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La voie du Bouddha selon le vénérable Saddhânanda

Le fait de verser dans l’opposition à sa tradition n’a jamais donné de bons résultats, car si l’on rejette quelqu’idéologie pour s’en aller chercher une autre, on ne fait souvent que transposer ces attentes, ses exigences sur celle dont on pense qu’elle nous apportera le salut.

Par Vénérable Shinjin

Introduction aux Enseignements de base du Bouddhisme

Face à l’insatisfaction croissante des fidèles à l’égard de la religion chrétienne, qu’elle soit catholique ou protestante, face à la désertion progressive des lieux de cultes, face à l’accroissement inquiétant du nombre de sectes, tant athées que néo-apostoliques, beaucoup de personnes voient dans le Bouddhisme un exutoire, un refuge, une planche de salut.

Bon, leur démarche est intéressante et valable pour autant qu’elles n’en conçoivent pas l’attrait par répudiation de leur propre tradition. Le fait de verser dans l’opposition à, sa tradition par ex. n’a jamais donné de bons résultats, car si l’on rejette quelqu’idéologie pour s’en aller chercher une autre, on ne fait souvent que transposer ces attentes, ses exigences sur celle dont on pense qu’elle nous apportera le salut.

Nous commenconcerons par les Trois Confiances, abusivement appelées les Trois refuges. quelles sont-elles ? Bouddha, Dharma, Sangha. Alors voyons comment elles s’énoncent :

1- Je mets ma confiance dans le Bouddha, homme né de la chair, uni à la chair, qui, par sa clairvoyance, découvrit les 4 Nobles Propositions, devint parfaitement éveillé, réalisé,

2- Je mets ma confiance dans l’Enseignement qu’il a dispensé, ceci afin de me libérer de mes souffrances passées, présentes et à venir,

3- Je mets ma confiance dans l’esprit de la Communauté de ses disciples, laïcs et religieux, agissant dans la même essentialité

ou d’une autre manière, on peut aussi dire, que vu le travail à faire

1- Je reconnais l’insigne privilège de disposer d’une nature propre de Bouddha

2- J’adhère totalement à l’Enseignement qui me permettra de la réaliser pleinement

3- Je m’intègre harmonieusement dans la Communauté de mes semblables pour vivre cet état perfectible afin d’en faire partager les bienfaits à tous les êtres vivants.

Aujourd’hui nous verrons la première Confiance et nous essaierons de cerner la personnalité du Bouddha. L’homme, dont nous parlerons tout au long de ces enseignements, en l’occurrence le prince Siddharta devenu le Sakyamouni, sage solitaire de la tribu des Sakya, pour être enfin le Bouddha Gautama, ne vous enseigne de loin un tel revirement de croyance, une telle réfutation de vos racines culturelles et spirituelles. Bien au contraire, il vous fait part de son expérience personnelle, de son vécu réalisé jusqu’à la libération ultime, celle dont le Me Jésus a aussi souvent parlée.

"celui qui me voit voit l’Enseignement, celui qui comprend l’Enseignement me voit".

Ce VIème siècle av. J.-C.. voit, face à l’errance et la dégénérescence spirituelle du monde d’alors, divers personnages être les instigateurs de courant de pensées mondialement reconnues. Lao-tseu et le Taoïsme, Confucius et le Confucianisme, Pythagore et l’école du même nom, la découverte des manuscrits des Tables de la Loi remises à Moïse et Bouddha.

Quelques considérations sur le Bouddha historique, sujet comme tous ces personnages à des variantes chronologiques allant du 9 ème s. av. J.-C.. comme à sa réfutation pure et simple s’appuyant sur le caractère oral de la transmission de son enseignement. Donc, le jeune prince Siddhârta, naquit à Kapilavatsu selon les uns, à Lumbini selon les autres vers 580 av. J.-C, la date la plus exacte est le 21 mai 563 av. J-C. Recevant une éducation princière comme héritier de son père le roi Suddhodana, il épouse comme le veut la tradition, vers l’âge de seize ans une jeune princesse, d’une beauté éblouissante et très dévouée à son époux. Elle lui donnera un fils Rahula.

