement des parois artérielles.

· Arthrose  : Cette perte de la souplesse physique est souvent consécutive à une perte de souplesse psychologique, une peur des changements et une cristallisation des certitudes et de l’ego.

· Asthme : Exprime le ressenti d’une agression de l’extérieur provoquant une grande irritation psychologique.

· Ballonnements  : En relation avec une retenue excessive due à la timidité ou au refus d’abandonner.

· Boutons  : Souvent en rapport avec quelque chose qui nous incommode, les boutons sont aggravés par la colère.

· Calculs biliaires  : Comme la plupart des maux de la vésicule biliaire, ces calculs signent une difficulté à clarifier ses sentiments, notamment relatifs à la place que l’on occupe dans le monde.

· Calculs rénaux  : Symptomatisent la cristallisation des peurs, des croyances et des certitudes.

· Cancer  : Témoigne de blessures qui ne veulent pas cicatriser et qu’on refoule, surtout lorsqu’elles sont associées à un sentiment de culpabilité. Lié à un constat inconscient d’échec, le cancer devient alors une autopunition.

· Cholestérol  : Consécutif à un sentiment d’insécurité, l’excès de cholestérol frappe plutôt ceux qui ont peur de manquer ou de perdre.

· Circulation  : Signe la difficulté à laisser la joie et l’amour de la vie circuler librement.

· Crampes  : Liées à une crispation psychologique, les crampes chroniques correspondent à des empêchements, extérieurs ou intérieurs, de fonctionner comme on le souhaiterait.

· Cystite  : Exprime des craintes insurmontables par rapport aux ancêtres, ou à l’image parentale.

· Décalcification  : Désagrégation des repères fondamentaux.

· Démangeaisons  : Besoin d’exprimer un problème relationnel.

· Dents  : Difficulté à attaquer la vie “ à pleines dents ”.

· Dermatose  : Témoigne d’une réaction de défense vis à vis d’une agression extérieure.

· Diabète  : Fréquemment consécutif à une enfance marquée par un père trop autoritaire, le diabète s’installe progressivement à force de chercher refuge dans des valeurs maternelles telles que la nourriture, et se déclare souvent à la suite de chocs psychologiques détruisant les sécurités affectives.

· Dyskinésie biliaire  : Manque de clarté en ce qui concerne le sens du vrai et du juste. Et, conséquemment, possibilités de manipulation, souvent inconsciente, vis à vis de l’entourage.

· Eczéma  : Maladie reconnue comme psychosomatique même par la médecine conventionnelle, l’eczéma est une réaction, chez une personne sensible, à une agression extérieure.

· Nausées  : C’est généralement l’incapacité à digérer une situation personnelle trop pesante qui, surtout lorsqu’il y a une certaine confusion intérieure, sature les résistances psychologiques et provoque des nausées.

· Excès de poids  : Problème complexe, la prise de poids peut être due à une crainte inconsciente de manquer, ou à une peur d’avoir à affronter le monde et d’être démuni, ou encore à une volonté d’autopunition ou de dénigrement de soi-même.

· Foie  : Les troubles hépatiques sont souvent associés au problème de la colère. Colère explosive qui épuise le foie, ou colère rentrée qui le surcharge d’énergie, ce genre d’excès d’affect se traduit volontiers par une insuffisance hépatique ou une hépatite.

· Goutte  : Refus du changement associé à des peurs matérielles ou structurelles.

· Hémophilie  : En rapport avec une difficulté à gérer les émotions. Les hémophiles ont besoin de se protéger de tout.

· Hémorroïdes  : Conséquence d’un sentiment d’insécurité, les hémorroïdes sont liées à une sorte de réflexe psychique consistant à retenir les choses.

· Hyperménorrhée  : Résultante fréquente de la contradiction entre le besoin d’être productive et le besoin d’être libre.

· Hypertension  : Trouve sa cause psy dans la peur de la mort et, plus généralement, dans la peur de ne pas trouver la solution des problèmes à temps. Cette tension entrave l’émotionnel et donne à tout événement des proportions excessives.

· Impuissance  : Souvent liées à la culpabilité de celui ou de celle qui exagère ses responsabilités et tient le plaisir pour futile, l’impuissance et la frigidité sont des signes d’une difficulté à se relâcher.

· Insomnie  : C’est un autre signe d’un manque de confiance, et d’un excès de volonté de tout maîtriser.

· Jambes lourdes  : Liées à des tensions relationnelles avec quelqu’un en particulier, ou avec le monde en général.

· Lumbagos  : Correspondent à une difficulté à accepter les remises en causes familiales ou professionnelles, ou, plus largement, les changements dans l’existence.

· Mal des transports  : Signe d’une difficulté dans l’évolution personnelle par rapport aux repères extérieurs.

· Maux de tête  : Difficultés à accepter certaines pensées ou sentiments.

· Mémoire  : Les troubles de mémoire apparaissent généralement pour protéger le conscient d’une surcharge lors de crises dépressives, ou plus simplement en cas de surmenage, de contrariétés ou de soucis.

· Ménopause  : Les troubles de la ménopauses sont évidemment en relation avec le sentiment de perte d’utilité et de sens.

· Mycose  : En relation avec le sentiment d’être parasité par quelqu’un qui profite et se laisse porter.

· Myopie  : Liée à la peur inconsciente de l’avenir.

· Nuque  : Lieu de tous les blocages et tensions, la nuque souffre de notre incapacité à réaliser nos idées par manque de confiance en soi.

· Otites  : Peuvent se déclencher à la suite d’un refus d’entendre ce qui se passe dans l’environnement de l’individu.

· Prostate  : Les troubles de la prostates sont en rapport avec la peur que les hommes très actifs peuvent éprouver à partir d’un certain âge de ne plus être à la hauteur et de manquer de puissance.

· Psoriasis  : Résultat d’une tension créée par le refus de plier et d’accepter.

· Rétention d’eau  : Liée au sentiment d’insécurité vécu par des personnes ayant peur d’être jugée par les autres, et gardant leur distances.

· Rhume  : Lié au besoin d’évacuer une déception, un échec, un regret de ne pas avoir fait ce qu’on aurait voulu…

· Sciatique  : En relation avec la difficulté, lors de changements de situation, d’abandonner les anciens schémas.

· Spasmophilie  : Exprime par des tremblements, nausées, migraines, crampes, etc., l’impact excessif des sollicitations extérieures que le sujet ne parvient pas à maîtriser.

· Urémie  : Consécutive à une certaine fatigue générale, ou à une lassitude, à la faveur de laquelle il devient difficile de savoir où l’on en est.

· Varices  : En rapport avec un manque de tonicité psychologique.

· Verrue  : En relation avec des contrariétés ou des empêchements, chez des sujets sensibles incapables d’exprimer leur ressenti.

· Vertiges  : Liés à la peur de manquer de sécurité.

· Vomissements  : Rejet des problèmes matériels.

· Zona  : En relation avec l’incapacité de prendre du recul, chez des sujets qui rentrent leurs colères et leurs rancœurs, et qui ressassent leurs déceptions, notamment dans les domaines personnels ou professionnels.

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Bibliographie

· “ Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi ” - Michel Odoul – Dervy.

· “ Dis-moi où tu as mal, le lexique ” - Michel Odoul – Dervy.

Novembre 2000





Buddhaline

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