BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter CD - Le chant des Dakinis

Même rubrique

Ce que j’ai appris en recueillant l’Autobiographie spirituelle du Dalaï-lama - Sofia Stril-Rever
Le bouddhisme et l’expérience mystique - Paul Magnin
Les douze principes du bouddhisme - Linhson
Les vingt huit Bouddhas -
Bouddhisme aux multiples facettes - Daniel Milles
L’avenir du bouddhisme - Sogyal Rinpoché
Le Shingon, bouddhisme tantrique du japon - Thierry Mollandin
Autres textes
Travaillé au corps sur le chemin de la profondeur - Père Benoit Billot
Les six règles de concorde - Vénérable Thich Huyen-Vi
What Is Contemplation ? - Ajahn Chah
Economie solidaire et tiers secteur - Jean-Louis Lavillle
Reconnaître les compétences du maître - Sa Sainteté le Dalaï Lama
Face à la douleur - Ajahn Mahā Boowa
RAIHAI TOKUZUI - Maitre Dogen
Sofia Stril-Rever

"L’autobiographie spirituelle" du Dalaï-lama recueillie par Sofia Stril-Rever ou le bilan de 50 ans d’exil par Sofia Stril-Rever
Aller à Lhassa, oui, mais certainement pas en otage de la Chine par Sofia Stril-Rever
Aniruddha, vingt-deuxième et actuel roi-kalkin de Shambhala par Sofia Stril-Rever
Danses tibétaines interdites à Katmandou par les Chinois par Sofia Stril-Rever
De coeur à coeur avec Jetsun Pema par Sofia Stril-Rever
De coeur à coeur avec soeur Emmanuelle par Sofia Stril-Rever
Dilgo Khyentsé Rinpotché, une montagne immuable par Sofia Stril-Rever

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Découverte


Lamrim, quand le Bouddha nous parle de nous

Par Sofia Stril-Rever

Du 30 novembre au 15 décembre 2012, le Dalaï-lama va transmettre en Inde du Sud le LAMRIM ou « la Voie graduée vers l’Eveil », un texte où le Bouddha nous parle de nous. En préliminaire à ces enseignements, dans son monastère proche de Paris, Sungjang Rinpoché exposera les premières étapes de la Voie vers l’Eveil. Et avec Sungjang Rinpoché, nous entrons dans la dimension de la transmission ininterrompue des paroles du Bouddha, puisque sa lignée nous relie à Je Tsong-Khapa, auteur du Lamrim. Bouddhisme Actualités a rencontré Sofia Stril-Rever, qui l’aide à développer son monastère.

Préserver les lignées des maîtres spirituels tibétains est l’un des objectifs qu’a poursuivi le Dalaï-lama, depuis que le Tibet est soumis à une politique délibérée et systématique de destruction de son patrimoine religieux. C’est ainsi qu’il a notamment recherché la réincarnation de Ngawang Drakpa, disciple de cœur de Je Tsong Khapa, le fondateur de l’école Glugpa. Par divination, en 1992, il discerna le nom du 4ème détenteur de cette lignée ainsi que les noms de ses parents et de son village, au Tibet oriental. Suivant ses instructions, une délégation se rendit secrètement près de Ngawa, dans la province chinoise du Sichuan. Les émissaires du Dalaï-lama retrouvèrent les parents qui portaient les patronymes indiqués par Sa Sainteté. Leur fils, âgé de 6 ans, fut reconnu officiellement comme Sungjang Rinpoché, quatrième réincarnation de Ngawang Drakpa.

Lorsque le jeune toulkou eut 11 ans, l’abbé du monastère de Kirti en exil organisa son évasion hors du Tibet où les Chinois l’avaient placé en résidence surveillée. Après une formation en sciences traditionnelles tibétaines à Dharamsala, Sungjang Rinpoché fut appelé pour enseigner en Asie du Sud-Est. Plus tard, comme je l’avais connu adolescent lorsque j’étudiais au monastère de Kirti, il me demanda de l’aider à fonder son monastère en vallée de l’Eure. La lignée de Ngawang Drakpa s’est donc installée dans le grand ouest parisien et le monastère de Tatsang Lhundup Ling a été nommé d’après le 108ème monastère établi au Tibet par Ngawang Drakpa en 1414. Quelques années plus tôt en effet, Ngawang Drakpa s’était promis de construire autant de monastères qu’il y avait de grains dans un mala en hommage à son maître, Je Tshong-Khapa, qui lui avait offert un rosaire en cristal.

Tatsang signifie « accomplissement », au sens où Ngawang Drakpa accomplit son vœu d’édifier 108 monastères. Tel est l’héritage spirituel que perpétue en France sa 4ème réincarnation avec le monastère de Tatsang Lhundup Ling. Lhundup veut dire « spontané », en référence à la manifestation de la sagesse primordiale sans fabrication mentale, et Ling est le « jardin » où se déploie cette sagesse. Tatsang Lhundup Ling est donc le « Jardin des Accomplissements spontanés ».

En 2011, le monastère du Quatrième Ngawang Drakpa a vu le jour bien loin du Toit du monde où il a été détruit dans les années cinquante. Il revit désormais entre les bras de l’Eure, dans le hameau de Lorey, au sein d’un sanctuaire de la vie naturelle habité d’oiseaux sauvages. La transmission du Dharma s’y poursuit dans la fidélité aux lignées des saints érudits du Tibet. Conformément à l’enseignement de Tsong-Khapa, la vocation de Tatsang Ling est en effet de cultiver une approche non-sectaire de la voie du Bouddha, universelle par essence. Car elle vise à la guérison de la souffrance humaine par la compréhension de la réalité telle qu’elle est. Et dès septembre 2012, Sungjang Rinpoché exposera les préliminaires du Lamrim, la Voie graduée vers l’Eveil.
Le caractère de cette transmission est exceptionnel, car elle donnée par un maître relié par ses vies précédentes à Tsong-Khapa, l’auteur du Lamrim. On peut certes lire le livre de Tsong-Khapa et il sera très bénéfique d’y réfléchir. Mais l’entendre exposer et commenter par un maître spirituel dont les vies précédentes remontent jusqu’à son auteur, cela fait entrer dans une autre dimension. La dimension de la transmission, à travers une lignée ininterrompue de méditants qui ont mis en pratique le Lamrim, de génération en génération. Ce que l’on reçoit ainsi ce sont tous les mérites accumulés par leur motivation dédiée à la libération de tous les êtres. Cette énergie de sagesse et de compassion qui caractérise la transmission ne peut être communiquée que par un lama détenteur de lignée. C’est une des raisons pour lesquelles il est qualifié de précieux. Car bien peu de personnes sont habilitées à transmettre à d’autres la sagesse vivante de l’enseignement. Elle a le pouvoir de purifier nos obscurcissements et nous confère la capacité de mettre en pratique l’essence des instructions reçues – ce que la lecture solitaire d’une œuvre ne saurait accomplir. A travers la transmission, le texte devient vivant. Il s’incarne dans le maître spirituel et les étudiants qui le reçoivent car d’une part le maître a créé le karma nécessaire pour donner l’enseignement. D’autre part les étudiants ont créé le karma pour le recevoir.

En ce qui concerne une œuvre comme le Lamrim, c’est essentiel. Car dans ce texte, le Bouddha nous parle de nous. Son message montre comment on se délivre de la souffrance grâce à une introspection sans concession. Le Lamrim invite à comprendre que les difficultés de la vie sont issues de causes et de conditions. Et à l’examen il ressort que la racine des problèmes se trouve en nous-mêmes. Admettre cela représente une étape déterminante et n’est pas chose facile. La tendance générale est de reporter la responsabilité des épreuves de la vie sur autrui, sur la société et le monde qui nous entoure. Ces facteurs jouent un rôle dans notre vécu mais la cause profonde de nos difficultés relève de notre perception erronée de la réalité.

Nous souffrons de la maladie ou du vieillissement. Le Lamrim nous confronte à leur caractère inéluctable et expose une science de l’esprit qui est aussi une science de la vie. Elle éclaire les conditionnements qui régissent nos pensées et nos émotions. On comprend mieux de quelle façon sont produites les causes de notre souffrance et comment il devient possible de s’en libérer. Le Lamrim est un art de vivre, un chemin de transformation qui incorpore des valeurs d’altruisme et de paix, dédié à l’Eveil de tous les êtres. »

LA VOIE DU BOUDDHA, LE LAMRIM à Tatsang Ling

- du jeudi 30 août 18H au dimanche 2 septembre 17H
- du jeudi 11 octobre 18H au dimanche 14 octobre 17H
- et du jeudi 1er novembre 10H au 4 novembre 17H

Le programme de ces 3 WE associe à l’enseignement philosophique des sessions de yogas externes, Lujong, et internes, Semjong, guidées par Sungjang Rinpoché. De telles instructions éclairent le quotidien d’une compréhension pratique de la sagesse, permettant d’établir une relation plus juste et plus heureuse à la vie.


http://www.buddhaline.net





Buddhaline

E-mail:
Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard



Cabinet Freling