Il les quittera un jour, pour ne les revoir que bien longtemps après. Le mystère de la Vie, les mystères des souffrances, engendrées par la naissance. la maladie, la vieillesse et la mort, le rongent dans sa vision qu’il en a au contact de son peuple. Un astrologue ayant prédit qu’il serait roi ou Bouddha, il s’oriente vers cette deuxième tendance en abandonnant son éducation princière, les fastes de la cour du roi son père, les attentions moelleuses de sa mère la reine Maya, qui, à l’image de Marie, eut une vision prémonitoire de la naissance et du rôle de son fils.

Mais au fait pourquoi renonce-t-il à cette vie de patachon qu’il aurait pu poursuivre sans encombres jusqu’à sa mort ? C’est justement à causes de ces mystères qu’il veut à tout prix élucider. Il se dit que tout cela doit avoir une cause profonde, et il se met en chemin jurant de l’arrêter uniquement après en avoir eu la révélation de la vérité de cette causalité. Toutes ses tribulations sont décrites en long et en large dans une foultitude d’ouvrages, plus détaillés les uns que les autres.

Nous nous attarderons pas sur l’ermite Bhagavat ni les deux maîtres célèbres Kalapa et Ramapoutra qu’il fréquente au début de sa longue marche, mais de la forêt d’Uruvela où il va s’astreindre cinq ans durant à l’ascétisme le plus rigoureux (avec les cinq ascètes et non six à huit) avant que douter du bien fondé de cette méthode.

S’étant séparé de ses cinq compagnons de mortification, voyant que cette méthode comme celles des deux maîtres ne la rapprochaient pas de la Vérité, comprenant que la poursuite de certaines méthodes ne pourraient que le mener à sa propre perte, il décide donc d’abandonner toutes les doctrines traditionnelles et leurs pratiques pour trouver la voie du Milieu entre les deux extrêmes. Il décida, brisant cette ascèse auto-larmoyante, de se réalimenter et, titubant, n’ayant que la peau sur les os, il descend s’abreuver au fleuve voisin. Fleuve au bord duquel, Sujata, la jeune paysanne vient le requinquer avec un bol de riz au lait, fleuve sur lequel il entend le joueur du sitar dont la corde lui fait comprendre la réalité de la Voie du milieu, ni trop tendue, ni trop lâche. Par la suite, Sujata deviendra sa première disciple féminine.

Alors, il repart pour atterrir sous le pipal de Bodh-Gaya, arbre sous lequel il reste trois jours et trois nuits, arbre appelé arbre de la bodhi ou arbre de l’EVeil. Mais pour parvenir à cet éveil, il passe trois nuits en état de veille méditatives. dont l’objet principal était la recherche du remède à toutes les souffrances, toutes les douleurs, rendant insupportable l’existence de chaque être vivant. Ces trois veilles, à la pleine lune de mai, sont fondamentales dans l’histoire de l’humanité par les révélations apportées :

- lors de nos existences innombrables que nous traversons toujours dans des conditions variées mais douloureuses, la souffrance suit cette transmigration

- Le bonheur ou la peine que ressentent les êtres ne sont pas le fruit du hasard ou dus à l’accomplissement mécanique de rites divers et complexes, mais uniquement et seulement celui de la valeur morale des actes qu’ils ont commis ou commettent.

- La réalité de l’origine de ces douleurs proviennent des passions et des attachements qu’elles créent, ainsi il comprit la réalité de la délivrance en se libérant totalement de ses passions et des attachements. Ainsi libéré, il sut qu’il ne renaîtrait plus s’étant éveillé à sa réalité essentielle, celle de la paix inébranlable engendré par l’extinction des passions.

Donc, nous voyons poindre déjà les 4 Nobles Propositions Essentielles :

- la cause initiale de la misère, de la souffrance de l’Homme est le désir.

- pour modifier le cours des choses, l’homme n’a qu’une solution abolir ce désir.

