v. 2.2 (1998/2002)
par Gabriel “Jîvasattha” Bittar, Dr en Sciences
chargé d’enseignement de phylogénétique aux Universités de Genève et Lausanne
intervenant à l’Université Bouddhique Européenne, Paris
cofondateur du Buddhâyatana
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buddhayatana@kin.net.au
A’niccâ vata san’khârâ
Copyright © 1998-2002 Gabriel Bittar
1. Le témoignage de Sunîta
2. Le Buddha, un pionnier des “droits de l’homme”
3. Les droits découlent des devoirs
4. L’espèce humaine n’a pas l’exclusivité des droits
Candâla Sutta (“Sermon sur le Sauvage”), Anguttara-Nikâya V.175, Sutta-Pitaka.
Au temps du Buddha (et c’est toujours le cas actuellement), il y avait socialement pire qu’être membre de la caste la plus basse, il y avait les hors-castes, ou candâla, littéralement les “sauvages”, considérés comme carrément “intouchables”. Pourtant, indifférents à tous les préjugés sociaux ou raciaux, dans un court enseignement le Buddha exprime ce qu’est pour lui un vrai sauvage, et à l’opposé un véritable disciple de son enseignement.
“Un vrai sauvage se reconnaît par cinq défauts. Il ne comprend pas et ne sait pas être déterminé. Il ne pratique pas les vertus. Il se complaît dans les superstitions de toutes sortes, recherchant la magie et les envoûtements. Et il croit en ceux-ci, au lieu de reconnaître les relations psychologiques et physiques de causes à effets. Il préfère flatter de ses dons ceux qui ne le méritent pas, plutôt que d’aider par ses dons les membres de la Congrégation.
Un vrai adepte se reconnaît au contraire par les cinq qualités opposées. Il comprend et sait être déterminé. Il pratique les vertus. Il ne se reconnaît pas dans les superstitions de toutes sortes, il ne croit pas en la magie et aux envoûtements. Et s’il ne croit pas en ceux-ci, il sait par contre reconnaître les relations psychologiques et physiques de causes à effets. Enfin, plutôt que de flatter de ses dons ceux qui ne le méritent pas, il aide par ses dons les membres de la Congrégation.”
Sommaire
1. Le témoignage de Sunîta
2. Le Buddha, un pionnier des “droits de l’homme”
3. Les droits découlent des devoirs
4. L’espèce humaine n’a pas l’exclusivité des droits
Copyright © 1998-2002 Gabriel Bittar