BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter CD - Le chant des Dakinis

Même rubrique

La prière qui apaise les souffrances - Pema Wangyal Rinpoche
Vertu et Réalité - Lama Zopa Rinpoché
Ramener l’esprit en lui-même - Sogyal Rinpoché
Les huit facultés dont dispose un grand homme - Hachi-Dainingaku - Maître Dogen
Qui est votre maitre ? - Kobun Chino Roshi
Paroles de vérité pour apaiser le danger des armes - Thangtong Gyalpo
Le « cancer » de la mort - Ajahn Liem
Autres textes
Vivre le Dhamma - Ajahn Thiradhammo
L’approche de la mort dans le bouddhisme - Vénérable Parawahera Chandaratana
L’Homme et la Nature - P.A.Payutto
La nécessaire réciprocité dans la relation de soin - Frank Ostaseski
Le Non-Soi - Ajahn Chah
« Mes trois engagements de vie. » - Sa Sainteté le Dalaï Lama
La Patience - Ajahn Sumedho
Ajahn Chah

Comme un cours d’eau dormant par Ajahn Chah
Conseils à un méditant découragé par Ajahn Chah
Entraîner le cœur et l’esprit par Ajahn Chah
Ne laissez pas le singe incendier votre maison par Ajahn Chah
Notre vraie demeure par Ajahn Chah
Pourquoi sommes nous ici ? par Ajahn Chah
Voir les choses telles qu’elles sont réellement par Ajahn Chah

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Enseignements


Le maître

Par Ajahn Chah

Traduction de Jeanne Schut
http://www.dhammadelaforet.org/

125

Vous êtes votre propre maître.
Rechercher un maître n’est pas ce qui vous permettra d’arriver au bout de vos doutes.
C’est en vous que vous trouverez la vérité —
à l’intérieur de vous, pas à l’extérieur.
Se connaître soi-même est ce qu’il y a de plus important.

126

L’un de mes maîtres mangeait très vite et bruyamment.
Pourtant il nous recommandait de manger lentement et avec attention.
Je me souviens comme je le regardais avec rancune.
Je souffrais mais pas lui !
Je ne voyais que l’extérieur.
Plus tard, j’ai appris que certaines personnes conduisent très vite mais prudemment
tandis que d’autres conduisent lentement et ont de nombreux accidents.
Ne vous attachez pas aux règles ni aux formes extérieures.
Si vous regardez les autres dix pour cent du temps
et que vous vous observez vous-même quatre-vingt-dix pour cent du temps,
alors votre pratique sera correcte.

127

Il est difficile d’enseigner à des disciples :
certains comprennent mais n’ont pas envie de pratiquer,
d’autres ne comprennent pas et ne font pas l’effort de comprendre.
Je ne sais pas que faire d’eux. Pourquoi les êtres humains ont-ils un tel esprit ?
Il n’est pas bon d’être ignorant mais, même si je le leur dis, ils n’écoutent pas.
Les gens ont tant de doutes quand ils pratiquent ! Ils doutent tout le temps.
Ils veulent arriver au Nibbana mais ils ne veulent pas avancer sur la voie qui y mène.
C’est déroutant !
Quand je leur dis de méditer, ils ont peur ou, s’ils n’ont pas peur, ils s’endorment !
Disons, de manière générale, qu’ils aiment faire les choses que je n’enseigne pas …
Telle est la souffrance de l’enseignant.

128

Si nous pouvions facilement voir la vérité des enseignements du Bouddha,
nous n’aurions pas besoin de tant de maîtres.
Quand nous comprenons les enseignements, nous faisons simplement ce qu’ils conseillent.
Ce qui rend les gens si difficiles à enseigner, c’est qu’ils n’acceptent pas les enseignements.
Ils ne cessent de contrer — tant le maître que les enseignements.
Devant le maître, ils se comportent passablement
mais derrière son dos, ils sont comme des voleurs !
Il est vraiment difficile d’enseigner.

129

Je n’enseigne pas à mes disciples à vivre et à pratiquer négligemment
mais c’est ce qu’ils font dès que j’ai le dos tourné.
Quand un policier est présent, les voleurs se tiennent bien.
Quand il demande s’il y a des voleurs dans les parages,
ils répondent, bien évidemment, qu’il n’y en a pas, qu’ils n’en ont jamais vu.
Mais dès que le policier s’en va, les voilà qui recommencent à voler.
C’était déjà comme cela même au temps du Bouddha.
Alors occupez-vous de vous-même
et ne vous préoccupez pas de ce que font les autres.

130

Un véritable maître n’enseigne qu’une seule chose :
la difficile pratique qui consiste à renoncer,
à lâcher le soi.
Quoi qu’il arrive, n’abandonnez pas votre maître.
Laissez-le vous guider
car il est aisé d’oublier la Voie.

131

Même les doutes que vous nourrissez à l’égard de votre maître peuvent vous aider.
Prenez de votre maître ce qui est bon
et soyez clairement conscient de votre pratique.
Il n’y a que vous qui pourrez percevoir et développer la sagesse.

132

Ne vous contentez pas de croire un maître qui vous dit qu’un fruit est délicieux.
Goûtez-le vous-même !
Alors, tous les doutes disparaîtront.

133

Les maîtres sont ceux qui montrent la direction de la Voie.
Après les avoir écoutés,
que nous suivions cette Voie
en pratiquant et en cueillant les fruits de la pratique
ou que nous ne la suivions pas
est notre affaire.

134

Parfois il est difficile d’enseigner.
Les gens traitent leur enseignant comme une poubelle
dans laquelle ils jettent leurs frustrations et leurs problèmes.
Plus on a de disciples, plus le problème de l’enlèvement des déchets est grand !
Mais enseigner est aussi une merveilleuse manière de pratiquer le Dhamma :
ceux qui enseignent grandissent en patience et en compréhension.

135

Un maître ne peut pas vraiment résoudre nos difficultés.
Il n’est qu’une source d’inspiration qui nous aide à étudier la Voie ;
il ne peut pas la clarifier pour nous.
En fait, ce qu’il dit n’a pas vraiment d’importance.
Le Bouddha n’a jamais loué la croyance en un autre —
c’est en nous que nous devons croire.
C’est difficile, certes, mais c’est ainsi. Vraiment.
Tant que notre regard sera tourné vers l’extérieur,
nous ne verrons jamais vraiment les choses.
Nous devons nous décider à pratiquer vraiment.
Les doutes ne disparaissent pas quand on pose des questions aux autres
mais ils disparaissent quand on pratique sans cesse.

Extraits des Enseignements d’Ajahn Chah

Traduction française de Jeanne Schut
Titre original anglais : No Ajahn Chah
http://www.dhammadelaforet.org/

Un jour, quelqu’un qui venait pour la première fois au monastère Wat Nong Pah Pong, le monastère d’Ajahn Chah en Thaïlande, a demandé à Ajahn Chah qui était Ajahn Chah.
Prenant conscience du niveau de développement spirituel de la personne, Ajahn Chah s’est lui-même montré du doigt et a répondu : « C’est moi. Je suis Ajahn Chah. »
A une autre occasion, quelqu’un d’autre lui a posé la même question. Par contre, cette fois, voyant la capacité de son interlocuteur à comprendre le Dhamma, Ajahn Chah répondit : « Ajahn Chah ? Il n’y a pas d’Ajahn Chah. »

Le Dhamma de la Forêt


http://www.dhammadelaforet.org/





Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling