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> Bouddhisme > Enseignements


Le boudhisme, les refuges et les préceptes

Par Ajahn Khemasiri

17 avril 2004

Très souvent, en Occident, quand les gens parlent de Bouddhisme, ils s’imaginent que cela signifie s’asseoir devant l’image ou la statue d’un Bouddha serein et puis fermer les yeux et se tourner vers une espèce de monde intérieur. Il est certain qu’il y a là une part de vérité car une grande partie des enseignements bouddhistes tourne autour de la pratique de la méditation. Cependant il est également important d’avoir connaissance des enseignements donnés par le Bouddha ainsi que de certaines conditions importantes qui précèdent l’approche méthodique de la méditation Ainsi un pratiquant du Bouddhisme doit avant tout connaître ce que l’on appelle "les Refuges" et "les Préceptes".

1. Les Trois Refuges

Un refuge peut être intérieur ou extérieur. C’est un lieu ou un espace qui permet de développer le calme et la vision pénétrante. Sur le plan extérieur, il y a trois Refuges dans les enseignements bouddhistes : le Bouddha, le Dhamma et le Sangha. On peut les voir comme des choses extérieures : le Bouddha historique qui vécut il y a 2500 ans ; le Dhamma ou "Enseignements" donnés par le Bouddha sur la véritable nature des choses ; et le Sangha ou "Communauté des moines et nonnes bouddhistes" que l’on l’appelle aussi la "Quadruple Assemblée" car, au sens large, il se compose non seulement des moines et des nonnes mais aussi des hommes et des femmes laïcs qui suivent les enseignements du Bouddha.

On peut également comprendre ces "Refuges" sur le plan intérieur. Dans ce cas le mot "Bouddha" signifie "savoir, connaître". Il ne s’agit pas d’un savoir intellectuel même si nous devons développer nos facultés cognitives pour comprendre la voie proposée par le Bouddha. Ce mot recouvre également la connaissance acquise grâce à la méditation. Dans tous les cas, il se réfère à cette perception très immédiate des choses qui se passent dans notre coeur et notre esprit à chaque instant, perception qui dépasse les pensées, les émotions et tout ce qui pourrait nous distraire de l’observation connaissante des phénomènes. Une expression souvent utilisée à ce propos c’est "voir ou connaître les choses telles qu’elles sont". On dit que c’est la connaissance de Bouddha, ce que Bouddho en nous connaît ou ce que le Bouddha historique a pu connaître. Donc la seule différence entre un Bouddha et nous, qui n’avons pas encore atteint l’état de bouddhéïté, c’est qu’un Bouddha vit dans cette état de connaissance en permanence, en continu, tandis que nous avons parfois des flashs, des aperçus de cette connaissance dans notre méditation ou dans la vie et puis nous retombons dans un état communément appelé l’état d’ignorance. Nous ne sommes pas complètement conscients, d’où nous sommes, de ce qui se passe en nous, nous vivons dans la confusion et le doute ou complètement submergés par les émotions qui nous agitent. Dans ce sens là, nous prenons Refuge dans le Bouddha intérieur appelé aussi "sagesse intérieure", qualité que nous possédons tous à un degré ou un autre … Quand nous abordons une session de méditation, nous devons rendre hommage à cette qualité intérieure. Et en prenant Refuge, nous confirmons en réalité cette qualité intérieure qui est nôtre.

Le second Refuge intérieur outre le sens premier du mot Dhamma - les enseignements du Bouddha - signifie aussi "la vérité" et parfois simplement "la nature" dans ce sens que, si nous développons vraiment par la méditation un esprit clair et établi dans la connaissance, nous comprenons la véritable "nature" des choses, de la réalité.

Dans les enseignements bouddhistes on dit que la nature a trois caractéristiques que l’on appelle aussi les "Trois caractéristiques de l’existence" : anicca, dukkha et anattâ en Pâli. Traduit à un premier niveau, anicca représente la loi d’impermanence, ce que l’on peut observer autour de soi dans les changements qui s’opèrent dans la nature, dans les saisons, par exemple comment les fleurs poussent et puis meurent et pourrissent. Mais quand on applique la caractéristique d’ anicca à notre monde intérieur, on y trouve un sens plus profond. Même chose pour la seconde caractéristique, dukkha : à un premier niveau il s’agit de la souffrance. Quand les gens entendent ce mot, ils se disent que le Bouddhisme a une approche très pessimiste de la vie. Mais les enseignements bouddhistes ne disent pas que tout est souffrance ; ils disent que tout est souffrance si nous ne comprenons pas correctement nos mécanismes intérieurs. Ils disent aussi que nous avons la capacité de changer notre attitude, d’avoir une autre relation à notre expérience intérieure et par conséquent au monde extérieur. Alors, quand nous réalisons la vérité de la souffrance, nous sommes en mesure de dire que nous sommes réellement libérés de la souffrance.

Ceci est le coeur et le but même de l’enseignement du Bouddha. Un de ses discours les plus brefs dit ceci : "Je n’enseigne que deux choses : la souffrance et la cessation de la souffrance". Voilà quelque chose dont nous devons nous souvenir quand nous prenons le second Refuge.

Le troisième Refuge est dans le Sangha, c’est-à-dire la "Communauté". Il est très important, je crois, de prendre conscience qu’il s’agit là d’une communauté composée de véritables êtres humains, de moines et de nonnes engagés sur la voie proposée par le Bouddha. Nous pouvons aussi étendre cette définition du Sangha aux personnes qui partagent ces intérêts, qui pratiquent la méditation et suivent la même voie. En particulier quand on ne vit pas à proximité d’un "vrai" Sangha, on peut se connecter intérieurement à ces amis spirituels. On crée ainsi un lien, non seulement avec ces autres pratiquants mais aussi avec tous les méditants qui ont vécu depuis l’époque du Bouddha. Là est notre Refuge. Nous pouvons renforcer ce lien en lisant des livres sur les grands maîtres qui ont réalisé la vérité dans leur vie. Grâce à ce lien nous pouvons développer une force intérieure qui nous aidera dans les moments de doutes, de dépression ou de manque de confiance en nous. Il nous rappellera que nous avons tous, en tant qu’êtres humains, la potentialité de réaliser l’Eveil total. Tous ceux qui sont passés par là avant nous ont préparé le terrain et démontré que cela était possible, que l’Eveil n’est pas un idéal élevé mais quelque chose que nous pouvons réellement vivre. Nous pouvons transformer notre coeur et notre esprit.

2. Les cinq Préceptes

Quand une personne souhaite s’engager officiellement sur la voie du Bouddhisme, elle "prend refuge" au cours d’une petite cérémonie qui inclut un engagement à Sîla qui concerne certains Préceptes de moralité. Les moines et les nonnes ont beaucoup de ces préceptes à respecter et il 4 / 20 faudrait des jours pour en parler mais pour les laïcs, il n’y a que cinq préceptes de base. Ce sont des engagements de valeur morale, communs à la plupart des religions ou voies spirituelles. Parfois les mots sont différents mais les valeurs derrière les mots sont universelles. Dans l’enseignement bouddhiste il est dit que sîla - la moralité - est le fondement de la pratique. Sans fondations solides on ne peut pas construire une maison qui durera, n’est-ce pas ? Tout ce que l’on empilera sur une structure qui n’aura pas de bases fermes sera susceptible de s’écrouler sous l’effet des éléments naturels. C’est pourquoi, dès le début de la pratique de la méditation, il faut avoir ces Préceptes clairement présents à l’esprit. Au cours d’une journée de méditation collective, il est également bon de les connaître ou de se les rappeler car ils vont constituer un tissu qui va nous relier les uns aux autres et nous unir dans la pratique.

Le premier Précepte est un engagement à ne pas faire de mal à autrui. Par exemple, si aujourd’hui vous passez par des états de colère, liés ou pas à la pratique de la méditation, en vous engageant à ne pas faire de mal à autrui, vous ne vous laisserez pas aller à vos impulsions de colère et risquer ainsi de détruire l’harmonie du groupe - ou pire de tuer quelqu’un ! Vous aurez peut-être une terrible envie de tuer quelqu’un - c’est déjà arrivé ! - mais comme vous vous serez consciemment engagé à tenir ce précepte non seulement vous ne tuerez personne mais vous aurez une excellente occasion de travailler sur cette énorme vague d’énergie qu’est la colère. Ainsi ce fondement moral de ne nuire à personne va plus loin : il donne l’occasion de développer la sagesse intérieure, la vision claire des choses. Ainsi quand un problème émotionnel apparaît, au lieu de serrer les dents pour contrôler la situation, nous utilisons tout ce qui se passe dans le coeur et dans l’esprit et la voie ouverte par les Préceptes nous guide vers une réflexion intérieure et une occasion de comprendre la véritable nature de nos émotions.

Le second Précepte est un engagement à ne pas prendre ce qui ne nous a pas été offert. Plus précisément nous nous engageons à "faire de notre mieux pour ne pas prendre ce qui ne nous a pas été offert". Autrement dit il s’agit d’une forme d’entraînement : je vais apprendre à ne pas faire ceci ou cela. Notons au passage que ce précepte est présenté sur un mode négatif. Sur le plan pratique il est certainement fondé car l’impulsion, l’envie de prendre ou de posséder quelque chose qui nous attire, existe bel et bien. Mais on peut aussi considérer ce précepte sous un aspect positif qui est le développement de la générosité. Dans ce cas, au lieu de nous limiter à ne pas prendre ce qui n’est pas offert, nous pouvons utiliser ce précepte pour développer un coeur généreux et ouvert. Il ne s’agira pas forcément d’offrir des choses matérielles. Dans la tradition bouddhiste il est normal de donner aux moines et aux nonnes de quoi vivre mais l’esprit de ce précepte est aussi, et peut-être même davantage, d’encourager à offrir ce qui n’est pas du domaine matériel. En effet un coeur généreux est moins centré sur lui-même et son petit moi car il est capable de s’ouvrir dans l’intérêt des autres - il peut s’agir d’un geste de soutien moral ou d’aide à autrui sous une forme ou une autre. Ainsi nous voyons les deux aspects de ce précepte : celui qui consiste à ne pas faire et celui qui consiste à être.

Le troisième Précepte est un engagement à ne pas avoir de relations sexuelles ou de contacts sensoriels déplacés. Dans le contexte d’une retraite, cela signifie bien sûr ne pas avoir de relations sexuelles mais aussi éviter la coquetterie et le flirt. Il est possible que des sentiments ou des désirs de ce type apparaissent mais, comme nous l’avons dit pour la colère, vous pouvez utiliser les circonstances de cette retraite pour observer ces énergies et mieux vous connaître. Le fait de renoncer à laisser apparaître ce type de désirs vous forcera à comprendre le mécanisme même de leur apparition et la force qu’ils peuvent avoir - au lieu de simplement suivre l’impulsion comme vous le feriez en d’autres circonstances.

Dans la vie quotidienne, le quatrième Précepte n’est évidemment pas un engagement à garder le silence mais à développer "la parole juste". Nous apprenons à nous exprimer uniquement pour améliorer un état de bien-être intérieur, chez nous comme chez les autres. A nouveau ce sera l’occasion d’être en contact avec nous-mêmes, observer l’envie de parler sous l’impulsion d’un sentiment de colère, de peur ou d’angoisse. Le simple fait de se rappeler que nous nous sommes engagés à "la parole juste" peut nous aider à nous retenir de parler sous l’impulsion d’une réaction vive. Nous serons en mesure d’attendre un peu, de commencer par ressentir la force de l’impulsion qui nous pousse à parler. Nous gagnerons ainsi un peu d’espace au niveau mental et au niveau émotionnel. Nous pourrons nous demander : "Est-ce vraiment le bon moment pour parler ou agir ? Peut-être devrais-je attendre un peu parce que, quand je parle ou agis impulsivement, il arrive que cela fasse de la peine aux autres." N’oublions pas que, à l’instant même où nous faisons du mal aux autres, nous nous faisons du mal à nous-mêmes. A chaque fois que nous réagissons aveuglément, nous renforçons cette vieille habitude, ce vieux schéma comportemental qui consiste à suivre nos impulsions sans réfléchir. C’est là une expression de l’ignorance. Donc là encore deux aspects : d’un côté, apprendre à s’exprimer positivement et, de l’autre, se retenir de dire des choses qui vont blesser les autres.

Le cinquième Précepte concerne l’usage de substances qui perturbent la clarté du coeur et du mental comme l’alcool, le tabac et toutes les formes de drogues. Il paraît que c’est là un sujet délicat en France parce que les Français aiment bien le vin ! Par contre, vous pourrez toujours y réfléchir et voir s’il vous est possible d’appliquer ce précepte dans votre vie parce que c’est un aspect très important du travail sur le mental. Nous n’allons pas développer davantage ce thème pour l’instant. Vous avez déjà un aperçu de ce que sont les Cinq Préceptes éthiques auxquels s’engagent ceux qui suivent la voie du Bouddhisme. C’est le minimum requis pour que la base de la pratique soit solide. Je dois encore mentionner trois autres points qui s’appliquent aux situations particulières comme les retraites ou les séjours en monastère.

- Le premier consiste à ne plus manger de nourriture solide après le repas de midi - le but est d’être léger et libéré du souci de la cuisine et de la nourriture.

- Le second consiste à ne pas chercher à se distraire d’une manière ou d’une autre : musique, télévision, cinéma, spectacles … C’est une chose à laquelle il faut réfléchir si on veut réellement mener une vie spirituelle.

- La dernière recommandation concerne notre attitude par rapport au sommeil. Souvent au cours de retraites, on constate que les gens essaient d’échapper à ce qui leur arrive en dormant beaucoup car le sommeil est une échappatoire idéale. Il va donc falloir déterminer de combien de sommeil nous avons réellement besoin au lieu de nous laisser aller à l’envie de perdre la conscience du temps - car s’endormir est une façon d’abandonner les difficultés qui se présentent à l’état de veille.

Vous avez là une présentation très concentrée de sîla , les Préceptes fondamentaux de moralité. Comme je l’ai déjà dit, il est également important de rester en connexion avec ceux, monastiques et laïcs, qui ont suivi avant nous la voie bouddhiste. Enfin il est important d’être clairs par rapport à la direction que nous donnons à notre pratique. En d’autres termes : quel est notre moteur ? Qu’est-ce qui nous motive sur cette voie ? Notre motivation est peut-être basée sur la satisfaction de l’ego : "Méditer me fait du bien, me donne l’impression d’être calme et détendu. Il est agréable d’aller dans des lieux comme celui-ci où je peux rencontrer des personnes qui partagent mes intérêts. Et puis les enseignements m’inspirent parce que je veux vraiment atteindre l’éveil …" Bien entendu, il n’y a pas de mal à vouloir réaliser l’éveil, c’est plutôt un désir bénéfique. Il y a un terme en Pâli qui évoque ce désir, c’est dhamma chanda . Chanda signifie le désir - par exemple kamma chanda signifie désir des sens, tandis que dhamma chanda c’est le désir que nous avons de réaliser le Dhamma. Mais si ce désir a pour moteur une réalisation personnelle, pour que l’on se sente bien et heureux le restant de ses jours, cette motivation sera elle-même un obstacle au véritable éveil. Il est donc essentiel que notre motivation soit plus vaste, que nous souhaitions aussi que notre éveil profite à tous les êtres vivants.

Il ne s’agit pas non plus de tomber dans l’extrême inverse et de ne pratiquer que pour aider les autres à atteindre l’éveil en se désintéressant de son propre sort. Dans notre tradition ce n’est pas comme cela que nous interprétons l’altruisme : le désir d’éveil doit nous inclure aussi. D’ailleurs quand toute forme d’égoïsme est éteinte en nous, nous constatons que nous pouvons réellement aider les autres de manière tout à fait naturelle. Par contre, il n’est pas nécessaire d’attendre d’être complètement libérés et éveillés pour nous ouvrir aux autres. Dès à présent même si nos facultés sont encore limitées, nous pouvons pratiquer pour nous-mêmes et pour tous les êtres - c’est une très bonne motivation qui nous guidera. Dès lors le point de départ de notre chemin spirituel est complètement différent. Au lieu de ne nous intéresser qu’à nous et à notre réalisation personnelle, nous sommes beaucoup plus ouverts. D’ailleurs, même si nous ne le constatons pas immédiatement en profondeur, il est aisé de comprendre intellectuellement que ne s’intéresser qu’à soi est une illusion et une erreur. Une de nos tâches en méditation sera donc de réaliser cela plus en profondeur et de le développer. D’abord nous prendrons conscience de l’endroit où se situe l’origine de toutes les différentes expressions d’égoïsme en nous et puis nous apprendrons à les lâcher, à les abandonner. C’est là tout le sens de notre pratique.

Encore une chose pour bien établir l’attitude juste dès le départ : il s’agit du pardon. Quand on commence à méditer, même pour une heure seulement, il est important de ne pas emporter avec soi trop de bagages. Donc au début de la méditation, très rapidement, nous pouvons nous demander : "Dans les dernières 24 heures, qu’est-ce que j’ai fait, dit ou pensé que je regrette en cet instant ?" Simplement prendre conscience du sentiment. Peut-être aurez-vous un peu mal, un instant de regret et puis quand vous serez prêt à le lâcher, lâchez-le ! C’est un très bon point de départ à condition de ne pas se laisser emporter par des sentiments inutiles et compliqués de culpabilité ou des dialogues intérieurs critiques sur ce qui s’est passé. Lorsque le ménage est fait, il y a de la place pour pratiquer la méditation et ses exercices plus formels.

Ajahn Khemasiri

Abbé du monastère Dhammapala en Suisse Allemande. Ajahn Khemasiri appartient à l’École des Moines de la Forêt, de la Tradition Theravâda. Son premier contact avec le bouddhisme en 1977 fut à travers la Tradition Tibétaine. Mais en 1978 il rencontra, en Angleterre, Ajahn Chah et Ajahn Sumedho, deux Maîtres Theravâda de l’École des Moines de la Forêt et commença alors les premières retraites et séjours dans les monastères. En 1984, il entra comme novice au Monastère d’Amaravati au nord de Londres et c’est en 1986 à Chitthurst, qu’il reçut l’ordination de Bhikkhu. De 1995 à 1999 séjours en Thaïlande et en Birmanie : période de pratique individuelle intensive dans différents monastères et ermitages. Depuis 2000, il réside au Monastère Dhammapala en Suisse, dont il vient de prendre la direction.

Le Refuge
370 chemin Fontaine de Fabrègues
13510 Eguilles
Tél. : 04 42 92 60 39


http://www.refugebouddhique.com/





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