- Pour parvenir à ce but, il doit mener une vie juste et pure

Ces déductions n’ont pu être exprimées par le Bouddha, que par le fait qu’il avait lui-même, au cours de ses veilles-prises magistrales de conscience,

- éteint en lui tous désirs

- était parvenu à une totale sérénité

- s’était détaché complètement du monde extérieur

- atteint la pureté originelle.

ceci en fonction des trois Sciences dont il livre la quintessence dans ses soutrâs, à savoir :

- la concentration méditative

- l’absence de tout état perturbateur

- la parfaite stabilité

Il n’en continua pas moins à méditer sous son arbre pendant quatre jours encore pour aboutir à sept jours. Il refit ce parcours ascéto-mental encore sept fois pour s’en imprégner jusqu’à la parcelle la plus infime de l’essentiel. Notons que le chiffre 49 est capital dans le bardo du devenir, entre la mort psychique et la renaissance, tout comme le laps de temps séparant Pâques de la Pentecôte. Chiffre sept universellement reconnu comme cosmique, les sept jours, rayons, notes, planètes personnelles, églises de l’Apocalypse,...

Mais son chemin continue et c’est vers l’actuelle Bénarès qu’il se dirige pour y faire tourner la Roue de la Loi à douze rayons, vous avez dit douze, et énoncer les quatre Nobles Propositions Essentielles, je préfère ce terme de Proposition que l’on peut vérifier à celui de Vérité, assénée en tant que telle et donc non discutable :

- la douleur ou la souffrance est omniprésente tout au long de la vie humaine,

- la cause de cette souffrance est l’insatisfaction née du désir,

- la cessation de cette insatisfaction provient de l’extinction de ces désirs,

- le moyen pour parvenir à cette cessation est unique, c’est le Noble Octuple Sentier.

Le Bouddha, compatissant pour celui qui montre peu d’ardeur à tout quitter pour le suivre, à l’instar du Me Jésus et du jeune homme riche qui abandonne tout, conseille à celui qui veut renoncer le plus possible à une vie de désirs d’éviter deux choses, la luxure et la quête immodérée des plaisir de la vie, d’une part et, d’autre part, une ascèse mortificatoire excessive.

A un élève qui me demandait à quoi il s’engageait en venant ici, je lui répondis "à uniquement découvrir et rencontrer ta nature de Bouddha, c’est à dire à partir de la compréhension juste, réaliser l’amour et la compassion qui sont en toi". C’est à cela que nous convie depuis plus de 2500 ans l’enseignement de l’Homme témoin de son Eveil. Rien de plus d’ailleurs que ce que le Me Jésus a enseigné.

Alors c’est sur ce chemin que je vous invite, dès maintenant, à vous mettre en marche, un chemin que chacun parcourra à son rythme, à ses capacités d’intégration, à ses niveaux personnels. Ceci sans prendre ombrage de ses "ratées d’allumage", de ses doutes s’ils génèrent des remises en questions salutaires et non des ressassements perturbateurs et erronés.

C’est un chemin que chacun entreprendra de son propre chef, personne ne pouvant le faire à sa place. Bouddha a dit : "je vous ai ouvert le chemin, à vous de le prendre". Ce chemin ne sera valable à ces conditions seulement :

- Ne pas vouloir entreprendre ce chemin pour prouver quelque chose, ou montrer sa soi-disant supériorité spirituelle

- ne pas vouloir faire la même chose que son voisin,

- ne pas vouloir absolument imiter l’enseignant,

- ne pas se culpabiliser de ne pas y arriver du premier coup,

- ne pas médire en sourdine de celui qui a des difficultés à assimiler,

- ne pas s’abstraire silencieusement du groupe pour marquer sa différence,

mais

- apprendre à comprendre d’abord ce que vous êtes, pour mieux comprendre les autres ensuite,

- à devenir en harmonie avec vous-même pour être vraiment en harmonie avec tous vos semblables.

Telle est la voie qui mène à l’extinction de la Souffrance.

Janvier 2001

Union des Bouddhistes de Langue Française
" La Paix de l’Esprit "
Case Postale 1 - 1077 Servion - SUISSE
Tél : 0041(0) 21/ 903.25.82


http://www.bouddha.ch/





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