v. 2.2 (1998/2002)
par Gabriel “Jîvasattha” Bittar, Dr en Sciences
chargé d’enseignement de phylogénétique aux Universités de Genève et Lausanne
intervenant à l’Université Bouddhique Européenne, Paris
cofondateur du Buddhâyatana
PO box 281, American River, Kangaroo Island, South Australia 5221
http://www.buddhayatana.org ;
buddhayatana@kin.net.au
A’niccâ vata san’khârâ
Copyright © 1998-2002 Gabriel Bittar
1. Le témoignage de Sunîta
2. Le Buddha, un pionnier des “droits de l’homme”
3. Les droits découlent des devoirs
4. L’espèce humaine n’a pas l’exclusivité des droits
Aggi Sutta (“Sermon sur les Feux”, Anguttara-Nikâya, Sattaka-Nipâta, Vagga VI [IV, 41-46 PTS])
Le Buddha est pris à partie par un religieux s’apprêtant à commettre un holocauste, c’est-à-dire un gigantesque sacrifice, au cours duquel 1500 bovins et 1000 ovins devaient être immolés. Tout d’abord, le Buddha refuse d’entrer dans la controverse, se contentant de constater le fait, car il ne souhaite pas participer à une discussion dont l’esprit, en définitive, est mondain et strictement polémique ! Le religieux en déduit alors que le Buddha l’approuve. Voyant cela, Ânanda (le plus proche disciple du Buddha) lui fait remarquer que ce n’est pas avec des questions orientées et clairement destinées à la joute oratoire qu’il obtiendra une réponse du Tathâgata ; qu’il questionne sincèrement et simplement le Bienheureux, et celui-ci lui répondra.
Le religieux, qui était somme toute un brave homme, fourvoyé dans des vues erronées mais à l’esprit sincère, change alors de ton, et conséquemment le Buddha lui répond. Il dénonce fermement les sacrifices d’animaux et la pratique des “feux” malsains de l’avidité, de la haine et de l’illusion, qui tous entraînent le mal et la violence à l’égard des êtres vivants, et il loue les “feux” purs, sources de bien-être.
Convaincu, le religieux, qui sans doute n’attendait que cela, décide de renoncer à ses sacrifices sanglants, et de libérer son troupeau d’animaux, s’exprimant avec la force poétique de l’émotion heureuse et sereine :
“Je rends à la liberté tous mes animaux, je leur laisse la vie. Qu’ils mangent librement de l’herbe, qu’ils boivent librement l’eau fraîche, qu’ils jouissent de la douceur du vent soufflant sur leur corps.”
Sommaire
1. Le témoignage de Sunîta
2. Le Buddha, un pionnier des “droits de l’homme”
3. Les droits découlent des devoirs
4. L’espèce humaine n’a pas l’exclusivité des droits
Copyright © 1998-2002 Gabriel Bittar