BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter CD - Le chant des Dakinis

Même rubrique

Etre touché - Pierre-Michel Trémeau
Des moines heureux : La vie au nouveau Monastère de Thupten Mindolling en Orissa, Inde - Michèle Béran
La chronobiologie : notre horloge biologique interne - Marie-Pierre Bécas
La peinture thérapie - Jean-Baptiste Loin
Le Feng Shui des couleurs - Georges Charles
L’approche spirituelle de la dépression - Jean-Claude Cartier
Massages, onctions et frictions : mode d’emploi - Alexandre Koehler
Autres textes
L’esprit de la Voie - Kodo Sawaki
La redécouverte de Dogen - Pierre Crépon
L’amour authentique - Dzogchen Rinpoché
La relation à l’autre, dans le bouddhisme - Stephen Batchelor
Le développement durable, des origines aux principes d’action - Nathalie Holec
La légende de Kouan-Yin déesse de la compassion - Jean-Pierre Chambraud
La cuisine médiévale - Geneviève Maillant
Tony Neuman

Le toucher, des effets thérapeutiques importants, sans que ce soit son objectif par Tony Neuman
Qu’est-ce que « le toucher structuré » ? par Tony Neuman

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Intégration > Art de vivre > Bien être


Le massage assis, l’art traditionnel japonais d’acupression « amma »

« Donnez-moi un levier et un point d’appui, et je soulèverai le monde. » Archimède

Par Tony Neuman

Depuis le début de l’histoire, l’homme a réalisé qu’à l’aide d’un outil de base dans ses mains, il pouvait accomplir de grandes choses et changer le monde autour de lui. Archimède savait qu’à l’aide d’un simple levier, il aurait pu soulever le monde. Quant à moi, je suis convaincu qu’avec cet outil simple qu’est une chaise de massage, l’homme peut changer profondément la relation que la société entretient avec le toucher.

Nous entrons dans une ère nouvelle, une période de l’histoire qui est marquée par d’énormes ruptures. Nous fonçons à tombeau ouvert dans l’ère de l’information, et les gens vivent plus que jamais dans leur tête. Ordinateurs, télévision, radio, magazines, journaux, livres et panneaux d’affichage : nous sommes en permanence bombardés par des informations qui, d’une manière ou d’une autre, doivent être traitées. En conséquence, on vit dans sa tête - déconnecté de son corps - durant la plus grande partie de la journée. Notre cerveau gauche est déconnecté du droit, notre tête déconnectée du corps. Nous sommes déconnectés de nous-mêmes et des autres ; de notre système politique, comme le démontre la faiblesse des taux de participation aux élections ; de nos communautés - bon nombre d’entre nous ne connaissent même pas leurs voisins ; de nos familles, comme l’indique le taux élevé des divorces. Et nous sommes déconnectés de notre planète, ainsi que le prouvent les taux élevés de pollution.

Le résultat de toutes ces déconnexions est l’émergence d’un sentiment subtil, sous-jacent, de solitude et d’aliénation. Les gens cherchent désespérément quelque chose, mais ils ne savent pas vraiment quoi. Ils n’arrivent pas à définir précisément la raison pour laquelle ils éprouvent ce sentiment aigu d’insatisfaction, qui est pourtant toujours présent, subsistant quelque part dans un recoin de leur psychisme. Dans ces conditions, bon nombre d’entre eux s’efforcent de combler ce vide - engendré par le manque de connexion - avec des voitures, des machines électroniques, des vacances. Mais, dès que l’on a obtenu quelque chose, la recherche recommence pour autre chose - un cycle sans fin de consumérisme pour nourrir une bête toujours affamée. De ce fait, il n’est pas surprenant que les recherches sur le toucher effectuées dans des cafés un peu partout dans le monde aient montré que les gens des pays moins privilégiés ont davantage de contacts physiques que ceux des pays riches. Il apparaît que le toucher joue un rôle essentiel au niveau de la santé et du bien-être mental et physique de chacun. Le toucher est la manifestation physique de la connexion. On peut éprouver un sentiment de « connexion » avec une autre personne en raison d’une certaine compréhension mutuelle, mais le toucher est la manifestation concrète de la connexion. Il crée la connexion.

C’est là, de nos jours, le rôle primordial du massage assis dans notre société. Plus les gens auront accès à un toucher aux effets bénéfiques, plus ils éprouveront un sentiment de reconnexion avec eux-mêmes. Quinze minutes d’un toucher structuré pratiqué régulièrement peuvent avoir d’énormes effets positifs. Le cerveau gauche se met alors à communiquer avec le droit, et la tète se reconnecte au corps. On établit un contact plus étroit avec soi-même et avec les autres. Il y a alors, j’en suis certain, un effet d’entraînement, et les gens se relient davantage à leur communauté, à leur société et à la planète. J’ai pu constater que les individus les plus durs s’adoucissaient en recevant un massage sincère et tendre, puis qu’ils allaient répandre cette douceur autour d’eux. Comme l’a dit Mère Teresa : « On ne peut accomplir de grandes choses sur cette terre. On peut seulement accomplir de petites choses avec un grand amour. »

C’est dans cet esprit que la chaise et la séquence qui J’accompagne ne sont rien moins que le levier qui peut soulever le monde, le véhicule qui peut fournir la force nécessaire pour changer radicalement la société dans un sens positif. La raison pour laquelle j’ose avancer une affirmation aussi spectaculaire est que la chaise et l’approche qui lui est associée constituent le moyen le plus efficace de rendre le toucher accessible au plus grand nombre. Le dilemme est le suivant : même si bon nombre de gens désirent bénéficier d’un contact physique, dans la réalité, consciemment ou inconsciemment, peu d’entre eux profitent à un rythme régulier des bienfaits d’un toucher structuré. En effet, le massage, dans sa forme la plus couramment proposée aujourd’hui, présente de nombreux inconvénients pour la majorité des gens. Il faut une grande motivation pour décrocher son téléphone et appeler un masseur. Prendre un rendez-vous, se rendre au cabinet du masseur, se déshabiller, donner une heure de son temps, être touché partout sur son corps par un inconnu et dépenser ce qui est souvent considéré comme une « somme très importante » pour la séance, tout cela demande un engagement conséquent

Extrait du livre : Le massage assis, l’art traditionnel japonais d’acupression « amma »

Auteur : Tony NEUMAN

http://www.touchline.ch

Février 2001


http://www.touchline.ch





Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling