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Le Tipi Taka (les trois Corbeilles) ou Canon Paali

Il n’existe à proprement parler aucun Canon en tant que groupe d’Écritures “révélées” et reconnues officiellement par une quelconque Église bouddhique

Par Michel Henri Dufour

Il n’existe à proprement parler aucun Canon en tant que groupe d’Écritures “révélées” et reconnues officiellement par une quelconque Église bouddhique. L’ensemble des textes considérés comme canoniques, le Tipi.taka, constitue le fondement du bouddhisme ancien.

Les Enseignements du Bouddha ont été enregistrés et préservés dans des langues telles que le paali, le sanskrit, le chinois ou le tibétain, les versions conservées en paali étant considérées comme les plus anciennes. Selon la tradition Theravaada, c’est cette dernière langue, ou tout au moins un idiome proche, qui fut employée pour réciter les textes doctrinaux lors des trois premiers sangaayana (assemblées de la Communauté monastique ou “Conciles”), rassemblant les moines bouddhistes, le tout premier ayant eu lieu trois mois après la disparition du Bouddha.

Le Tipi.taka représente un volume de plus de dix fois la Bible (il est vrai avec de nombreuses répétitions à but didactique) et se subdivise en :

Suttapi.taka (cinq Collections, nikaaya)

Cette partie contient principalement les Sutta délivrés par le Bouddha à la Sa“ngha monastique et aux laïcs en diverses occasions. Y sont incorporés quelques discours prononcés par des disciples éminents (Saariputta, AAnanda, Moggallaana) et approuvés par le Bouddha.

Le Suttapi.taka peut être comparé à un livre de prescriptions, une des caractéristiques fondamentales du Dhamma eétant en effet son idiosyncrasie. Les sermons étaient exposés en tenant compte des circonstances et en accord avec les caractéristiques psychologiques des personnes concernées. Tout ce qui a été enseigné par le Bouddha l’a été en fonction d’une occasion ayant provoqué le sermon et toujours en référence à des personnes, des lieux, des états mentaux, etc. Les contradictions entre certains textes ne sont qu’apparentes puisque les sermons ont été prononcés par le Bouddha pour répondre efficacement à des conditions déterminées. Par exemple, confronté à la même question, il pouvait demeurer silencieux devant quelqu’un de stupidement curieux ou donner un exposé détaillé à un chercheur sincère, ou encore répondre par une contre-question.

Il est également important de noter que le Bouddha a exposé tout ce qui est nécessaire à la délivrance, il ne fait pas partie de ces maîtres qui « cachent quelque chose dans leur poing serré ». D’où parfois le silence du Bouddha sur des questions non pertinentes pour parvenir au but recherché.

Vinayapi.taka (trois principales sections)

Il traite tout spécialement des règles et de la discipline des moines, bhikkhu, et nonnes, bhikkhunii.

Pendant près de vingt ans après l’Éveil du Bouddha, les disciples étant spirituellement très évolués, aucune règle définie ne fut édictée, le besoin ne s’en faisant pas sentir. Plus tard, en fonction des circonstances, le Bouddha promulgua des règles. Les raisons de ces promulgations, leurs diverses implications et les cérémonies spécifiques à la Sa“ngha, sont largement décrites dans le Vinaya. S’y trouvent également l’histoire du développement de l’Enseignement depuis son début, une brève relation de la vie et du “ministère” du Bouddha et des détails sur les trois premiers Conciles, sa“ngiiti.

Indirectement il donne de nombreuses informations sur l’histoire ancienne de l’Inde, ses coutumes, ses arts et ses sciences.

Le Vinaya brosse un tableau impressionnant de la constitution démocratique de la Sa“ngha, de la gestion communautaire des biens, de l’exceptionnelle qualité morale des moines et nonnes et des incomparables talents administratifs du Bouddha.

Abhidhammapi.taka (sept traités)

Il contient les aspects philosophiques et psychologiques de l’Enseignement et fut majoritairement exposé par Saariputta, l’un des disciples prééminents du Bouddha. Selon certains érudits, l’Abhidhamma n’est pas un Enseignement du Bouddha mais une élaboration ultérieure de moines scolastiques ; la tradition attribue cependant au Bouddha lui-même le noyau de l’Abhidhamma.

Toute cette littérature a suscité, au fil des siècles, de nombreux commentaires et sous-commentaires formant un corpus énorme, cet ensemble n’étant néanmoins pas considéré comme “buddha vacana”, la Parole du Bouddha.

L’attitude correcte à adopter envers le Canon Paali, et les textes bouddhiques en général, est présentée ainsi par Ajahn Sumedho, Maître spirituel du monastère Amaraavatii en Angleterre :

« Ces textes ne sont pas à considérer comme étant des “Écritures Saintes” nous prescrivant ce qu’il faut croire. On doit les lire, les écouter, y réfléchir, les contempler et, grâce à elles, examiner, étudier la réalité présente, l’expérience présente. Alors, et alors seulement, pourrons-nous connaître profondément la vérité au-delà des mots. »

source : Samsâra



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c/o Michel Henri Dufour, 22 rue de la Grange Aubel, 71000 SANCÉ -
Tél. : 03 85 20 14 42


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