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La vie en prison est pire que la vie d’un animal

Takho, notre correspondante à Katmandou, a rencontré Nortso, une jeune tibétaine de 25 ans qui venait d’arriver au camp de transit que le Gouvernement tibétain en exil a établi à Ichengu, près de Katmandou.

Par Takho

Takho, notre correspondante à Katmandou, a rencontré Nortso, une jeune tibétaine de 25 ans qui venait d’arriver au camp de transit que le Gouvernement tibétain en exil a établi à Ichengu, près de Katmandou.

Takho : Comment vous appelez-vous ? D’où êtes-vous originaire au Tibet ?

Nortso  : Je m’appelle Nortso, je viens de la ville de Hong yuan, dans l’Amdo.

Takho : Pouvez-vous me parler des conditions de votre fuite ?

Nortso  : Nous sommes partis à sept et l’un d’entre nous est déjà arrivé en Inde. Nous avons commencé notre voyage en prenant l’autobus jusqu’à Lhassa. Ce n’était pas trop difficile, c’était un moment plutôt heureux. C’est devenu beaucoup plus dur après Lhassa, pour arriver à Shal Khampo. Nous n’avions plus de nourriture, nous avions faim mais il fallait poursuivre notre route. Malheureusement, à mi-chemin entre Lhassa et Shal Khampo, nous avons été pris par les Chinois. Nous ne savions pas ce qui allait nous arriver. Notre emprisonnement a duré plus d’un mois.

Takho :{{}} Parlez-nous de votre vie en prison …

Nortso  : La vie en prison est pire que la vie d’un animal. Les Chinois nous donnaient en tout et pour tout chaque jour deux bols avec un peu de riz mélangé à de l’eau. C’était comme si on n’avait rien dans le ventre et nous avions tous très faim.

Par chance, comme je suis une fille, j’étais moins battue que les hommes et les moines. Il arrivait aussi que ces Chinois battent les femmes, mais c’était plus rare. En revanche, le travail était notre punition. Depuis le matin tôt jusqu’au soir, nous devions travailler. Comme je suis tombée très malade, j’ai eu moins de travail. Mais je déteste la vie en prison et je suis tellement triste de penser à tous ces Tibétains retenus prisonniers ! Beaucoup parmi eux, dans la prison où nous nous trouvions étaient originaires de l’Amdo. Nous avions l’occasion de nous rencontrer aux repas seulement et, à ces moments, nous parlions beaucoup. Quelques-uns avaient été pris en revenant d’Inde au Tibet. Ils nous racontaient en détail la vie des Tibétains exilés en Inde. Je suis triste à l’idée qu’ils sont encore en prison.

Takho : Comment avez-vous réussi à arriver au Népal ?{{}}

Nortso : Tous les sept, nous avons été condamnés à un mois d’emprisonnement. Quand nous avons été libérés, nous sommes repartis à Lhassa parce que nous n’avions plus d’argent pour continuer la route. Nous n’avions plus de quoi nous acheter à manger. Nous avons mendié et, à Lhassa, des parents nous ont donné de l’argent. Après un mois passé à Lhassa, nous nous sommes remis en route. Nous n’avons pas été arrêtés par la police chinoise et ça nous a pris exactement un mois pour passer les montagnes et arriver au Népal. Mais, pas de chance, de nouveau nous nous sommes retrouvés en prison après avoir été pris par les Népalais. Ils menaçaient de nous rendre aux Chinois et nous étions tous très abattus. Mais deux semaines plus tard, une Tibétaine est venue nous chercher pour nous emmener au camp de transit du Gouvernement tibétain en exil où nous nous trouvons aujourd’hui. Je ne sais pas qui c’est, m ais on m’a dit qu’elle travaille pour notre gouvernement et qu’elle a dû payer une grosse somme d’argent aux Népalais pour nous sortir de prison.

Takho : Pourquoi avez-vous décidé de quitter le Tibet et de vous exiler ?

Nortso : Je désire faire des études. J’ai déjà 25 ans et je ne sais rien parce qu’au Tibet, il est tellement difficile d’étudier quelque chose ! Donc maintenant, je veux aller à l’école. J’ai tellement entendu parler de ces écoles tibétaines en Inde de la bouche de ceux qui y sont allés. C’est pour cela que je suis venue jusqu’ici et je ferai tout ce que je peux au service de notre communauté tibétaine, je n’ai pas d’autre but.






Buddhaline

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