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Ajahn Chah

Le Non-Soi par Ajahn Chah
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> Bouddhisme > Enseignements


Le Non-Soi

Par Ajahn Chah

93. Une vieille dame très pieuse arriva un jour en pèlerinage à Wat Pah Pong depuis sa province
voisine. Elle dit à Ajahn Chah qu’elle ne pourrait pas rester longtemps car elle devait rentrer
s’occuper de ses petits-enfants et, comme elle était âgée, elle demanda s’il pouvait lui donner
un bref enseignement sur le Dhamma. Ajahn Chah lui répondit avec virulence : « Écoutez donc !
Il n’y a personne ici — que ça ! Pas de propriétaire : personne qui soit vieux, qui soit jeune, qui
soit bon ou mauvais, faible ou fort. Juste ça et c’est tout — différents éléments de la nature qui
suivent leur cours, tous vides. Personne qui est né et personne pour mourir ! Ceux qui parlent de
naissance et de mort parlent le langage des enfants ignorants. Dans le langage du coeur, du
Dhamma, il n’existe rien de tel que la naissance ou la mort. »

94. Le véritable fondement de l’enseignement est de voir le soi comme étant vide. Mais les gens
viennent étudier le Dhamma pour faire grandir leur image d’eux-mêmes, ils ne veulent donc pas
faire l’expérience de la souffrance ou de la difficulté. Ils veulent que tout soit agréable. Peut être
veulent-ils transcender la souffrance, mais, tant qu’il y a un soi, comment peuvent-ils s’y
prendre ?

95. C’est tellement facile une fois que l’on a compris. Si simple et si direct ! Quand des choses
agréables se présentent, comprenez qu’elles sont vides. Quand des choses désagréables se
présentent, voyez qu’elles ne vous appartiennent pas ; elles passent. Ne vous liez pas à elles
comme si elles étaient vous, ne vous voyez pas comme les possédant. Si vous pensez que ce
papayer est à vous, pourquoi n’êtes-vous pas blessé quand on le coupe ? Si vous pouvez
comprendre cela, vous êtes sur la bonne voie, la voie de l’enseignement du Bouddha, de
l’enseignement qui mène à la Libération.

96. Les gens n’étudient pas ce qui est au-delà du bien et du mal. C’est pourtant cela qu’il
faudrait étudier. Ils disent : « Je vais être comme ceci, je vais être comme cela. » Mais jamais ils
ne disent : « Je ne vais rien être du tout parce qu’en réalité il n’y a pas de ‘je’. » Cela, ils ne
l’étudient pas.

97. Une fois que vous comprenez le non-soi, le fardeau de la vie disparaît. Vous êtes en paix avec
le monde. Quand on voit au-delà du soi, on n’est plus attaché au bonheur et on peut être
vraiment heureux. Apprenez à lâcher prise sans lutter, simplement lâcher prise, pour être
exactement comme vous êtes — sans saisie, sans attachement, libre.

98. Tous les corps se composent des quatre éléments : la terre, l’eau, l’air et le feu. Quand ces
éléments sont réunis pour former un corps, nous disons que c’est un corps masculin ou féminin ;
nous lui attribuons un nom pour l’identifier plus facilement. Mais en réalité il n’y a personne :
seulement de la terre, de l’eau, de l’air et du feu. Ne vous enthousiasmez pas pour un corps, ne
soyez pas orgueilleux d’un corps. Si vous y regardez de près, vous n’y trouverez personne.

Réalisé et offert pour une distribution gratuite par
Le Refuge
370, Chemin de la Fontaine de Fabrègues
13510 EGUILLES
Tél/fax : 04 42 92 45 28
Courriel : refugebouddhique@orange.fr
www.refugebouddhique.com

Le Refuge
370, Chemin Fontaine de Fabrègues
13510 Eguilles
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http://www.refugebouddhique.com/





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